Translate

dimanche 4 avril 2021

Lignes d'obstacles : mettre le bon galop et attendre le saut

!


 Enchaîner les lignes d'obstacles avec ma jument Diana devient un immense plaisir. J'applique les consignes de mon coach Mathieu Noirot sans même y penser. D'abord installer un bon galop, aller vers l'obstacle, prendre un peu de contact à l'abord, puis attendre le saut. Lui laisser le temps de s'organiser, ne pas la bousculer. Je jouis de chaque saut (mais oui!), je profite de chaque foulée, je jubile quand je relance dans les virages. Ma jument prend de l'expérience et moi de l'assurance. Je ne subis plus. Je suis aux commandes. J'ai l'impression que Diana se fait plaisir, elle aussi! Tout semble si facile, si fluide. On glisse Diana et moi. On fusionne. Merci ma princesse (que je n'appelle plus Crocodile), Merci Mathieu, merci les Flouquetiens Quentin et Teun. Gratitude absolue!

jeudi 4 mars 2021

Sans l'homme, le cheval ne peut pas vivre, ni même exister!

 

Une relation faite de réciprocité

Dans son dernier livre "Le cheval, c'est l'avenir"(éditions Actes Sud), Jean-Louis Gouraud défend les nouvelles fonctions du cheval dans le sport, les loisirs ou la santé. Face aux animalistes qui militent pour sa non utilisation, même si cela entraine purement et simplement sa disparition, l'écrivain voyageur démontre combien l'homme a besoin du cheval (post précédent) et combien le cheval a besoin de nous.

  1. Sans l'homme (et la femme), l'espèce aurait disparu. C'est sa domestication qui l'a sauvée. Le cheval était dans l'incapacité de survivre dans un milieu naturel qui lui était hostile. D'ailleurs, toutes les variétés de chevaux sauvages ont disparu. Même celui que l'on croyait sauvage, le cheval de Prjevalski descend d'une espèce domestique, comme le prouvent ses prélèvements d'ADN.
  2. L'humain protège le cheval de tous ses prédateurs : virus, microbes, loups, ours... En liberté à l'état sauvage, un cheval a une espérance de vie de sept ans. Elle est de 25 ans sous la protection de l'homme.
  3. L'homme fournit au cheval des occasions de développer ses propres facultés. Il exalte certains gestes naturels (haute école, course...) et lui permet de s'améliorer.
  4. L'homme contribue à la biodiversité en multipliant les différents types de chevaux. Le dernier inventaire en dénombre 350. 
  5. Il lui apporte sécurité et confort.
  6. Il lui permet de travailler, de jouer, d'être actif,  ce qui répond à ses  besoins et contribue à son bien-être.
  7. Sans emploi, le cheval serait livré à l'abandon. Il retournerait à la précarité et disparaitrait à terme

Bref, aimons les chevaux, respectons-les, répondons à leurs besoins en tenant compte de leur éthogramme, montons-les, faisons-les travailler... Jean-Louis Gouraud ose le dire, utilisons-les pour le meilleur, évidemment!


lundi 1 mars 2021

Le cheval est nécessaire à notre vie ultra connectée


 Dans son dernier livre "Le cheval, c'est l'avenir", Jean-Louis Gouraud s'insurge contre les animalistes qui "sous prétexte de protection et de bien-être vont jusqu'à préconiser la rupture totale du lien  qui unit l'homme et le cheval depuis cinq millénaires au moins". Bien au contraire, le cheval n'est ni fini, ni démodé, ni condamné. Il est notre salut!

Voilà  10 raisons qui montrent combien  l'homme a besoin du cheval :

  1. La révolution informatique entraine une augmentation de la solitude que l'humain comble par de vraies connexions avec les chevaux.
  2. 80% des gens vivent en ville et perdent le contact avec leur nature profonde. Ils ont besoin de ressentir leur appartenance au monde vivant, à la nature, à la terre, au cosmos. Pour cela, il y a mieux encore que les arbres : il y a les chevaux.
  3. Les chevaux nous permettent de renouer avec notre propre animalité, et en même temps améliorer notre perception et notre intégration au monde auquel nous appartenons.
  4. Ils agissent sur le mal-être des hommes et les consolent de leurs petits malheurs.
  5. Ce sont des thérapeutes qui ont fait leurs preuves. 
  6. Ce sont de patients compagnons de jeu et de travail.
  7. Hypersensibles, ils font office de guides nous obligeant à porter comme eux un regard attentif sur le monde qui nous entoure. 
  8. Plus on sera urbanisé, mécanisé, informatisé, plus le cheval sera indispensable car il sera notre dernier contact avec la vraie nature. 
  9. Ils sont nécessaires à la biodiversité. De la même façon qu'il faut planter des arbres, il faut réintroduire des chevaux dans la campagne. Et, au besoin, dans la ville. 
  10. Parce que l'équitation favorise la sagesse et que la lenteur du déplacement est propice à la réflexion. 
Pour en savoir plus et alimenter votre réflexion sur la place du cheval dans notre société, lisez le manifeste de Jean-Louis Gouraud, écrivain voyageur, cavalier, éditeur mais aussi curieux et véritable amoureux des chevaux. En 80 pages, il fait le tour de la question et nous donne une irrésistible envie de passer encore plus de temps avec les chevaux. "Le cheval, c'est l'avenir" éditions Actes Sud. Prix : 8 euros.

A suivre: Le cheval a besoin de l'homme 

lundi 1 février 2021

Les chevaux aussi ont besoin de contacts!

