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dimanche 24 mai 2020

Diana, la jument qui se fait la malle


Papete est seule au pré. Mais où est Diana?
C'est la reine de l'évasion! Depuis son plus jeune âge, Diana trouve toujours une occasion de s'échapper. Ni vu ni connu! Jamais, elle ne défonce une barrière ou ne tape dans une porte. Elle s'évade en douceur. Comme d'habitude, sa compagne Papete reste tranquillement dans le pré. Ce n'est pas la première fois que Diana lui fausse compagnie. Le plus amusant, c'est qu'elle se laisse rattraper sans aucun problème. Diana est un amour!











L'herbe est meilleure de l'autre côté du pré

lundi 11 mai 2020

Déconfinement : les retrouvailles avec mes chevaux

Le plaisir sensuel de retrouver son cheval


Papete reprend la connexion 
Diana, Papete, quel plaisir de vous revoir! Vous n'avez pas changé. Vous êtes encore plus belles que dans mon souvenir, la robe brillante, le dos musclé, le regard vif. Bonheur de vous ramener du pré, de vous toucher, de vous renifler.  Passer ma main sur votre dos, gratter votre garrot, retrouver les gestes qui jamais ne m'ont semblé aussi importants. Vous observer manger votre foin me comble. Passer mes doigts dans votre crinière me transporte. Et puis, mettre la selle. Doucement sans vous bousculer. Impossible de monter dans la carrière à cause des pluies diluviennes. Qu'importe, un tour au pas pour aujourd'hui nous suffira. Juste le plaisir de me laisser porter, bercer... Diana bella. Pa-pe-ta bellissima, quelle chance de vous retrouver.
Vous me regardez longuement. Est-ce mon masque qui vous laisse dubitatives?
Vous avez été bien soignées, régulièrement entrainées. Je ne vous ai pas manqué autant que vous m'avez manquée car vous avez gardé vos repères grâce à Mathieu Noirot et à son équipe Quentin Theas, Teun et Chloé.
Diana me porte et m'emporte... 
Les chevaux aiment leur routine. Ceux qui ont pu, comme Papete et Diana, la garder pendant le confinement sont des privilégiés. Ils sont heureux de nous retrouver, puis ils replongent leur tête dans le foin. Comme si de rien n'était.

vendredi 1 mai 2020

L'indispensable congruence avec Valérie Calvet Bataille

Les chevaux sont de formidables guides de développement personnel
Avec un cheval, c’est très qu’important d’être bien aligné entre ce que l’on dit, ce que l’on pense et ce que l’on est. C'est le thème de mon article dans le dernier Cheval Pratique.

Penser ce que l’on dit, dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit, cela parait évident. Il s’agit de bien aligner ce que nous ressentons et les actions que nous menons, les idées que nous avons et les paroles que nous formons. Voilà la base de tout travail de développement personnel. C’est simple ! Ce n’est pas facile pour autant. Surtout avec un cheval ! Car nous sommes complexes. Nous sommes plein de contradictions, de doutes, d’hésitations. Nous avons des failles et des faiblesses.

Dans cet article, je vous raconte mes expériences personnelles. Je vous donne des conseils et j'interview Valérie Calvet Bataille. Equicoach et hypno-thérapeute, elle propose de « développer son savoir-être » grâce au coaching assisté par le cheval. Elle offre des accompagnements en groupe (stage pour les entreprises) ou en individuel à l’Académie Vallier, à Parempuyre près de Bordeaux. 

Un extrait pour vous donner envie de la lire en intégralité:

- Pourquoi c’est important d’être aligné face à un cheval ?

- Il faut une cohérence entre la communication verbale (7 à 10% de notre communication) et la communication non verbale (le ton, les gestes, les mimiques, soit 38 à 40% de la communication). Les 50% restants sont constitués de communication non verbale sensorielle, des ondes énergétiques que l’on émet et que l’on perçoit d’un individu à l’autre. Dans notre société, on fait l’impasse sur cette communication. Si l’on est congruent, aucun problème ! Dans le cas contraire, notre verbal (notre vitrine en quelque sorte) ne correspond pas aux ondes que l’on émet.

- Les chevaux réagissent à cette incohérence !

- En effet ! Ils ont une perception aigue de notre état intérieur. Ils captent instantanément nos émotions car elles se traduisent par une accélération cardiaque, une bouffée de chaleur, un changement de la tension artérielle… Toutes ces réactions physiques, le cheval les perçoit. Par exemple, il perçoit si son cavalier a peur. Si ce dernier accepte sa peur, il est congruent. Il peut même la confier à son cheval qui va se montrer prévenant. Si au contraire, le cavalier serre les dents et sourit, le cheval ressent cette incongruence. Pour lui, il y a danger. Il va s’inquiéter et réagir...

Lire la suite dans Cheval Pratique de Mai. En vente uniquement par Internet pour le moment. Prix : 2,29 euros 





lundi 27 avril 2020

Renaud Subra, l'homme du calme

Les chevaux ne demandent qu'à s'en remettre au calme

Spécialiste du travail à pied et du comportement, Renaud Subra s’occupe de chevaux difficiles et accompagne les couples cheval-cavalier dans leur vie commune. Son but : les amener vers plus de souplesse, de légèreté et de performances sportives. Portrait dans Cheval Pratique de Mai.

