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vendredi 20 mai 2016

Marie Sand nous invite à dessiner les chevaux au haras de la Cense

Avec Marie Sand, traduisez la relation intime qui vous lie au cheval
Faire le "portrait-émotion" de Mistria ou de Papete, voilà une idée qui me plaît. Le 29 mai, au Haras de la Cense, dans les Yvelines, Marie Sand anime un stage destiné à  "approfondir cette relation quasi fusionnelle avec un cheval et en réaliser un portrait-émotion".


Avant de prendre son crayon,  Marie Sand  écoute, regarde, ressent. "On ne dessine pas seulement avec les yeux, dit-elle. On dessine avec son cerveau qui se positionne dans l'espace, ses sens, son ressenti, sa mémoire émotionnelle. C'est un déclic qu'il faut avoir avant de se pencher sur sa feuille. Quand on le ressent, tout devient possible". La technique est indispensable mais elle est secondaire. En premier lieu, Marie Sand encourage ses élèves à se connecter avec leurs émotions. Elle les invite à se mettre dans un état de conscience altéré, un peu comme en méditation.

"Le cheval a deux particularités: il est toujours en mouvement et il est très actif à ce que fait l'artiste. Il peut poser, jouer, rester indifférent, venir renifler, s'endormir, s'éloigner même".  Deux particularités qui font la richesse de notre modèle. Rappelons que le cheval est l'être le plus représenté par les artistes, juste après la femme! "Dessiner d'après une photo, c'est perdre toute cette émotion. Mieux vaut dessiner de mémoire". 

Marie Sand n'oublie pourtant pas les fondamentaux sur la composition, le contour...Au cours de la journée de stage, elle propose des exercices permettant d'aborder toutes ces notions.


Lien pour vous promener sur le site de Marie Sand et découvrir ses portraits émotion
Avec Thierry Ségard, apprenez à composer une image et à faire passer une émotion

Lien pour s'inscrire pour la journée du 29 mai au Haras de la Cense

Vous pouvez aussi préférer la photo et vous inscrire au stage proposé par le photographe Thierry Ségard. Il vous apprendra à mieux utiliser votre appareil photo, apprendre à regarder, composer une image...

Avec Christian Hirlay, concentrez vous sur le mouvement
Enfin, le sculpteur Christian Hirlay, spécialiste des oeuvres en tôles soudées, vous apprendra à capter les mouvements des chevaux à l'aide de matériaux minimalistes tels que le fil de fer.


lundi 16 mai 2016

La compagnie Méloudine: le mariage du cirque et du CSO



Amandine voltige sur Zango, le pur race espagnol
Pur moment de poésie, de magie et de légèreté à l' écurie des Pins à la Brède (33) où la Compagnie Méloudine se donnait en spectacle pour la journée organisée par le Lions Club Bordeaux Graves au profit des enfants malades. Une occasion de rencontrer un couple peu ordinaire. Formée à l'école du cirque et à celle de Frédéric Pignon-Magali Delgado, Amandine Tirebois, l'acrobate, excelle en voltige et adore le travail en liberté. Cavalier de CSO, fou de compétition, Sébastien Capelli est marchand de chevaux, à la tête d'une écurie de propriétaires et d'un poney club représentant 140 licenciés.
 "Ce qui nous lie, c'est le cheval, raconte Sébastien Capelli. Avec Amandine, j'ai découvert que la compétition n'était pas la seule finalité. L'équitation artistique est peut-être plus authentique. Il n'y a ni perdant, ni gagnant. On ne peut pas tricher. L'émotion passe ou ne passe pas". 
"Quiebre" en liberté. Balkan suit les mouvements d'Amandine de gauche à droite
Quand l'art et le sport se rencontrent, ils se racontent... des histoires de chevaux!
Les deux sensibilités se complètent et s'enrichissent. "On veut mixer nos compétences, s'ouvrir à d'autres univers. On a déjà intégré un cheval de sport dans un spectacle. Il sautait les troncs tirés par un cheval de débardage. Tout est possible!" souligne Amandine.
Le sport et le cirque  unis dans l'amour du cheval

Mixer deux univers, sortir, s'ouvrir. s'enrichir l'un l'autre... voilà une idée magique, légère, poétique même.