Les chevaux sont de grands communicants


Les chevaux sont des êtres sociaux. Comme nous, ils ont besoin de contacts physiques. Rester confinés dans leurs box ne leur suffit pas. Témoins ces deux chevaux des écuries de la Flouquette. A peine lâchés dans leurs paddocks respectifs, les voilà qui se sentent, se touchent, se lèchent... Ce faisant, ils évacuent leurs tensions, gèrent leur stress, dialoguent, se reconnectent avec leurs émotions, ont la sensation d'être compris et acceptés, vivent en pleine conscience le moment présent, éloignent leurs peurs, stimulent leur immunité... bref leurs câlins sont d'une vitale nécessité! Si vous voyez ce que je veux dire en ces temps de distanciation...


 

samedi 23 janvier 2021

Amusez-vous, amusez-les!

 Monter de façon ludique plaît aux chevaux et relâche les cavaliers. C'est le thème de mon dernier article paru dans Cheval Magazine (février). L'idée m'a été soufflée par Mathieu Noirot, mon coach, qui souvent me dit "Joue avec ton cheval. Va avec!" Il a tellement raison. Et de me demander de monter à l'instinct en développant mon intuition. Un lâcher prise que Mathieu Noirot facilite en mettant en place des parcours ludiques avec des transitions, des barres au sol, des petits directionnels, des sauts de puce... "Le jeu fait appel à nos sens et permet de libérer les crispations. Le cavalier se met à l'écoute de ses sensations et de celles du cheval. On va vers plus de fluidité", assure le patron des Ecuries de la Flouquette (33).

Démonstration avec Lisa et sa très bonne Une.

"Par le jeu, le cheval apprend à aimer les exercices!" Mathieu Noirot

Des barres au sol pour installer les bons réflexes

Le cheval sait que l'on peut à n'importe quel moment lui demander quelquechose

Lire mon article dans le dernier Cheval Magazine 





mercredi 30 décembre 2020

CSO : le long chemin de princesse Diana, ma jument "crocodile"

 

Zen un jour, grincheuse le lendemain, l'humeur des juments varie... 

Je voulais une jument avec du sang pour qu'elle m'emmène sur les obstacles. Gagné! Diana du Grasset a du sang mais aussi, du caractère. Avec les tempêtes de cette dernière semaine, impossible d'aller en forêt et il a fallu travailler dans le manège. Tourner en rond, ce n'est pas la tasse de thé de Diana! J'ai même cru qu'elle avait mal quelque part. Ou bien c'était ses humeurs! J'avais l'impression de monter un vieux poney de club buté. Impossible de partir au galop, pas de réponse aux jambes et oreilles désespérément couchées en arrière qui lui ont valu le surnom de "Crocodile". 

Ma princesse était mal lunée et en chaleur, de surcroit! Moi qui croyais que les chaleurs étaient déclenchées par la lumière. Pas pour Diana qui a choisi la période où les jours sont les plus courts et bien gris. J'aurai pu m'imposer! J'ai bien une cravache mais il parait que je manque un peu de conviction. En fait, j'ai peur de ses réactions. Elle passe de la zénitude la plus absolue au bouillonnement d'une Formule 1. Tout de même, je n'ai pas lâché. Enfin, j'ai biaisé! Profitant d'une éclaircie, je suis allée dans la carrière, puis dans les prés et... je suis revenue dans le manège avec un objectif "impitoyable" : faire un tour complet au galop! Mission accomplie sans problème, preuve que j'ai bien fait de ne pas m'incliner. 

Oui, l'équitation est un sport difficile, avec des hauts et des bas. Sans cesse, il faut revenir aux bases, trouver des solutions, chercher à comprendre, travailler sur soi-même... Le chemin est long mais le plaisir infini.  Pour preuve, la vidéo du lendemain. Le crocodile vole! Diana enlève une foulée dans ligne sans aucun problème. Avec quelques coups de cul espiègles en prime! Un amour de jument...




Merci à mon coach Mathieu Noirot, le patron des écuries de la Flouquette.


dimanche 20 décembre 2020

Le chien et les chevaux

Les chiens et les chevaux, la promesse d'une belle amitié 

 Première présentation de Roxanne, deux mois, à Papete. La petite Beauceronne ne semble pas trop impressionnée bien qu'elle soit un peu sonnée par son premier jour dans sa nouvelle famille. Elle a tout à apprendre à commencer par ne pas avoir peur des chevaux tout en gardant ses distances. Dans quelques mois, elle m'accompagnera en balade comme le faisait ma chienne Siska, trop âgée aujourd'hui pour me suivre. Mais d'abord, il faut : revenir quand je l'appelle, reconnaitre la droite de la gauche, s'arrêter quand je dis stop, rester à distance des promeneurs humains et canins... Tout un programme de formation! 

dimanche 13 décembre 2020

Lire "Mon arbre" et galoper dans la forêt

 

A offrir aux amoureux de la nature

Ce livre est un OVNI! Mi roman, mi nouvelle, illustré des peintures sublimes de Bruno Cordilhac, il a pour personnage principal un chêne, LE grand chêne. Cet arbre vit si longtemps qu'au cours des siècles il voit passer plusieurs vies d'hommes. Un jour, Jean-Philippe Berthau, brancardier de son état, le rencontre. Le grand chêne le reconnait... 

Et l'on voit l'arbre bégayer d'émotion, grelotter de toutes ses feuilles, raconter des choses importantes, se réjouir...

