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mardi 11 juin 2019

Le CSO, c'est facile! La preuve par le concours de Lherm

Faire du concours, c'est facile! Il suffit d'avoir un super cheval et de le comprendre. Merci Diana!
En piste avec Diana du Grasset, six ans


 Un coach patient, observateur, convaincant, sympa et excellent cavalier. Merci Mathieu Noirot.
Mathieu Noirot, coach, cavalier pro  et oeil de lynx
Des supporters capables d'attendre pendant des heures par tous les temps, faire des crêpes, préparer l'apéro, encourager, consoler, rigoler... Merci la team Flouquette!
Patience recommandée pour accompagner son cavalier ou sa cavalière en concours

Quoique!
Avoir un chauffeur de van, un coach mental, un groom hors pair... merci Pierre Sagnet! Ensuite?


Au concours de Lherm, on vole ma Diana!
C'est élémentaire! Il suffit de passer l'"épreuve" du paddock avec tous ces chevaux partout. Penser à ne pas gêner son cheval. Se concentrer. Garder le contact sans tirer. Avoir une bonne cadence sans pousser. Mettre de l'énergie dans les tournants sans flancher. Soigner sa position sans déranger son cheval. Attendre l'obstacle sans bousculer. Prendre des décisions sans se tromper... Bref, rester simple! Facile, non?
Dernier obstacle!
Après? On peut rêver de médailles mais surtout de belles pistes, d'harmonie avec son cheval, de plaisir partagé, d'adrénaline...
Manon Dumas et Agathe Louit, cavalières de la Flouquette sur le podium de la 125
Et maintenant, voilà la vidéo de Diana sur sa Prépa, les ladies en piste!









mercredi 5 juin 2019

Poulains : la famille du Grasset s'agrandit!

Et de trois! Il n'a que trois jours, il tient à peine debout mais déjà, il galope! Avec ses très longues jambes, il est vif et athlétique. Son éleveur Bernard Noirot pense l'appeler "Jeudejambes", un nom qui s'impose! Il est le fils de Vérone du Grasset dont vous pouvez voir une vidéo et du crack Emerald.
Trois jours et déjà un regard vif

Il titube un peu mais se dresse bien droit


Et suit sa mère Verone


Voilà le très chic Julius. Agé d'une semaine, il est le fils de Réglisse (la mère de Vista, la jument de tête de Mathieu Noirot) et de Connor, magnifique reproducteur holsteiner dont Bernard Noirot a déjà deux fils.
Déjà, il adore les gratouilles!

Quant à Jouvenceau récemment présenté sur ce blog, il a maintenant un mois et ne pense qu'à découvrir le monde. "Il s'intéresse  à tout et spécialement à ce qui n'est pas pour lui comme cet abreuvoir. C'est un petit effronté!" s'amuse Bernard Noirot qui l'habitue déjà à porter un licol.
Le trio commence à s'en donner à coeur joie A suivre!

A un mois, il veut tout faire comme les grands




mardi 28 mai 2019

Au bonheur des chevaux au printemps

De l'eau, de l'herbe, de l'espace, c'est le bonheur!
Elle est bien verte, tendre, onctueuse. Juteuse, elle glisse sous la langue. Variée, fine, aromatique, elle offre mille goûts. Elle soigne et apaise. On a envie d'en croquer. Les chevaux en raffolent surtout en cette saison où les pluies lui redonnent de la vigueur. Les insectes ne harcèlent pas encore nos compagnons, les nuits sont fraîches, l'herbe abondante. Epoque bénie pour Mistria, ma jument à la retraite et ses compagnons. Quel bonheur de les voir aussi tranquilles, occupés à rechercher les meilleures tiges, les plus savoureuses variétés. 12 à 14 heures par jour, ils dégustent. Heureux retraités!

Rien de tel qu'un bon bain d'herbe mouillée!
Une vraie cure de jouvence pour Quincy!

Un petit coup d'oeil avant de replonger la tête dans l'herbe

Mistria s'en donne à coeur joie

lundi 27 mai 2019

L'équitation de travail en concours à Lège Cap Ferret

Utilisation pacifique de la Garrocha
Un taureau à Lège Cap Ferret, oui! Mais factice. Ce week-end, se disputait un concours d'équitation de travail au centre équestre de Frédéric Morand plus connu pour ses concours de sauts d'obstacles.