La compagnie Méloudine vous salue!
Lien pour la page Facebook de la Compagnie Méloudine

jeudi 5 mai 2016

Bande de "respect" pour éperonner en toute liberté

Une sellerie met en vente une "bande de respect" censée protéger le cheval des coups d'éperons, et pire, lui permettre d'être monté même s'il est déjà blessé. La publicité pour ce produit ne fait ailleurs pas dans la dentelle : "Elle protège des blessures et permet d'utiliser le cheval sans devoir attendre la guérison et la complète reconstruction du tissu cutané. La guérison n’est donc pas compromise car l'élastique utilisé, malgré sa minceur, est très résistant et protège grâce à sa composition.
Une bande  cache-misère qui n'a rien de respectueux 
Elle prévient les problèmes lorsqu’elle est utilisée régulièrement, et isole des blessures, comme une pellicule protectrice, en empêchant à l'action plus ou moins énergique des talons de continuer à blesser la peau du cheval."
On croit rêver! Il ne s'agit plus d'apprendre à bien monter à cheval, doser ses aides, fixer sa jambe, utiliser son dos et son bassin. Non, il suffit de cacher la misère! Je suis très en colère d'autant que je vois beaucoup de chevaux blessés à cet endroit, ou pour le moins irrités. Pourquoi? Parce que leurs cavaliers, même gentils et clamant leur amour pour le cheval  abusent des éperons. Souvent leur jambe n'est pas parfaitement fixe à l'obstacle et surtout, ils accompagnent chaque foulée d'un coup dans les flancs, sans même en prendre conscience. Quand je les regarde au paddock, ils mettent un coup d'éperon pour partir au pas! Ils endorment les chevaux, les désensibilisent à la jambe! D'autres utilisent l'éperon avec rage, en cas de refus par exemple, voir même en cas de peur de leur cheval. C'est du grand n'importe quoi. L'éperon ne doit être utilisé occasionnellement et avec précision. Si cela continue, il faudra mettre des juges qui pour surveiller l'état des flancs des chevaux. Rappelons que le tout bon Bertram Allen a été disqualifié du grand Prix de Londres pour une légère blessure d'éperons sur son cheval. La sanction est tombée sur un cavalier que l'on aime voir monter tout en finesse et en mouvement. Mais elle a le mérite de faire prendre conscience à tous de la nécessité impérieuse de respecter le bien-être du cheval si l'on veut continuer à voir du sport.

La publicité pour ces bandes ne cache même plus son jeu quand elle précise : " Nous conseillons de ne pas utiliser des éperons trop aiguisés comme certains éperons avec des roues et d'utiliser des éperons sévères mais moins aiguisés". Bref, on peut être sévère, cruel même du moment que l'on ne provoque pas de déchirure et que cela ne se voit pas! Mais où allons-nous? Comment peut-on vouloir faire travailler un cheval blessé! C'est une honte! J'espère que la sellerie enlèvera très vite ce produit de son catalogue.

PS: Et en dressage? Cela se passe comment? Mettez vos informations en commentaires sur mon blog

Lien pour mon article sur les maltraitances qui touchent les chevaux d'obstacle
Lien pour la sellerie qui met en vente ce type d'équipement juste pour vous montrer que je n'ai rien inventé...  hélas

mercredi 27 avril 2016

Astuces pour voyager avec ses chevaux

Pour partir en spectacle, en concours ou en randonnée, les chevaux doivent voyager le plus confortablement possible. Voilà quelques idées :
Avec le filet, Papete a la paix!

  • Les séparer dans le van. Rien de mieux qu'un filet pour séparer deux chevaux. C'est beaucoup moins dangereux qu'une grille et cela permet de les faire voyager côte à côte sans être obligé de les attacher. Ils sont tranquilles, libres de trouver leur équilibre sans gêne et, en cas d'accident, ils ne risquent pas de se retrouver pendus au bout d'une longe. Ce filet est employé au cirque pour assurer les trapézistes. Il est plus solide qu'un filet de pêche! 