Et les chevaux, pensez-vous? Où sont-ils? L'écrivaine Claire Veillères ne pouvait les oublier, elle qui les aime tant.  

"Leur robe était rare, leur taille imposante et l'attache de leurs reins assez basse pour faciliter le rassembler. Boisjobert retenait l'attention des femmes en chevauchant..."

Bref, lisez, offrez ce très joli objet, cette belle histoire dont vous vous souviendrez lorsque vous irez galoper dans la forêt, fouler la pénombre, prendre les chemins clairs, grisé de liberté... 





Pour mieux connaitre Claire Veillères, lisez mes posts



samedi 5 décembre 2020

Equitation : 10 conseils pour ranimer sa flamme.

 

Comment entretenir ce précieux désir de se porter en avant

Votre cheval s'éteint. Blasé, il n'a plus envie de travailler. Le risque est grand de le désensibiliser encore plus à la jambe ou à l'éperon, de le décourager ou de le rendre rétif. Dans Cheval Magazine de décembre, je vous donne des pistes pour cultiver son désir de faire et de bien faire. Avec pour invités Renaud Subra, comportementalisme, spécialisé dans la relation homme-cheval et Claire Vanderbulcke, qui prône une équitation éthique basée sur la relation. 

  1. Entrainez-le régulièrement. Comme tous les sportifs, il lui faut sa dose si possible quotidienne. En suivant une progression et en variant les plaisirs, bien évidemment.
  2. Montrez-vous créatif. Sortez des sentiers battus ou du manège. Jouez avec votre cheval.
  3. Faites des pauses, toutes les dix minutes environ, rênes longues. 
  4. Laissez-lui le temps de répondre.
  5. Laissez-le s'exprimer.
  6. Débrouillez-vous pour éviter le conflit, en fractionnant l'exercice par exemple. 
  7. Travaillez sur vous-même (motivé, joyeux, en forme...)
  8. Visualisez le travail idéal.
  9. Adaptez vos demandes à ce que peut vous donner votre cheval.
  10. Restez calme, en toutes circonstances! 
    Quand le cheval nous fait des propositions...

Pour en savoir plus, lisez Cheval Magazine de décembre. 

Tout beau, complet et bien documenté, le numéro de décembre est en kiosque


dimanche 29 novembre 2020

Entendre ce que les chevaux nous disent


Est-il serein, paniqué, énervé? L'oeil du cheval parle.

 Il fouaille de la queue au galop, ou bien grince des dents, tire sur ses rênes, est particulièrement inconfortable au trot, refuse obstinément de prendre le galop à gauche, pile devant les obstacles… Est-il paresseux ? Rétif ? Buté ? 

    Non, il est tout simplement en souffrance. Il ne comprend pas ce que son cavalier lui demande, ou bien il ne peut pas fournir l’effort demandé, il n’est pas préparé, il a mal quelque part… Mettez vous à sa place, comme ce cheval dont la bouche est cisaillée, un coup avec la main gauche, un coup avec la main droite. Il comprend, je baisse la tête mais alors, le deuxième coup ? Je la remonte. Un nouveau coup, je la rebaisse. A la fin, il ne sent plus rien, perd son impulsion et se paie un coup d'éperon, puis un autre.... 

         Cela serait tellement plus facile s’il avait la parole ! Mais au fond, il s’exprime par ses attitudes, ses mimiques, ses allures, ses postures et par les réponses qu’il nous donne. Des petits signes doivent nous alerter immédiatement. Dès que l’on entre dans son box, on remarque si notre cheval a mangé, si son eau est propre, ses crottins bien moulés…

Mathieu Noirot avec Eldorado, six ans, en toute décontraction


Quand on met la selle, si le cheval montre les dents ou baisse les oreilles, la selle est peut-être mal adaptée, trop brusquement sanglée, le cheval a mal au dos, des courbatures… Parfois, ce n’est qu’une mauvaise habitude, une sorte de réflexe. Un test simple permet d’en savoir plus. Offrez-lui du foin ou de la nourriture pendant que vous sanglez. Si le cheval ne réagit plus au sanglage parce qu’il est occupé par le foin, c’est qu’il va bien. Dans tous les cas, sanglez en plusieurs fois. 

         A l’échauffement, certains chevaux ont besoin de plus de temps que d’autres ; Les uns préfèrent galoper rapidement, les autres sont mieux au trot. Essayez et adaptez-vous. Quand il sera bien échauffé, vous commanderez les allures. Dans les dix premières minutes, laissez-lui le temps de réveiller ses muscles. Ne lui demandez rien qu'il ne puisse vous donner. Vous pouvez aussi le longer mais sans trop de contraintes juste à titre d’échauffement.

Une fois monté, le cheval qui travaille bien s’exprime. Son encolure est souple, il répond instantanément aux aides, il se porte vers l’avant. Il est décontracté dans l’impulsion et « rond » (dans ses hanches et son avant-main). Les flexions et gymnastiques latérales permettent de le décontracter. 

Le fait de saliver et de mâcher son mors est un signe encourageant de bon fonctionnement. En revanche, le cheval qui sort la langue avertit qu’il ne s’investit pas dans sa ligne du dessus, souvent par manque d’impulsion. Celui qui grince des dents montre qu’il est crispé. Celui qui s’encapuchonne cherche à échapper à la main du cavalier. Même chose pour celui qui tire. Il est contracté et a besoin d’être assoupli et mis en équilibre par des exercices appropriés demandés dans la décontraction (transitions, travail aux deux pistes).