« Cela prendra cinq minutes ou une heure mais elle montera dans le van sans stress. Embarquer ne sera plus jamais un problème pour elle ». C’est avec cette promesse que j’ai rencontré Renaud Subra pour la première fois. Diana ne voulait pas embarquer et se défendait violemment. Pourtant, j’en ai embarqué des chevaux et pas que des faciles ! Avec ma jument de cinq ans, j’ai tout essayé : le travail à pied, la nourriture, les longes, la copine de pré… tout sauf le balai, les cris, les coups. Je voulais que les voyages ne soient pas synonymes de stress. Des voyages confortables et relaxants pour ma princesse !
Ne pas brusquer, prendre son temps c'est en gagner ensuite.

Renaud Subra est arrivé aux écuries avec un licol éthologique pour tout matériel. Pas de badine, pas même des rondelles de carottes. La technique employée ? L’approche-retrait. « Je m’approche du van avec elle, je lui laisse sentir le pont puis je la fais reculer. Et je recommence. A un moment, elle va avoir envie de monter par curiosité ». Pendant une heure, Renaud Subra avance, recule, tout en contrant gentiment mais fermement les parades de la jument qui fait tout pour éviter ce foutu van qui lui inspire une réelle répulsion. Une heure, c’est long. Surtout quand il ne se passe rien ! Mais Renaud est patient ! Veut-il de l’aide ? « Non ! Elle va monter ! Ce qui m’intéresse, ce n’est pas qu’elle embarque, c’est qu’elle le fasse sans stress et ne cherche pas à ressortir aussi vite. Une fois que ce sera ancré, elle montera et descendra sans la moindre appréhension ».

Pour lire la suite, achetez Cheval Pratique en vente sur Internet en raison du confinement.
C'est le moment de soutenir la presse et de vous abonner

vendredi 24 avril 2020

Les chevaux, victimes collatérales du Coranovirus

Le confinement, une épreuve pour les chevaux
Enfin, les propriétaires ont le droit d'aller soigner et nourrir leurs chevaux au pré et dans les centres équestres "si la structure qui en assure la garde ne peut subvenir à leurs soins et à leur alimentation"..  Cette soudaine communication du Ministère de l'Agriculture vient soulager de nombreux propriétaires inquiets et démunis.

Pour les autres propriétaires, il faudra encore être patient.

Mais beaucoup de chevaux confinés sont déjà en mal être. Et surtout quel va être leur sort?

Faute d'avoir pu travailler, les centres équestres qui tiraient déjà le diable par la queue, vont fermer. Des enseignants, des palefreniers, de nombreux professionnels vont se retrouver au chômage.

Que vont devenir les chevaux?

 Tous ces chevaux qui ont tant travaillé, ceux qui ont été achetés sur un coup de tête, ces équidés vieillissants, ces poneys qui ont tout donné, ces fidèles compagnons dont le propriétaire a perdu son emploi... Quel va être leur sort?

Ce ne sont pas 10 chevaux, pas 100 chevaux. Ce sont des milliers de chevaux qui vont se retrouver sans avenir. Entre les chevaux vieillissants, 72 000 chaque année (chiffre donné par JP Digard) et les chevaux de club, c'est plus de 100 000 chevaux qui pourraient se retrouver à la rue.

On ne pourra pas les abattre (Ouf!) car, pour la plupart, ils ont été retirés du circuit viande. Il suffit qu'un de leur propriétaire ait coché une case sur leur livret. C'est bien, c'est gratuit, cela donne bonne conscience mais cela n'engage à rien, pas à assurer une retraite décente.

Vous me direz : il n'y a qu'à les mettre au pré.  Oui, c'est une bonne solution. La plupart des chevaux y seraient tellement bien, à condition d'avoir suffisamment de terrain (un hectare par cheval), du foin l'hiver et en période de sécheresse, de l'eau fraiche et un minimum de soins (vermifuge, parage...) Pour mémoire, une tonne de foin vaut 260 euros à Nice, 160 euros en Normandie. Un cheval mange 15 kilos de foin par jour,  ce qui revient à une dépense de 1800 euros par an et par cheval, quand on n'est pas propriétaire de pâtures.

Sinon? Beaucoup de ces chevaux risquent de finir dans des mouroirs, entre quatre fils électriques, dans la boue parfois, attachés quand ils sont entiers, en attendant qu'on leur lance un crouton de pain. Les associations sont depuis longtemps dépassées.

Propriétaires de chevaux, préparez l'avenir. Prévoyez des retraites, des portes de sortie, des solutions. N'abandonnez pas le gentil Ponpon de club qui a baladé vos enfants. Les chevaux sont nos frères, nos amis. Ils nous aident. Ils nous portent. Ils nous comprennent. Ils nous guident. Ne les laissons pas tomber.

Enfin, gouvernants, s'il-vous-plait, ouvrez les clubs dès le 11 mai. Donnez-leur une chance de pouvoir survivre.

jeudi 23 avril 2020

Mathieu Noirot, un cavalier en mouvement dans Cheval Pratique

Mathieu Noirot ne craint pas les obstacles et prépare l'après-confinement

Pour patienter le mieux possible avant de retrouver nos chers chevaux, je vous propose un peu de lecture. Pour lire la suite de l'article, il vous faudra acheter le magazine sur e-presse et non en kiosque en raison du confinement : 2,29 euros. C'est peu mais déterminant pour soutenir la presse qui vit un moment difficile. Mieux encore : abonnez-vous.