Les deux juments voyagent confortablement
  • Ménager une fenêtre pour aérer la queue de son cheval, c'est plutôt originale comme idée! Je vous l'accorde, mieux vaut l'oublier.
    Ce cheval aime prendre l'air!
  • Essayer de prendre un maximum de place pour se garer. Il y a toujours une tête de piaf qui risque de venir se garer juste derrière votre pont, empêchant les chevaux d'embarquer.



    Pas facile d'embarquer avec la voiture collée derrière le pont!

lundi 11 avril 2016

Werdyn : de la voltige équestre au mur de la mort en moto

Chevaux, poneys et motos font partie de la famille Werdyn
Il ne change pas Monsieur Werdyn. Toujours aussi casse cou, il va jusqu'au bout de ses rêves. Après avoir promené son cirque équestre sur les routes de France et d'Angleterre pendant une vingtaine d'années, il repart sur les routes avec "The wall of death", une attraction foraine du début du XX ème siècle qu'il a entièrement réalisé à la main. "J'ai coupé les arbres, j'ai scié, cloué, fait de plans et beaucoup de chutes pour réaliser exactement la bonne pente". Le principe est simple : tourner à moto sur les parois verticales d'un cylindre en bois défiant les lois de la pesanteur. Spectaculaire et dangereux, surtout quand Monsieur Werdyn lâche son guidon pour tirer au pistolet! "La voltige équestre m'a beaucoup servi, explique-t-il en tirant sur son éternel cigare. C'est le même jeu d'équilibre mais encore plus vite. Comme à cheval, il faut regarder devant. Si tu jettes un coup d'oeil sur le côté, tu es mort!"
La famille Werdyn n'a pas oublié ses chevaux qui vivent dans de vastes prés. "On a ralenti car nos deux filles font leurs études et c'est vraiment un spectacle de famille. Mais on fera des tableaux cet été, notamment pendant le festival tsigane Karavan de Lit-et-Mixe du 20 au 22 août". 


Avant de se lancer sur le mur de la mort, Kristof Werdyn fait le spectacle

Rock, vitesse et... poésie!

Le "wall of death" fête son premier anniversaire

Les chevaux sont en vacances!


Kristof Werdyn entouré de sa fille et de sa femme Marie

Sous l'effet de la force centrifuge, le motard supporte une force de deux fois son poids

Ils sont deux motards à se poursuivre jusqu'au sommet du mur

Après la cascade, concert et réjouissances

Une belle façon de recréer du lien entre voyageurs et sédentaires
Lien vers mon article sur le cirque équestre Werdyn. Vous y trouverez d'autres liens notamment vers le film que j'ai réalisé sur cette famille pour Equidia.

Voir aussi la page Facebook Les fils du vent

vendredi 8 avril 2016

Sans mors, il retrouve sa joie de vivre!

Opéré de la mâchoire, Guadalimar ne supporte plus son mors
Quand? Comment? Pourquoi Guadalimar s'est-il blessé aussi méchamment? Nul ne le sait. "J'ai été appelé à la tombée de la nuit par la gérante de mon écurie, raconte son propriétaire Alain Cornu. Guadalimar pissait le sang! On suppose qu'il s'est roulé dans son box et s'est donné un coup de postérieur sur le menton. On lui a fait un pansement compressif en attendant le vétérinaire".  Au début, le pure race espagnol est soigné pour une simple blessure extérieure. En fait, il souffre d'une fracture des maxillaires. Il faut le faire opérer, poser une espèce de fil de fer qui va maintenir le maxillaire inférieur.
Impossible de lui mettre un mors avant une totale cicatriation. Alain pense alors au side pull. "Cela a été une découverte et même une révélation!" rapporte-il. Mon cheval est un peu sur l'oeil, très facétieux et je me méfie de ses réactions imprévisibles. Depuis que je le monte en side pull, il ne m'a fait aucune entourloupe! Il est plus sage et plus relax. Et je peux m'aventurer beaucoup plus loin avec lui. C'est fou!"
Le side-pull permet de continuer les balades