Les oreilles sont une indication facile à comprendre : couchées en arrière, elles indiquent la colère ou la souffrance. En avant, le cheval est attentif. Une en avant, l'autre en arrière, il cherche à comprendre... Votre demande n'est peut-être pas claire.

         Autre signe qui ne trompe pas : le confort. Si le cheval n’est pas décontracté, il ne peut pas être confortable. La plupart du temps, le problème vient notre position, de nos mains. A chacun de travailler sa posture, se gainer le dos et optimiser sa position. 

         Beaucoup de chevaux sont désensibilisés à l’éperon. Ils ne réagissent plus car ils en reçoivent un petit coup à chaque foulée. A force, ils ne sentent plus rien. On oublie souvent que les éperons sont des outils de précision. 

Stanislas de Malet sur Flouquette, cinq ans, souple et précis.


         Le cheval parle aussi en désobéissant. Ses refus de coopérer comme ses réactions violentes sont le signe d’une mauvaise communication avec son cavalier. Si un cheval se bloque face à un exercice, il est inutile de s’énerver et de s’obstiner pendant des heures. Mieux vaut décomposer le mouvement. Un exercice comme l’épaule en dedans peut être décomposé en quatre ou cinq phases. Dès que le cheval commence à répondre, il est récompensé. 

    Toute défense du cheval doit être interprétée. Quand un cheval nous parle en se défendant, cela peut être un signe de douleur. N’hésitez pas à vérifier son état général avec un vétérinaire et vérifiez si votre selle est bien adaptée.

    Cela parait évident mais il est utile de le rappeler. Le premier travail du cavalier est de s’arranger pour ne pas gêner son cheval.

         Si certains chevaux s’expriment en réagissant violemment, d’autres se ferment.  Il faut également interpréter l’absence de réaction et se remettre en question. Inutile de s’acharner. Mieux vaut trouver des biais, revenir en arrière, changer d' exercice, aller galoper dans la forêt, bref l’encourager. 

    Le cheval de sport est un sportif et doit être traité comme tel. Au cavalier de sentir, mieux de pressentir le moment où il a besoin d’étirements en lui proposant une extension d’encolure ou une pause rênes longues. 

         Être à l’écoute de son cheval exige parfois un véritable travail sur soi-même. L’écuyère professeur Isa Dann le dit bien : « Si le cavalier a trop d’égo, il écoute peu son cheval et se contente de demander et de prendre. S’il n’a pas assez d’égo, il écoute beaucoup son cheval mais manque de confiance en lui. Il doute, ce qui perturbe le cheval ».  La justesse se trouve au milieu. C’est la voie de l’écuyer.  Un véritable chemin de vie !  Quand on s’en approche, le cheval nous le dit. Il est bien, tout simplement. Il se porte en avant, travaille dans la décontraction et donne le meilleur. 

    Pour en savoir plus, lisez -moi!  

"En intelligence avec mon cheval" paru chez Vigot


 "Ce que les chevaux ont à nous dire" aux éditions du Rocher


 

 

dimanche 22 novembre 2020

Sept ans, l'âge de raison pour mon cheval

 


Diana devient une vraie jument modèle! Elle accepte de travailler, elle se concentre, elle ne part plus en sauts de mouton, elle cherche toujours à comprendre et à bien faire... bref, elle est sûre, agréable, complice. Un régal! Voilà un petit enchainement bas mais rapide, pour le plaisir, le mien et, je l'espère de tout mon coeur, le sien aussi. J'essaie de l'accompagner dans les tournants, ne pas casser son galop, être toujours avec, jamais contre. N pas la gêner. Lui donner l'impression de jouer...

lundi 16 novembre 2020

Les premiers sauts d'Henock, poulain de trois ans

Il aura bientôt quatre ans. Voilà ses premiers sauts sous la selle de Quentin Theas et sous l'oeil de son éleveur Bernard Noirot. D'abord surpris, le jeune cheval hésite avant d'enjamber tant bien que mal le petit obstacle. Au deuxième passage, il a corrigé le tir et franchit tranquillement l'obstacle. Au troisième, il montre déjà son talent. Normal, il est le fils d'e l'anglo Upsilon et de Kiss Me par Diam's du Grasset. C'est le demi-frère de ma jument Diana!


vendredi 13 novembre 2020

Mes juments sont curieuses!

Les inséparables me suivent partout



 Elles ne me quittent pas d'une semelle. Que j'aille nettoyer l'abreuvoir ou ramasser les crottins, Papete et Diana sont derrière moi. Elles me suivent partout. Rien ne leur échappe! A tel point que je ne parviens même pas à faire une photo avec elles. Diana se colle contre moi! 

Une photo, non! Un câlin, oui!

Les chevaux sont très curieux de nature. Dès leur plus jeune âge, ils adorent explorer leur environnement. Plus on leur offre de nouvelles choses à découvrir et plus leur curiosité s'aiguise. 

Diana flaire la pelle. Tout l'intéresse! Papete suit. Bien qu'elle soit la plus âgée, sa position hiérarchique (numéro 2) lui impose de passer en deuxième. Elle aura le droit de flairer la pelle et de me faire un câlin, après Diana. De même, pour les ramener à l'écurie, c'est Diana qui doit avoir son licol en première. Pour boire à l'abreuvoir, Diana d'abord! La first lady n'a même pas besoin de s'imposer. Chacune connait l'ordre des choses. 