Cavalier de haut niveau, coach et chef d’entreprise, Mathieu Noirot est le créateur des Écuries de la Flouquette à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Portrait d’un homme de cheval.

La transmission familiale


« Va avec ! Avec lui ! Suis le mouvement. Accompagne. Pour atteindre un bon niveau et ne pas gêner le cheval, il faut accepter d’aller dans le sens du mouvement. Les coudes, les épaules, les genoux se plient et se déplient pour suivre le cheval. Si l’on est en retard, on casse le mouvement. Ce n’est plus nous qui suivons le mouvement, c’est lui qui nous rattrape et l’on devient dur ». Le mouvement, c’est l’obsession de Mathieu Noirot. Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie sportive, il avance. D’ailleurs, c’est un signe : on ne le voit jamais reculer à cheval. Cet exercice souvent utilisé pour mettre les chevaux sur les hanches ne lui plait pas. « Je n’ai pas envie d’apprendre à un cheval un mouvement contraire à ce que j’attends de lui ».

A trente-deux ans, Mathieu Noirot va de l’avant et ne s’arrête jamais. ....





Pour acheter Cheval Pratique : https://www.epresse.fr/magazine/cheval-pratique

Bientôt, je vous présenterai mes autres intervenants de ce numéro de Cheval Pratique : Renaud Subra et Valérie Calvet Bataille

samedi 18 avril 2020

Une pétition pour sauver les chevaux confinés et voir nos chevaux.

Le cheval est comme nous un être sensible!
Je compatis et je salue les personnes malades, les soignants surmenés, les gens seuls, les isolés en Ephad, les confinés en ville et particulièrement dans de petites surfaces, ceux qui ont fait faillite ou ont vu leurs rêves s’écrouler, les détenus, les SDF, les familles séparées…

 Pour autant, il ne faut pas oublier les animaux et plus particulièrement les chevaux. Certains d’entre eux n’ont pas la chance d’avoir été mis au pré. Ils n’ont personne pour les sortir. Même s’ils sont nourris, ces êtres qui nous sont si chers sont confinés dans quelques mètres carrés. 

Imaginez un sportif enfermé dans une surface proportionellement équivalente à des WC depuis plusieurs semaines. 
Imaginez un être sociable qui possède un instinct grégaire très développé, privé de tout contact avec ses semblables. 
Imaginez un athlète conçu pour le mouvement, qui a besoin de marcher plusieurs kilomètres par jour, prisonnier entre quatre murs.
Imaginez un « bébé d’amour » qui a été chouchouté, pansé, gâté par son propriétaire...  abandonné sans avoir aucune mission à remplir. 
Imaginez ces nobles animaux si beaux, si fringants réduits à gratter le sol avec leur antérieur ou à battre de la tête sans fin jusqu’à déclencher en eux d’irréversibles douleurs. 
Imaginez ces destriers de rêve tellement résignés qu’ils ne lèvent même plus la tête quand une personne s’approche de leur box.
Une pétition pour défendre le droit de voir son cheval
Imaginez ces grands sensibles si malades qu’ils font des coliques et risquent la mort. 
Imaginez ces êtres qui n’ont plus de raison de vivre ou qui deviennent fous.

Et pourquoi ?

Parce qu’ils dépendent de leur propriétaire et que ce dernier ne peut tout simplement pas venir s’en occuper. Il n'a pas le droit de déconfiner pour son cheval. Sans doute, un énarque a-t-il imaginé que pour un cheval, une nourriture distribuée trois fois par jour suffisait. 

Les chevaux sont-ils vecteurs de coronavirus ?
Non mais ils ne rentrent pas dans les cases. Ils n’ont pas de dérogation. Ils sont les oubliés de l’administration toute puissante. 

Alors, je vous le demande, cavaliers ou simples amoureux des chevaux, amis des cavaliers, signez cette pétition. 

Faisons valoir notre droit à voir nos chevaux et surtout à les protéger. C’est notre devoir de propriétaire, de cavalier club, d'humain.

En tant que cavaliers, nous sommes disciplinés et respectueux des règles. Nous sommes capables de garder nos distances et de mettre un masque correctement. Mais ce que nous ne pouvons plus supporter, c’est d’abandonner nos chevaux.

Signez cette pétition pour sauver les chevaux confinés. Voilà le lien

mardi 11 février 2020

Ma journée au Jumping International de Bordeaux suite

Une journée placée sous le signe du plaisir, de la tendresse et de la joie.
Manon Dumas, en piste à Bordeaux

Manon Dumas et Calinka n'ont pas touché une barre du week-end!