Alain Cornu est devenu un véritable adepte de la monte sans mors. "Mon cheval est beaucoup mieux. Il a retrouvé sa joie de vivre! En même temps, je le contrôle dans toutes les situations et aux trois allures. Que demander de plus? Je monte surtout à l'extérieur et ce mode de communication nous convient parfaitement à lui comme à moi!"  Ce n'est pas Guadalimar qui contredira son cavalier et se privera du plaisir de s'offrir un petit galop sur la plage d'Arès sur le Bassin d'Arcachon.
Guadalimar n'a jamais été aussi sage!
Sans mors, il reste très maniable
Parfaitement contrôlable
De nouvelles perspectives s'ouvrent ...

dimanche 3 avril 2016

Pourquoi j'aime le CSO : 10 bonnes raisons

Jade, une jeune compétitrice (une vraie)
J'ai toujours autant de plaisir à partir en concours, peut-être parce que je suis une "jeune" compétitrice (seulement une dizaine d'années de concours derrière moi et de façon irrégulière). J'aime me lever tôt, parfois même en pleine nuit, rouler pendant des heures, affronter la pluie, le vent, la chaleur aussi, y laisser toutes mes économies, m'entraîner régulièrement avec des moments d'euphorie mais aussi de remises en question, affronter des paddocks qui peuvent être dangereux pour ... 60, 70 ou 90 secondes d'adrénaline. Je me moque bien des flots, des classements et je sais que je ne serai jamais une grande championne. Alors qu'est-ce qui me motive?


1. Le plaisir de voyager avec les chevaux, de s'en occuper, de s'assurer de leur bien-être, d'être toute la journée avec eux.
Logement dans un box démontable mais bien à l'abri du vent


2. Découvrir une nouvelle piste et savourer le plaisir d'aller sauter sur de beaux terrains avec des obstacles pimpants, des plantes vertes, des drapeaux... Mes juments aussi se montrent intéressées. Cela les change de la routine! C'est aussi l'occasion de les emmener découvrir des chemins inconnus après le concours.
Découverte de la piste de Mazeray en Charente Maritime. 

- 3. Savoir gérer son stress et celui de son cheval. Pas évident pour tout le monde mais très formateur! Les uns s'isolent, les autres écoutent de la musique, s'enferment dans leur bulle ou parlent à leur cheval.
Séance de relaxation pour Manon et Vavavoom
- 4. Se faire belle pour aller en concours. Le tenues sont soignées, les chevaux bichonnés, tressés parfois, les cuirs graissés. Tout doit être impeccable pour aller sauter... même dans la boue!
Faut que ça brille!
- 6. Admirer les bons cavaliers, s'en inspirer et essayer de ne pas voir les autres. Éviter ceux qui s'énervent, mettent des manchettes, sont brutaux ou maladroits.
Mathieu Noirot et sa jeune Vista en toute légèreté
-7.  S'offrir l'adrénaline d'enchaîner une douzaine d'obstacles. On éprouve un plaisir de glisse qui ressemble à celui qu'éprouvent les skieurs chevronnés.
Des sensations fortes
8. Encourager les autres cavaliers de son écurie (La Flouquette). Partager leur plaisir ou leur déception, fêter les classements et les coupes...

Un sport individuel mais un esprit collectif
9. Rêver de progresser, décortiquer ses passages, comprendre ses points faibles pour pouvoir s'améliorer, se donner des objectifs...

La position, c'est la clé!
- 10. Faire brouter ses chevaux, jouer avec son chien, manger des frites, admirer les chevaux des autres et... penser déjà au prochain concours!
Trouver de l'herbe,  la meilleure récompense!



mercredi 23 mars 2016

Saut Hermès : faut-il imiter les grands cavaliers?