Mais où est Papete?



lundi 9 novembre 2020

 


Enfin, un atlas des cartes des méridiens du cheval, outil indispensable à tous les praticiens de shiatsu, amateurs ou professionnels. Praticienne et enseignante de cette thérapie manuelle ancestrale et énergétique, Claire de Chevigny nous fait découvrir les chemins des méridiens et le centre de leurs flux. Les méridiens sont des canaux dans lesquels circule l'énergie.

 Cette énergie est plus facile à sentir qu'à décrire. "Il faut absolument entrer en résonance avec l'animal receveur, écrit Claire de Chevigny. Il faut s'ancrer, se centrer et ouvrir son coeur pour percevoir l'énergie au bout de ses doigts, et suivre le trajet". 

Le zen shiatsu se transpose aisément au cheval, cet "être unique, à taux vibratoire élevé, hautement spirituel". 

L'auteure réussit à transcrire l'indescriptible en une vingtaine de planches détaillées. Et l'on peut s'en inspirer pour faire du bien à nos chevaux et, en même temps, s'offrir un voyage merveilleux en suivant le "trajet du vaisseau merveilleux", en ressentant "le souffle bois", en reconnaissant "le cheval feu" ou en titillant "le maître du coeur".

Les initiés comprendront, les autres auront envie d'en savoir plus.

"La voie des méridiens" par Claire de Chevigny, illustré par Emmanuelle Metivier est paru aux éditions "Baroch" au prix de 28 euros.




Lien pour mon article sur Claire de Chevigny, formatrice et créatrice de l'école de Shiatsu Equin (ESE)

vendredi 6 novembre 2020

Laissez les chevaux vous sentir





Avant de lui sauter à l'encolure, laissons-le analyser notre odeur. Il va y trouver un tas d'informations très utiles surtout s'il ne nous connait pas. On peut même lui souffler dans les narines.  Il saura dans quel état d'esprit on est, quelles sont nos intentions... 

L'odorat est un moyen de reconnaissance et de communication important. 

Un cheval peut reconnaître une odeur apportée par le vent. Il est capable de percevoir le stress d’un congénère. S’il a soif, il sait percevoir l’odeur de l’eau à plusieurs kilomètres. Poulain déjà, il a appris à reconnaître sa maman grâce à son odeur. Dès la naissance, la jument encore couchée lèche la tête de son poulain. Elle le reconnaît. C’est le premier contact « naseaux à naseaux ». Maintenant, elle est capable de le distinguer des autres poulains même en pleine obscurité grâce à son odeur.  

Quand deux chevaux se rencontrent pour la première fois, ils se reniflent. Chacun se renseigne sur les dispositions dans lesquels se trouve son compagnon. Lorsqu'ils se connaissent et s'apprécient, ils se reniflent en poussant des petits ronflements de satisfaction. 


lundi 2 novembre 2020

Lisez Racinet et recherchez la légèreté




467 pages pour tenter d'approcher l'art complexe de monter à cheval.  Voilà de quoi nous occuper pendant le confinement! "De la légèreté avant toute chose" est un recueil de textes de Jean-Claude Racinet (1929-2009) présentés et choisis par l'éditeur Jean-Louis Gouraud aux éditions Actes Sud. 

Ancien militaire, enseignant et chroniqueur, Jean-Claude Racinet a voué sa vie à "L'équitation de légèreté" à la française qu'il a défendue aux Etats-Unis jusqu'à sa mort. Bauchériste "deuxième manière", il s'est aussi beaucoup enrichi de ses entretiens avec Dominique Giniaux, fondateur de l'ostéopathie équine. .... Ces textes vont de la technique pure aux grandes idées. 

Témoins d'une époque, ils sont justes, bien observés et souvent truculents. Pour preuves, ces morceaux choisis:

p 30 : "Les grands champions sont des gens qui, d'abord, montent bien à cheval tout court, et ont un sentiment de l'équilibre au moins aussi aigu que celui de la foulée. Décontractés, ils ont des chevaux décontractés, donc équilibrés. Calmes, ils ont des chevaux calmes, donc concentrés". 

p 107 : "La légèreté est aussi et d'abord nécessaire au CSO... La plupart des chevaux de dressage actuels seraient incapables de sauter une barre, non parce que le dressage les a musclés dans un sens antagoniste, mais parce que leur équilibre est insuffisant, ce qui est quand même un comble!"

p 154 : "Les tourments du cheval sont infinis. Ils vont du simple inconfort (filet trop large, mal ajusté; presque toujours trop court, parfois trop long, ce qui est pis; bride qui cogne sur les crochets; cavalier lourdement assis au milieu du dos et qui gigote; éperon qui vient frapper à chaque pas et en cadence, de pauvres flancs que l'on voit se contracter sous la morsure) à la véritable séance de torture quotidienne organisée..."

p 442 : "Une grande notion de dressage, c'est la porte de sortie. Il faut toujours laisser une porte de sortie au cheval... Le cheval cherche et quand il trouve, il est très, très heureux..."




jeudi 22 octobre 2020

Le cadeau parfait : l'Encyclo de l'équitation et du cheval

  

L'Encyclo a de l'humour, un style alerte, une grande connaissance du cheval

Ça y est, elle est enfin sortie ! 

L'encyclopédie de référence pour les passionnés d'équitation est disponible en librairie ou par Internet. Recommandée par la Fédération Française d’Équitation, illustrées de photos et des superbes dessins de Catel, L’encyclo de l’équitation et du cheval dit tout sur le cheval à travers 150 entrées classées de A à Z. 