Plaisir de voir Manon Dumas, la cavalière des écuries de la Flouquette signer 4 parcours sans faute avec sa géniale Calinka dont c'était la première indoor dans l'épreuve Partenaires. Cette épreuve permet à des amateurs de profiter de la belle piste de Bordeaux grâce au sponsoring des entreprises qui les soutiennent. Loges réservées, champagne et grands crus, petits fours... le jumping devient le haut lieu des affaires, des renvois d'ascenseur, prises de contact et échanges de cartes de visite. Manon a gagné la troisième place en équipe sous les couleurs d'AMODEV et a remporté l'épreuve individuelle! Bravo à Manon, à Calinka et à notre coach Mathieu Noirot!
Elisa Laville, toute en complicité avec ses poneys

La tendresse, c'est celle avec laquelle Famoso, Fandango, Ados et Nuage regardent la jeune femme qui les a sauvés d'un avenir sombre. Les quatre rescapés sont devenus les compagnons de route d'Elisa Laville qui les présente en liberté. Un numéro charmant où chaque artiste peut improviser et s'exprimer mais dans un cadre bien défini par Elisa. Le chien Poggo vient donner sa petite touche de fantaisie à l'ensemble.
Un joli numéro de liberté

La joie enfin, transmise par Laurent Douziech qui, pendant trois jours,  a voltigé blessé en gardant le sourire et en transmettant son enthousiasme au public. Bravo à ses coéquipières Mathilde Maestrello et Johanna Ceppelleri. J'ai beaucoup apprécié comment les chevaux étaient montés et traités, dans la gaieté plutôt que la contrainte. Preuve que le spectacle équestre prend un nouvel élan
Laurent Douziechn un voltigeur que rien n'arrête! 


Joli numéro de ruban

Poste hongroise en tandem 

dimanche 9 février 2020

Ma journée au Jumping International de Bordeaux

Félicie Bertrand et Sultane des Ibis ont enflammé Bordeaux
Dimanche de rêve au Jumping International de Bordeaux avec un Grand Prix Land Rover très difficile : des obstacles à 1,60 m et un temps très court. Seulement 4 sans faute ont pu disputer la finale. Même Marcus Ehning n'a pas réussi à se qualifier!  Deux français sur le podium : Julien Epaillard et Queeletta suivie de l'incroyable Félicie Bertrand et sa merveilleuse Sultane des Ibis qui avaient gagné cette épreuve en 2019.
La troisième place revient au néerlandais Maikel van der Vleuten.
Quel plaisir d'applaudir l'agilité des chevaux! De vrais félins capables de tourner sur place, enlever une foulée dans une ligne, serrer les courbes... Certains cavaliers montent assis, d'autres en suspension, d'autres passent d'une position à l'autre, certains gardent les mains hautes, d'autres ont les mains basses mais tous ont le sens du rythme!
Tous les parcours ou presque étaient fluides et harmonieux. Du beau sport! Un regret pour Olivier Robert, notre cavalier régional, ambassadeur du Jumping qui a été obligé d'abandonner car son collier de chasse a cassé. L'imprévisible, c'est cela aussi l'équitation!
Julien Epaillard prend la première place
A bientôt pour la suite de ma journée au Jumping

mercredi 29 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 7ème article : la générosité

Le cheval, un être qui se donne avec générosité


Ce sentiment noble est particulièrement répandu chez les chevaux, entre eux et particulièrement avec nous.
Lorsque deux chevaux sont amis, ils veillent l'un sur l'autre. Si l'un tombe malade, l'autre fait de son mieux pour l'aider. Dans les écuries pour vieux chevaux, il n'est pas rare de voir un cheval aveugle guidé par un autre.
De même, le cheval est incroyablement généreux avec les humains. Quand on pense à tout ce qu'on leur demande! Sauter des obstacles, jouer au horse ball, partir au galop sur un pied puis sur l'autre, s'incurver sur un cercle... des exercices dont il se passerait bien, lui qui n'a qu'une envie : plonger la tête dans l'herbe. Parfois même, on lui donne des ordres contradictoires, des directives maladroites... et lui, répond (presque toujours) présent. Il a vraiment du sentiment!

vendredi 24 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 6ème partie : la colère


Entre colère et panique
Le cheval est un animal pacifique. Mais il peut parfois réagir vivement à une provocation ou à une frustration. Avant de manifester cette colère, il envoie des signaux. 
Si votre cheval couche ses oreilles en arrière, méfiez vous, il risque de mordre ou de taper. Lorsqu’il se grandit, encolure haute, queue sortie, muscles tendus, il est prêt à … l’attaque ! Celui qui se soumet se fait, au contraire, le plus petit possible, encolure basse, la queue entre les jambes. 
La plupart du temps, le cheval ne fait qu'intimider l'autre. Sa colère retombe aussi vite qu'elle est montée. 


Quand un cheval fouaille violemment de la queue, il exprime son irritation. C’est le cas lorsque son cavalier le sollicite trop rudement avec ses éperons. 

Il contracte ses muscles et relève la tête, le regard fixe, c’est qu’il est inquiet.  Il peut alors fuir ou faire face en soufflant bruyamment ou en renâclant (sorte de ronflement).