Beaucoup de "fer" dans leur bouche!
 Toujours très intéressant de voir travailler les cavaliers au paddock, juste avant d'entrer en piste. Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de trouver les chevaux à la peine, résignés et souvent enfermés, pour ne pas dire encapuchonnés. Évidemment, ils n'étaient pas là pour se balader le nez en l'air juste avant d'aller sauter des obstacles d'1m50 de hauteur! Mais une telle contrainte est-elle nécessaire et faut-il prendre exemple sur ces champions?
C'est la question que j'ai posé à Adeline Wirth Nègre, championne de France, formatrice de jeunes chevaux, consultante pour Equidia et invitée de mon livre "En intelligence avec mon cheval".
Des muserolles serrées

Des éperons, mais avec un bas de jambe fixe
"Ce sont de remarquables cavaliers qui ont un équilibre parfait, une indépendance des aides totale, un bas de jambe très solide et au contact. Ils cherchent à ce que le cheval remonte son dos, s'engage et travaille juste. Peu leur importe la position de sa tête! Ils mettent des embouchures fortes pour obtenir un cheval léger dans la bouche qu'ils suivent avec des bras élastiques. Ils peuvent alors pousser pour que le cheval remonte son dos. C'est très technique et cela exige un haut niveau d'équitation. Sinon, cela peut mener à la catastrophe avec un cheval qui lutte pour échapper à la contrainte. Si on le fait mal, c'est pire que tout! 

Des rênes allemandes enlevées avant d'entrer en piste
Le parfait équilibre de Pénélope Leprévost pour aller sauter



La base, c'est la position du cavalier.  Le cavalier d’obstacle mets tout son poids dans ses pieds.  Solide sur ses pieds, il peut encaisser les sauts en bougeant son buste mais sans à coups pour le cheval, comme un skieur encaisse les bosses.  La position parfaite, c’est la recherche de l’équilibre sur les pieds. Cet équilibre permet au cavalier d’accompagner le mouvement et de bouger son haut du corps. Les bras agissent comme des élastiques, bras et poignets souples, doigts fermés".
Prêt à voler avec Ludger Beerbaum  
Bref,  inutile de serrer les muserolles, mettre des rênes allemandes et enfermer son cheval si l'on a pas une position parfaite et une très bonne main. Cela ne ferait qu'entraîner défenses, contractions et même douleurs pour le cheval. Mieux vaut travailler sa position. Comme dit mon coach Mathieu Noirot, le cheval doit être en avant, en équilibre et léger dans la main. Pas la peine de chercher à faire des choses compliquées. Il vaut mieux bien faire des choses simples!"
Et puis, autant choisir de qui on veut s'inspirer. Au paddock, Ludger Beerbaum avait les rênes en guirlande. Enfin, se rappeler qu'en tant que cavalier amateur, on monte pour notre plaisir! Ce plaisir est indissociable de celui que prend (ou non) notre cheval. 
L'allemand accompagne son cheval et souffle pour se relâcher

dimanche 20 mars 2016

Le marocain Abdelkebir Ouaddar et son selle français Quickly, stars du Saut Hermès

Le marocain ose un tracé de folie
Pas vraiment académiques, plutôt acrobatiques mais franchement efficaces, le marocain Abdelkebir Ouaddar et son selle français de douze ans Quickly de Kreisker (par Diamant de Sémilly) ont tout donné. Ils ont  explosé le chrono de moins 2,38 secondes réveillant le public du Saut Hermès, sous la verrière du Grand Palais!

Un parcours difficile avec des obstacles à 1,60 mètres
A cinquante-six ans, le cavalier du roi du Maroc a pris tous les risques et a fait le spectacle. De quoi ravir son entraîneur Marcel Rozier qui fête ses quatre-vingt ans. Et il a gagné l'épreuve reine du Saut Hermès, l'une des compétitions les plus difficiles du circuit international avec une dotation de 400 000 euros.

Venu en spectateur (et pour dédicacer ses livres) l'artiste et écuyer classique Jean-Louis Sauvat n'en croyait pas ses yeux.  La performance lui a même rappelé de merveilleux souvenirs. "Moi aussi, j'ai sauté! J'adorais les sensations de glisse, l'adrénaline, la vitesse. C'était quand même plus amusant que les concours de dressage!" 

Moi, je pense à ces chevaux si beaux, si athlétiques et tellement généreux. C'est fou ce qu'ils peuvent faire pour nous...

  Quickly, selle français d'exception

En route pour la gloire

Jean-Louis Sauvat en reste rêveur... 

Le Maroc a son ticket pour les Jeux Olympiques