L’Encyclo répond avec humour et tendresse à toutes les questions que les passionnés - experts comme débutants - peuvent se poser : 

-       Comment aborder un cheval ?

-       Comment répondre convenablement à ses besoins ?

-       Quel cheval ou poney me conviendra? 

-       Quels sont les métiers en lien avec les chevaux ? 

-       Qu’est-ce que l’éthologie ?

-       Quels sont bienfaits de l’équitation ? etc. 

Bref, une véritable mine d’informations écrite par votre bloggeuse préférée. 

 

 

Pour seulement 14,95 € 

L’Encyclo de l’équitation et du cheval 

est le cadeau de Noël idéal 

pour tous les amoureux du cheval

 

 

 





 

vendredi 9 octobre 2020

Cheval Magazine et Cheval Pratique : un mariage réussi!

 


Il est beau, complet, vivant, documenté, passionant... c'est le premier numéro né de la fusion entre Cheval Magazine et Cheval Pratique. Vous y trouverez le meilleur des deux magazines emblématiques sans oublier la rubrique Monchevalmedit. 

Ce mois-ci, je me suis intéressée à la générosité des chevaux. La plupart des chevaux ont un coeur incroyable. Encore faut-il savoir le garder et même l'entretenir. Voilà comment cultiver sa générosité, ne pas la trahir, lui donner le goût de l'effort avec une interview de Nicolas Touzaint.

Au sommaire également : une interview de Pénélope Leprévost, un dossier sur les races de chevaux de territoire, comment savoir si mon cheval est malade, booster sa forme avant l'hiver, incitez-le à vous suivre... 

Bref, tout pour bien démarrer le week-end et vous donner des envies... de monter à cheval!










lundi 5 octobre 2020

Les premiers pas d'un poulain







Ces images ont été prises le 13 juin dernier. Kantalou vient de naître à l'élevage du Grasset. Sa maman Verone le pousse du bout du nez. Il faut qu'il se lève et vienne boire le fameux colostrum, premier lait bourré d'anti-corps. Le fils du belge Ironman ne sait pas comment s'y prendre. Pas facile de trouver l'équilibre sur ses très longues jambes. Va-t-il trouver la solution? Pour le savoir, regardez a vidéo!


 

lundi 14 septembre 2020

Mes juments montent dans le van


Papete et Diana partent en concours. Pas de précipitation, zéro stress. C'est la routine. Papete vient jusqu'au van sans longe. Elle monterait bien la première mais elle attend son tour. Diana la première! Elle attend et, au signal de Pierre, elle monte. 
Nous ne les attachons surtout pas. Elles sont plus à l'aise pour s'équilibrer en cas de secousses. En plus, elles risquent moins de se pendre en cas d'accident. Nous avons également retiré la séparation et l'avons remplacée par un filet de trapéziste. Elles peuvent se toucher, se sentir mais pas s'embêter. Bref, elles supportent tellement bien ces voyages en van que lorsque la distance est courte, elles ne crottent même pas. Elles mangent leur foin et arrivent sur le lieu du concours en pleine forme.


 

samedi 4 juillet 2020

L'apparition d'un cheval sur la route du Cap Ferret


Blanchi par le soleil, il se cabre avec fougue, captivant le regard des automobilistes pressés de gagner la plage. En métal galvanisé, il mesure 2,30 mètres de haut et a nécessité quelques 250 heures de travail. C'est un véritable exercice de style sur le logo de Ferrari. Il est signé du sculpteur Carl Jaunay qui se définit lui-même comme un réanimateur d'objets design. Des vieux outils, du métal rouillé, des luminaires, des meubles... l'artiste donne une seconde vie aux objets et matières abandonnées.

Ce cheval à la crinière aérienne est en vente chez  Didier Becchetti, le dénicheur de la boutique  "On a marché sur la dune"à Claouey sur le Bassin d'Arcachon. Ex acteur, Didier Becchetti garde un souvenir émerveillé de ses leçons d'équitation chez Mario Luraschi pour les besoins du film "Jacquou le Croquant". Pas étonnant qu'il soit tombé sous le charme du cheval blanc. L'acteur s'est recyclé en galeriste et propose  des pièces uniques et poétiques aux visiteurs du Cap Ferret.

Lien pour le site de l'artiste Carl Jaunay

Les chevaux de Carl Jaunay
A 51 ans, Carl Jaunay a suivi une formation de Tôlier Formeur

lundi 22 juin 2020

Chic, la reprise des concours de CSO! A Barbaste avec Xavier Throuilhet

J - 3 avant le retour sur la piste de Barbaste avec Diana et Papete. J'ai déjà fait mes cuirs, ciré mes bottes et bouclé le dernier entrainement en situation sur un parcours à la Flouquette. Une bonne balade, une séance de plat et on y sera.  J'ai hâte. C'est l'occasion de vous faire découvrir ce lieu de concours unique situé dans le Gers près d'Agen. Voilà le reportage paru dans Cheval Pratique sur Xavier Trouilhet, le patron du site.
 
Un reportage paru dans Cheval Pratique de juin
Il est à la tête de Lou Chibaou, site de 30 hectares dédié au cheval à Barbaste dans le Lot et Garonne. Xavier Trouilhet organise des concours et des championnats, trace des pistes, préside la commission de CSO de la fédé... Portrait d’un entrepreneur en mouvement.