En selle, évitez de mettre votre cheval en colère. Cet état le rend incapable d'apprendre et de comprendre. Faites baisser la pression. Détournez son attention.  Cherchez à identifier ce qui a déclenché sa colère. Une incompréhension? Des ordres contradictoires? Une mauvaise expérience? A vous de trouver ! 









dimanche 19 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 4ème partie. La jalousie


La jalousie est un sentiment assez fréquent chez les chevaux mais qui ne porte pas à conséquence. Lorsqu’un cheval devient l’objet d’avances amicales de la part d’un autre cheval, son « meilleur ami » peut voir rouge et se précipiter pour mordre et éloigner l’intrus. C’est pourquoi la plupart des éleveurs préfèrent avoir des nombres pairs dans le même pré. 
Un cheval peut également devenir jaloux quand son cavalier habituel s’occupe d’un autre cheval. Il encense avec sa tête, gratte avec un antérieur et ne se gêne pas pour mordre son rival si l’occasion se présente. 
De même, au pré, il voudra être attrapé le premier par son cavalier. Les autres ne pourront être attrapés qu’après.
L'alezane est possessive. Elle empêche les deux bais bruns de se saluer! 
Lire le précédent article sur la haine
L'amour
Introduction : les chevaux ont des sentiments

mercredi 15 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 3 ème partie : La haine

Souvent, les démonstrations d'agressivité ne sont que des intimidations.
Votre cheval vous déteste-t-il? 
J'imagine que vous ne vous posez jamais cette question. Pourtant, un cheval est capable de sentiments négatifs envers un humain comme envers un autre cheval. 
Les chevaux ont souvent des congénères qu'ils adorent et avec lesquels ils nouent de forts liens d'amitiés. Ils ont aussi des têtes qu’ils détestent. Cela peut-être un shetland pour un cheval dominant, un cheval blanc pour un bai brun. Bizarrement, les antipathies viennent souvent de la couleur de la robe. Au Maroc, par exemple, les chevaux de l’armée sont des barbes, tous étalons. Ils sont séparés en deux groupes, les bais bruns et les gris. Ils ne sont jamais mis en relation.  Ils sont menés à l’abreuvoir ou chez le maréchal ferrant à des horaires différents. Mais la détestation vient-elle de la couleur de la robe ou de la séparation "culturelle"? 
Quand un cheval déteste un autre cheval, il couche les oreilles et montre les dents. Il émet souvent un couinement, son aigu et bref qui montre son mécontentement.  Il peut charger son adversaire et  donner des ruades. Mais la plupart du temps, les deux ennemis évitent l’affrontement. 
Il est préférable de ne pas lâcher deux chevaux qui se détestent dans le même pré, surtout si celui-ci est d’une petite superficie. Les chevaux pourraient se blesser et, même faire une déprime. De même, dans une écurie, il est recommandé de placer chevaux et poneys par affinités. 
Avec les humains, l'inimitié est souvent liée à un mauvais souvenir. Elle vient sanctionner un comportement cruel par exemple. Elle peut aussi provenir d'une posture ambiguë, de l'inadéquation entre ce que pense la personne et ce qu'elle fait.  Les chevaux ont besoin de congruence. Ils détestent que l'on soit en contradiction avec... soi même! Oui, les chevaux nous apprennent à être vrais. 

Prochain article : la jalousie
Lire l'article n°1
Lire l'article n°2

samedi 11 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments! Deuxième partie : l'amour

L'amour, le père Siniakov en donne et en reçoit ... 
Difficile de mesurer les sentiments exacts des chevaux. Mais le cavalier qui aime son cheval et lui consacre du temps sait très bien qu’il existe, entre eux,  un lien particulier. Et si c’était de l’amour?
On a tous envie de se faire aimer de son cheval. On rêve qu’il nous suive comme un petit chien en liberté dans la prairie, qu’il devine nos pensées, devance nos désirs et s’éclate avec nous. Mais comment savoir s’il nous aime ? Est-ce nous qu’il aime ou la nourriture que nous lui apportons?  Et si on s’autorisait à écouter nos sensations ?  
Entrons dans son box, restons longtemps auprès de lui. S’intéresse-t-il à nous ? Tourne-t-il la tête vers nous? Se sent-il en confiance ? Pouvons-nous caresser toutes les parties de son corps sans qu’il se contracte ? Bien sûr, l’amitié est plus difficile à obtenir quand le cheval vit en semi liberté avec d’autres chevaux. Il s’ennuie moins et a moins besoin de notre présence. Mais si on va lui rendre visite et qu’il vient vers nous, juste pour nous dire bonjour. C’est gagné !  Déjà, s'il se laisse approcher et nous tolère à ses côtés, un grand pas est franchi. 
Au box, si le cheval fait mine de vous mordiller ou de voler votre brosse ou votre mouchoir, surtout ne le grondez pas. Ce sont des signes d’affection. Apprenez lui seulement à ne pas mordiller car vous n’avez pas l’épaisseur de peau d’un autre cheval. Il suffit de lui dire « non ! » d’un ton sec. Inutile de le taper ; Dites « oui » quand il se contente de vous lécher, « non » quand il mordille. Il va très vite comprendre la différence ! 
Enfin, un cheval qui vous apprécie, accueillera généralement votre arrivée par un petit ronflement discret. Surtout, il vous attendra en cas de chute au lieu de partir à l’autre bout de la carrière ou de la forêt. Il vous regarde déconfit, l'air de dire : "mais qu'est-ce que tu fais par terre!". Encore un signe, osons le dire, qu'il vous aime! 

Prochain article : la haine
Pour lire l'article n°1



lundi 6 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. Décryptez-les! Première partie.

