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lundi 25 février 2013

Les chevaux promènent les touristes à Saint Pétersbourg

Croiser des chevaux devant les palais de Saint-Pétersbourg est un véritable enchantement suivi d'une sentiment de tristesse. J'aime admirer les chevaux dans les villes. J'aime leur odeur, leur présence, leur beauté.

J'aime entendre leurs sabots résonner dans les rues de la ville. J'aime admirer les vieux carrosses réhabilités, les troïkas féériques s'éloigner dans la neige et le blizzard.

Oui, je les aime mais ... j'ai de la peine de les voir attelés toute la journée sans pouvoir ni bouger ni même se gratter, ou  avancer en se tordant le dos pour rétablir leur équilibre
Je me raisonne. Les chevaux doivent réinvestir les villes. Emmener des touristes, animer des fêtes et des mariages, c'est leur meilleure façon de survivre et de se faire aimer. Mais leurs conditions de travail devraient être mieux encadrées!

Persuadée qu'il faut donner aux chevaux de la  place dans notre vie,  je monte dans la troïka. Pour quelques centaines de roubles, les chevaux m'emmènent dans le parc glacé du palais Catherine (ou palais de Tsarskoïe Selo). Emmitouflée sous ma couverture, j'entends le souffle du cheval  filant dans le parc à l'anglaise. Je ferme les yeux et je me retrouve au bout du monde, prête à croiser le poète Pouchkine au détour d'un chemin ou d'entrevoir Catherine la Grande, l'impératrice aux multiples amants.
Fin XVIIIème siècle, elle venait passer l'été, ici, à 25 kilomètres de Saint-Petersbourg. Merci cheval pour cette merveilleuse promenade dans le passé.





Le lendemain, je retrouve des chevaux attendant les clients devant le palais de l'Ermitage. Les touristes sont rares aujourd'hui. Toujours la même impression. J'aime les voir et j'ai un peu de peine...


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