Barbaste, 1522 habitants, son Moulin des tours, son pont roman et … ses milliers de culottes banches qui viennent boire un verre au café tabac, manger une pizza, faires les courses ou s’équiper à la sellerie du centre-ville. Dans le sud-ouest, le nom de cette petite bourgade de l’Albret est dans la bouche de tous les cavaliers de concours.  « Tu vas à Barbaste ? On se voit à Barbaste !  Oui, je serai à Barbaste pour les championnats amateurs, les championnats de France, le Grand National… » Ce simple nom de Barbaste évoque la reprise des concours, les grandes allées de boxes en dur, les deux belles pistes de CSO, les balades dans la forêt voisine, l’espace, la convivialité, le restaurant où tous se retrouvent, le feu de cheminée, le bar qui donne sur la piste 1, les soirées cavaliers du samedi soir, les Grand Prix du dimanche et cette ambiance un peu spéciale de « colonie de vacances » que connaissent les cavaliers de concours. Beaucoup restent trois ou quatre jours sur place, vivant dans leurs camions ou montant une tente. Les coachs amènent dix, vingt chevaux et leurs élèves. C’est aussi le rendez-vous des poneys ou des équipes de horse-ball. Dans ce lieu champêtre, on est comme chez soi. Logés dans des boxes spacieux et en dur, les chevaux s’y sentent bien quelle que soit la météo.
Une des deux pistes de Barbaste

Entrepreneur
Situé à mi-chemin entre Bordeaux et Toulouse, près d’Agen, Lou Chibaou (qui veut dire vieux cheval en gascon) se développe. Après la réfection des cuisines l’an dernier, l’année 2020 a vu de nouveaux parkings, des douches chaudes et l’aménagement de retenues d’eau. A venir : l’aménagment autour de la piste 2. Voilà maintenant sept ans que l’endroit est devenu un site de concours. « J’étais venu mettre mes chevaux en pension, raconte Xavier Trouilhet. Le propriétaire a décidé de vendre la structure. Je me suis porté acquéreur avec mon associé Guy Belloossoff. Je suis chargé de l’exploitation du lieu. Guy me fait confiance. Je ne veux pas le décevoir ». Ancien cavalier de concours et chef de piste, c’est tout naturellement que Xavier Trouilhet s’est lancé dans le concours. « J’aime le concours. Je suis carré. J’adore organiser, être sur le terrain, bouger ». Et de sourire. « Tout le monde croit que les organisateurs gagnent beaucoup d’argent. Pas du tout ! On a des frais énormes et de la concurrence. » 
Pour quelques secondes d'adrénaline...

Pour attirer les cavaliers, Xavier Trouilhet mise sur des programmes riches permettant à la fois aux professionnels et aux amateurs de trouver concours à leur mesure. Certains week-end conviennent mieux aux amateurs mais le pro trouvera toujours un Grand Prix le dimanche. D’autres sont ciblés pro mais avec, de petites épreuves sur la piste 2. L’organisateur fait également régner une ambiance décontractée très agréable. Dès le paddock, le cavalier se sent soutenu et compris. « C’est l’endroit où les compétiteurs stressent le plus. Ce n’est pas le moment de leur aboyer dessus ! Les chefs de paddock ont pour mission de faire rigoureusement appliquer les règlements mais dans la bonne humeur. » Ils connaissent tous les cavaliers pro, les appellent par leurs prénoms et tutoient gentiment bon nombre d’amateurs. Même topo pour les présidents de jury. « Je leur fais confiance à 100%, dit Xavier Trouilhet. Je respecte leurs choix et quand il y a un problème, on en parle ». 
Des chevaux bien logés

Réservé de nature, Xavier Trouilhet aime que les choses soient dites. « Je déteste le flou. J’aime naviguer en eaux claires. Je ne suis pas compliqué ! ». Une qualité qui fait résonnance à Lou Chiabou. Chacun sait ce qu’il a à faire. Les problèmes se résolvent les uns après les autres. Les cavaliers se sentent compris par cet ancien cavalier qu’est Xavier. Sa compagne Anissa gère la restauration avec des prestataires indépendants. « C’est nous qui faisons les achats et l’on est très pointilleux sur la qualité. On a un boucher extra et on achète les légumes dans les fermes voisines ». De bons petits plats pas trop chers et vite servis, c’est la recette gagnante de Lou Chiabou pour attirer les cavaliers hors de leurs camions. 
Une sacrée ambiance!

Chef de piste
Élève de Jean Vignes (voir bio), Xavier Trouilhet a très vite tracé des parcours. « Jean était chef de piste et il m’a donné le gout des tracés fluides et allants. J’ai passé tous les échelons. Je suis level 2 international. J’ai les compétences pour tracer des concours internationaux deux étoiles (jusqu’1,50m). Je vais partout et c’est un plaisir de tracer pour des plateaux de grands cavaliers ». Un plaisir et une mission pédagogique « Il faut créer des parcours formateurs pour les chevaux, les jeunes mais aussi les plus vieux. Ils doivent mieux sauter en fin de saison qu’en début ».  
Comme tout chef de piste, Xavier Trouilhet a sa signature. On reconnait ses parcours fluides plutôt en allant en avant avec des tracés, des dessins qui mettent en valeur le dressage du cheval et le talent du cavalier. « Je favorise le mouvement, explique-t-il. Le sport a beaucoup évolué. Les obstacles sont plus légers. On va beaucoup plus vite. La vitesse est devenue la principale difficulté. Pour départager les cavaliers, on privilégie des obstacles clairs (trois barres quand il y en avait six avant), peu de sous-bassement pour rendre les chevaux plus réactifs ». Le niveau des cavaliers a évolué. « Les cavaliers pros sont très affutés. Ils se préoccupent de leur hygiène de vie. 80% de ceux qui s’engagent sur 1,50 m sont capables d’aller au barrage ». Le modèle des chevaux de sport a également changé. « Ils sont de plus en plus flexibles, capables de varier l’amplitude de leurs foulées, de taille moyenne, très respectueux avec beaucoup de sang et de réactivité ».
Les amateurs comme les pros trouvent des concours à leur niveau. Ici avec Diana.