Les chevaux et les poneys éprouvent de l'amour, de la tendresse, de la colère...
Le cheval ne pense pas comme nous. Il ne vit pas comme nous! Mais il ressent de l’amour, de la haine, de la jalousie, de la colère… 
Pas question de prêter au cheval des sentiments humains. On a tellement peur de faire de l’anthropomorphisme ! Mais tout le monde reconnaît maintenant que les chevaux ont des émotions.  Ils perçoivent les émotions humaines et s’en souviennent. Une étude de la psychologue en comportement animal Karen Mc Comb  et de ses collègues des universités de Sussex et de Portsmouth souligne que les chevaux utilisent cette capacité de se souvenir des émotions humaines pour identifier les personnes qui pourraient présenter un danger pour eux.  Les chevaux, non seulement, peuvent lire les expressions faciales humaines mais aussi se souvenir de l’état émotionnel d’une personne lorsqu’ils la revoient plus tard dans la journée.
Donc le cheval a des émotions et perçoit celles des autres.  Il reçoit des impressions face à une personne ou une situation.  Et il s’en souvient, preuve qu’il en a conscience. Les sentiments sont l’expression de ces impressions. Le cheval peut éprouver de l’amour, de la jalousie, de la haine, de la tendresse, de la colère ou du plaisir. 
S’il est moins démonstratif que le chien, il est tout aussi sensible. Il montre ses sentiments par un certain nombre de postures, de regards et même de sons. Ces messages sont très importants. Pour établir une bonne relation avec votre cheval, apprenez à connaître leur signification. Sinon, vous risquez de vous tromper et par exemple, de le punir quand il vous donne une marque d’affection. C’est le cas classique du cheval qui approche son nez pour nous flairer ou nous faire un câlin et que nous remettons vertement à sa place de peur qu’il nous morde ! 

A suivre très prochainement. Les sentiments que peut ressentir le cheval : l'amour, la jalousie, la colère, la tristesse...

mercredi 1 janvier 2020

Bonne année Mistria, ma vieille jument!

20 ans, l'âge de la sérénité!
 Bonne année, ma Mimi! Et bon anniversaire! Comme tous les chevaux, tu as un an de plus aujourd'hui. C'est ainsi que l'on compte. Tu as donc 20 ans!

Ton poil ressemble à celui d'un sanglier. Il te protège du froid et de la pluie. Tu as des dreadlocks dans la queue (je vais jouer les coiffeurs), tu as perdu ta musculature d'athlète mais tu sembles en parfaite harmonie avec ton milieu et ton troupeau.

Tu dors, tu manges, tu dors, tu marches, tu manges, tu gardes un oeil sur tes copains...

 Tu ne m'attends pas à l'entrée du pré. Tu m'acceptes auprès de toi mais tu ne me suis pas quand je m'éloigne. Bref, tu es bien dans ta vie!
Une vie de retraitée.

De l'espace, de la nourriture, des compagnons, le paradis!

dimanche 29 décembre 2019

Equitation : 15 petits gestes qui font un bien fou pour 2020


Sur la piste de  2020
Cette année, oublions les grandes résolutions que nous ne tenons jamais et concentrons-nous sur les petits gestes qui font du bien.
 En voici une quinzaine pour une année placée sous le signe du respect.
A vous d’en choisir certains, de tous les faire ou d'en trouver d'autres !

  1.    . Je tiens un carnet d’entrainement. J’écris ce que j’ai fait, ce que j’ai appris, ce que j’ai envie d’entreprendre avec mon cheval
  2.      Quand je monte à cheval, je ne fais que cela. Je ne parle pas au téléphone, je ne pense pas à mon travail ni aux courses à faire. Je suis avec lui dans notre bulle.
  3.      J’apprends à regarder et à écouter mon cheval.
  4.      Je bannis le mot « mais » de mon vocabulaire. Je ne dis plus « j’ai envie de monter à cheval mais il pleut ». Je dis « on va se faire une bonne balade sous la pluie ».
  5.      Je range la sellerie ou ma boîte de pansage, une activité qui me détend et clarifie mes idées.
  6.       Dès qu’une pensée négative me passe par la tête, je m’efforce d’en trouver deux positives. « Je suis trop nulle pour faire du concours" est remplacé par "Je progresse. Je peux maintenant enchaîner un parcours dans la fluidité ». 
  7.      A chaque fois que je vais aux écuries, je passe cinq minutes avec un cheval, sans rien lui demander, juste apprécier le plaisir d’être avec lui.
  8.      Je lis tous les jours quelques pages d’un livre ou d’un magazine équestre. Cela ouvre mon esprit, me donne des idées et, il parait même que la lecture permet de vivre plus longtemps ! 
  9.      Je prends l’habitude de visualiser positivement mes séances de travail.
  10.      Une fois par semaine, j’épate mon cheval. J’emprunte un nouvel itinéraire, je luis fais découvrir un objet, j’expérimente une nouvelle discipline…
  11.      Je questionne mon intuition et je lui fais confiance. 
  12.      A cheval, j’écoute mes sensations, quitte à oublier mon cerveau quand il le faut!
  13.      Quand mon cheval ne répond pas à mes attentes (il refuse un obstacle, se braque, ne réponds pas aux jambes, me prend la main…), je me demande quel message cela cache. Quelle est ma part de responsabilité ? Qu’est-ce que je peux changer ?
  14.      Je me lance des défis. Une fois par semaine, je me concentre sur un point : ma position, ma cadence, mes mains, mon relâchement…
  15.      J’apprends à ne pas être impactée par le regard des autres, une réflexion blessante, une remarque inappropriée. Je pense à mon cheval, à moi et je me dis : 2020, c’est notre année ! A nous deux! 

Article librement inspiré par « Mieux qu’une bonne résolution, 30 petites choses à faire pour être heureuse en 2020 » par Caroline Michel paru dans Elle en décembre 2019.

vendredi 27 décembre 2019

Spectacle de Noël du Musée Vivant du Cheval

Sophie Bienaimé dans le rôle de la marâtre
 Vite! Vous n'avez que jusqu'au 5 janvier pour aller applaudir "Alice et le manège enchanté" au musée vivant du cheval de Chantilly. Cette année, Sophie Bienaimé et sa soeur Virginie ont crée un spectacle librement inspiré de l'univers de
Lewis Carroll (l'auteur d'Alice au pays des merveilles).

C'est drôle, décalé, magique, beau et enlevé. Bref, vous pouvez emmener les petits, les grands-parents, les amis, les voisins, les collègues... les yeux fermés! Plaisir, joie et poésie garanties!
Sous le dôme des Grandes écuries 
En prime, les amoureux des chevaux ne souffriront pas. Pas de chevaux contraints, de mouvements forcés ni de recherche de l'esbroufe. Au musée, les chevaux sont travaillés avec respect et récompensés avec générosité. On ne leur demande pas l'impossible et on les laisse respirer. Bravo!
Voltige et humour

Des références aux contes célèbres


samedi 21 décembre 2019

La joie à cheval avec Galienne Tonka

Approcher les chevaux avec de la joie, cela change tout!

Souriez, riez, à volonté! Parce que la joie est d’abord physique, elle ouvre la voie des possibles, désamorce les crises, entraine vers la perfection. Elle n’est jamais trop ni de trop. Par les chevaux, elle est immédiatement entendue. Les petits, les grands, les paresseux, les nerveux, les jeunes, les retraités… tous y répondent sans hésitation. Grâce à elle, les chevaux se donnent, se relâchent, engagent leurs postérieurs…  Elle rend la vie plus facile, les soins amusants, le travail attractif. « Elle change la vie des chevaux ! s’amuse Galienne Tonka, créatrice du Théâtre du Cheval Bavard. Je milite pour la joie au quotidien. C’est une politesse que l’on doit aux chevaux. A l’heure actuelle, on parle beaucoup de bien-être du cheval mais, parallèlement, je vois beaucoup de chevaux qui ne sont pas joyeux au travail, l’équitation est devenue quelque chose d’un peu morose ».

Trop de chevaux sont tristes, passifs, résignés, voire dépressifs. On les reconnaît à leur manque d’entrain, leur œil éteint, la façon qu’ils ont de se tenir à l’écart, l’encolure basse malgré des yeux grands ouverts. Parfois, ils font des mouvements répétitifs agitant la tête ou se « balançant » à longueur de temps. A contrario, lorsqu’ils sont joyeux, ils ont l’encolure haute et l’œil vif. Ils sont curieux et ils participent. « Certains peuvent même faire des blagues, poursuit Galienne. C’est bon signe ! Quand un cheval me pique la brosse ou défait son nœud, j’adore ! »  Et de se référer aux moines bouddhistes qui cultivent la joie comme un bien précieux.  « Voir le monde par le prisme de la joie nous fait réfléchir autrement, poursuit l’écuyère.  On apprécie chaque instant. On prend ce qui vient. On est léger. On aime nos chevaux et ils nous le rendent. A quoi bon s’obstiner sur une équitation parfaite qui n’existe pas et qui ennuie tout le monde ! »
Au théâtre du Cheval Bavard, les chevaux sont au spectacle!

Vive les chemins de traverse !
Montrer aux chevaux notre joie d’être avec eux permet de désamorcer de nombreux problèmes. « On ne se met pas contre eux. On cherche des solutions. On n’hésite pas à changer de moyens. Plutôt que de s’obstiner ou de vouloir à tout prix imposer au cheval sa façon de faire, « une » équitation, on s’adapte. On l’amène au but recherché par des chemins de traverse ».  Galienne ponctue sa phrase par un bel éclat de rire. « C’est bon de rire. Si je ne ris pas, j’ai raté ma journée ! » De nature extravertie, Galienne n’hésite pas à utiliser le rire dans ses leçons. « J’en rajoute ! Je fais des bruits de bouche. Plus je rigole et plus le cheval sort de son marasme.  Son œil s’éclaire, son tonus revient. Le rire a un effet magique ! C’est un outil très performant !» 

Le rire permet parfois de calmer une peur. En balade, votre cheval s’arrête net devant un « terrible » tronc d’arbre ou un affreux sac en plastique. Le simple fait d’éclater de rire va le faire repartir. Sans doute se dit-il que ce tronc n’est pas dangereux puisque vous riez. De même, aborder un cheval avec le sourire, le met dans de bonnes dispositions. 
« Notre problème en équitation, c’est de se faire comprendre des chevaux, poursuit Galienne Tonka. Si on se fait comprendre joyeusement, c’est plus léger pour le cheval. Et pour nous ! "
Le jeu, c'est la vie!