Les parcours s’adaptent à ces nouveaux paramètres. Xavier Trouilhet les conçoit d’abord dans sa tête, puis sur l’ordinateur. « J’imagine des mouvements, puis je construis. Je fais deux ou trois essais avant d’avoir le parcours exact. Ensuite, il faut être très rigoureux dans l’organisation ». Chaque minute compte. Pas question de prendre plus d’une demi-heure pour changer un parcours. Parfois, il faut se contenter de vingt minutes. A la reconnaissance, Xavier reste accessible aux cavaliers. « J’aime échanger, écouter leurs remarques, répondre à leurs questions ».
La Flouquette vient à Barbaste en équipe et en famille

Responsable fédéral
Sur le terrain et à l’écoute, Xavier trouve toute sa place à la FFE comme président de la commission de CSO.  Sa mission : proposer et faire passer des améliorations sur les règlements, les barèmes d’épreuves dans le respect du bien-être du cheval. Toute la difficulté est là : faire concilier les exigences du sport avec celles du bien-être. « En vingt ans, on a énormément progressé dans cette voie, explique-t-il. On ne voit plus de cavaliers s’énerver sur leurs chevaux. Les abus sont beaucoup moins fréquents. Pour autant, on cherche toujours à faire évoluer les règlements dans le bon sens et les contrôles sont de plus en plus fréquents ». Les guêtres aux postérieurs qui entrainent un geste artificiel des chevaux sont désormais interdites aux amateurs. L'interdiction va suivre pour les pros. « L’idée est de bien encadrer le sport et de former les officiels avec des consignes très strictes, poursuit Xavier Trouilhet. Tout débordement doit être sanctionné ».
Détente possible au manège

A cinquante-quatre ans, comment voit-il l’avenir du sport ? « Le monde du concours s’est professionnalisé. Ce n’est plus à la bonne franquette comme autrefois. Les amateurs suivent l’exemple des pros et évoluent sur des chevaux dressés et entrainés. Les gens préfèrent faire moins de concours mais ils veulent le top. Des boxes confortables, un accueil sympa, des pistes d’excellente qualité… Pas question de s’endormir ! » conclut l’homme de terrain en prenant les commandes de son quad. Au programme : vérifier la piste 1, faire bouger un camion, faire sauter sa cavalière au paddock, contrôler la chaufferie…  Bref, aller toujours dans le mouvement.

 
On dort sous la tente, dans le camion ou... ailleurs!
Lou Chibaou en chiffres
30 hectares
40 concours par an
125 journées de compétition
25 000 engagés par an
900 à 1100 engagés par concours
4 salariés polyvalents
300 boxes en dur
2 pistes
2 carrières de détente
2 manèges
Des parkings aménagés pour 120 camions et 40 vans
Notre coach Mathieu Noirot cavale d'une piste à l'autre.

Les grands rendez-vous de Lou Chiabou
Le Grand National 
La coupe de France de horse ball
Les championnats régionaux de poney
Les championnats amateur
Le championnat de France
Xavier Trouilhet à droite de Papete.

Sa bio
Xavier Trouilhet a commencé à monter à cheval au cercle hippique du Barp avec Jean Vignes. « C’était un monsieur rigoureux qui m’a enseigné l’équitation classique avec une grande exigence. Il avait un excellent coup d’œil sur les chevaux. Très vite, il m’a appris à travailler aussi bien sur l’équilibre physique que sur l’équilibre psychique des chevaux. Il était déjà pour une équitation dans le mouvement avec peu d’intervention. Il attachait de l’importance au travail à pied et à la longe. On gymnastiquait les chevaux sur des petits obstacles. Il était précurseur d’une équitation moderne qui se pratique chez les grands cavaliers d’aujourd’hui ».  
Après le bac, il devient cavalier chez son maître pendant deux ans. Puis, il se fait embaucher dans des écuries de concours à Paris et chez un marchand de chevaux à Bergerac. Il passe le monitorat et l’instructorat avant de s’installer au club hippique de Tiregard à Bergerac au château de la famille de Saint-Exupéry. Au début, il enseigne. Puis, il embauche une monitrice et se consacre au concours, au coaching des propriétaires et à la formation professionnelle. « J’ai eu la chance d’avoir eu de très bons chevaux. Je faisais de la 1,40 et j’étais rapide. J’avais la gagne ! » Et de citer ses juments de tête :  Belle des près, Vahinée de Lizet, Daphnée des Augustins et Impression Bleue. « J’ai arrêté de monter en concours quand j’ai repris Lou Chiabou. J’avais trop de choses en tête pour pouvoir me concentrer sur la compétition. Pour concourir, il faut se libérer de tout ! » Sa passion reste intacte et il la vit au travers de son élevage et de jeunes chevaux. « C’est ma façon de rêver. On espère toujours sortir un crack ». Il possède deux poulinières et achète des poulains d’un an pour les valoriser. Il les confie à Anne Sophie Louis, Olivier Robert et à Marie Demonte à qui il loue une vingtaine de boxes dans la structure.