Trop de chevaux subissent alors qu’ils devraient comprendre et participer ». En saut d’obstacles, la participation du cheval est déterminante. Bien-sûr, il ne sait pas vers quel obstacle il va se diriger. Il ignore combien de foulées il doit faire dans la ligne. Mais il voit très bien où prendre son appel. Il ne s’agit de le laisser faire ou de l’abandonner mais de le mettre dans les conditions où il peut se prendre au jeu et avoir du plaisir à ne pas toucher les barres. Il a les oreilles en avant et se tient prêt à toutes les éventualités. Il sait très bien si vous jouez ou non le chrono. 

En spectacle, même topo. Certains chevaux affectent un air triste parce qu’ils n’ont aucune part d’initiative. Mécanisés, ils ne peuvent plus nous offrir cette précieuse émotion qui fait le spectacle. A contrario, les chevaux qui ont le droit de proposer, voire d’improviser sont plus allants, plus expressifs et offrent au public bien plus de plaisir que le cheval parfaitement dressé mais qui déroule son tour de façon machinal. 

« Quand on regarde des poulains dans des prés, ce sont des petits clowns, dit Galienne Tonka. Ils s’amusent, jouent, se poursuivent gaiement, ils sont beaux, si parfaits dans le geste. Le cavalier qui achète un poulain. Il s’achète du rêve. Mais parfois, il en attend trop, veut aller trop vite et va de déception en déception. Cela crée chez lui une énorme frustration chez le cavalier et chez son cheval une grande tristesse. Il doit faire avec un cavalier qui n’est jamais satisfait, jamais dans la légèreté ».Pour éviter cette déception mutuelle, l’éducation d’un cheval doit se faire patiemment, en demandant des choses simples, en se félicitant du moindre progrès. « C’est avec des petites choses que l’on peut accéder aux grandes ! » Et de citer Spinoza. « Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez-lui d’abord votre bonne humeur ». 
Galienne Tonka s'amuse avec Campino

La bonne humeur est contagieuse !
Le cheval est une éponge. Si vous êtes de bonne humeur, il le sera aussi et tout lui semblera plus facile.  Cela commence par les préparatifs. A partir du moment où l’on prend sa voiture, son vélo ou ses baskets pour aller voir son cheval, on peut être joyeux. Sourire nous met déjà dans un état joyeux. Souriez dans votre voiture et vous verrez la route, les autres automobilistes, les tracasseries de la circulation tout à fait différemment. Vous arriverez aux écuries dans un état détendu, ouvert, prêt à votre rencontre avec le cheval. 
« On peut essayer de se laisser surprendre par lui, poursuit Galienne Tonka.  Au fond, on réalise notre rêve. On monte à cheval, quoi ! Si on vient en se disant que c’est une galère, qu’il fait mauvais, que notre cheval ne comprend rien et qu’on va encore se faire critiquer par l’enseignant…la séance a toutes les chances de mal se passer ; Il faut que notre joie soit palpable pour le cheval ». 

La joie se transmet dès l’entrée au box. Le simple fait d’appeler le cheval par son nom ou par un petit nom met tout de suite une bonne ambiance. On entend parfois des cavaliers traiter leur jument de « garce », de « pisseuse » … Déjà, la communion ne se fait pas.  Si au contraire, on admire son cheval. Celui-ci se sent immédiatement valorisé.  Oui, Prince du Grasset ou Loulou d’amour est content de vous plaire, de bien faire, d’être avec vous. 
De même au travail, inutile de se polariser sur l’exercice en lui-même. Ce qui compte, c’est de préparer et de mettre le cheval dans les bonnes dispositions. Alors, l’exercice se réalisera facilement. « La fluidité, le mouvement, c’est la clé, poursuit Galienne. Si cela ne marche pas, dites-vous, ce n’est pas grave. Il a coupé le coin ! Riez ! Et revenez. Vous verrez, il le passera parfaitement, bien plus aisément que si vous vous braquez. Il faut accueillir les problèmes. Mettez-vous à la place du cheval. »  Spécialiste de l’équitation française de tradition, Patrice Francher d’Espèrey ne dit pas autre chose. « Moins on en fait, plus on est content et mieux ça marche ! »

Pour Galienne Tonka, la joie entraîne des résultats. Elle est même plus forte encore que la technique. Les chevaux s’allègent, montent le dos, engagent les postérieurs. L’énergie passe. Elle circule ! Bien-sûr, il y a des jours où l’on n’est pas joyeux. On a un problème de santé, de famille, de couple, de travail et toutes ces tracasseries administratives, ces traites à payer, ces problèmes à résoudre, cette fatigue, mais ce n’est pas le problème du cheval !  « Il faut apprendre à être joyeux envers et contre tout insiste Galienne Tonka. Vous pouvez contempler votre cheval et le remercier de pouvoir le monter. La gratitude crée de la joie. » Mais comment être joyeux quand on a la peur au ventre ?  « Vous avez peur ? C’est normal ! Vous montez une grande bête de 500 kilos qui peut se montrer imprévisible. Dites-lui !  N’hésitez pas à négocier. Ne prenez pas le cheval de front. Écoutez-le. Il a des choses à vous dire. Il vous donne des signes d’alerte. Dans un couple, il faut s’écouter mutuellement. Sinon, ce n’est pas vivable. Vous aussi, dites-lui ce que vous ressentez ». 

Le cheval aime comprendre.  Or, il n’a pas de plan de carrière. En revanche, il sait qu’il fait bien si on est content de lui. De la joie, naissent l’harmonie et la confiance. La voie est ouverte !  Tout est possible…