 L'équitation de travail a été codifiée en discipline sportive par les portugais.  Elle trouve sa source dans une équitation utilitaire répondant aux nécessités des éleveurs de chevaux et de taureaux sur la péninsule ibérique. Elle se pratique désormais dans toute l'Europe. Venus des Landes, de Bretagne ou de région parisienne, une trentaine de compétiteurs ont rivalisé d'adresse, d'élégance et ont, pour certains, montré une très belle équitation.

Le concours compte trois épreuves : le dressage, la maniabilité et la vitesse.

"C'est très ludique, explique Guillaume Quimerico qui a fait le voyage de Paris avec son fidèle espagnol âgé de dix sept ans. Les chevaux adorent aller sur le parcours de maniabilité. Très vite, ils savent se placer pour ouvrir la porte, faire des démarrages fulgurants, reculer sur un angle droit, changer de pied au galop sur un slalom... Je fais beaucoup de dressage à la maison. Ces parcours sont notre moment de plaisir, la cerise sur le gateau. Ils donnent un but au travail et l'occasion de se retrouver entre passionnés".

Le concours de dressage est noté de façon classique, la maniabilité est également notée par des juges, la vitesse se joue au chrono avec des pénalités si on rate un obstacle. L'épreuve de plus haut niveau exige la conduite du cheval à une seule main. Mieux vaut avoir de l'assiette et des jambes!

Une belle discipline qui peut se montrer exigeante pour les chevaux aussi bien physiquement  que moralement. Comme dans les autres disciplines équestres, tout est question de tact et de préparation. "Certains chevaux s'amusent. Ils pourraient presque faire le parcours seuls! argumente Guillaume; C'est ce que l'on recherche, la sacro sainte légèreté!"


Déplacement latéral sans toucher la barre

Reculer en faisant un angle droit

Ouvrir et fermer la porte

Pierre Jouneau et son bel alezan Vigilante

L'épreuve de vitesse


Guillaume Quimerico fait un huit autour de deux tonneaux

Le plaisir du jeu

Passage de pont



vendredi 24 mai 2019

Rencontre avec un poulain de 3 semaines de Kiss me du Grasset


Kiss me du Grasset et son poulain âgé de trois semaines
Il n'a que trois semaines et déjà une grande personnalité. Curieux, vif, intelligent, c'est le premier poulain né à la Flouquette (là où j'ai mes juments). Bernard Noirot a transféré une partie de son élevage du Gers.
Il est le fils de Kiss Me du Grasset et d'Emerald, le crack BWP qui a fait les Jeux Olympiques. C'est le demi frère de ma propre jument Diana!

Quel bonheur de rencontrer la mère de ma pépite. Elle parait si douce, si sereine. A 21 ans, c'est sûrement son dernier poulain. Une sacrée réussite!
Un petit curieux!


Il est également le demi-frère d'Otello, le fidèle partenaire de Mathieu Noirot sur des hauteurs de 1,50 m. Un cheval extra terrestre dont je vous ferai le portrait prochainement.
Son frère, Otello du Grasset, tout en force et facilité

Sa soeur Diana du Grasset  prépare gentiment une carrière en amateur
Son nom? Jouvenceau, sans doute. Bernard Noirot a encore quelques jours pour se décider.
Une génétique de champion!

Diana se prépare à une carrière "pépère" avec l'amatrice que je suis. Otello a atteint des sommets. Que fera Jouvenceau? Comment savoir? Tant d'aléas jalonnent la carrière d'un cheval de sport. Quant à Kiss Me, elle va sans doute prendre sa retraite dans les prés de La Flouquette et rejoindre ma jument Mistria. Bref, elle restera en famille!

Lien pour voir Otello du Grasset et Mathieu Noirot

lundi 13 mai 2019

Moi, j'aime le CSO et... mon cheval aussi!

Après et même avant l'effort, le réconfort!
J'adore partir en concours surtout depuis que j'habite en Aquitaine. Les compétitions sont moins nombreuses qu'en région parisienne. Lorsque l'on fait un déplacement, on reste deux ou trois jours sur place. A chaque fois, on est une bonne dizaine de l'écurie à participer, parfois plus, sans compter notre coach Mathieu Noirot, sa femme Delphine, le cavalier de la Flouquette Quentin Theas, leur famille, leurs amis, leurs chiens... Une vraie colonie qui se retrouve à Barbaste, Royan, Lège Cap Ferret, Mazeray...
Le CSO, une affaire de famille Noirot

 Les chevaux ne se font pas prier pour monter dans le camion ou les vans. Ils adorent et participent à l'excitation générale. Ils le savent bien. Ils ne vont pas s'ennuyer entre les épreuves, les soins, les balades, les séances de broutage et les papotages devant leurs box.
Dans ma malle, deux ou trois kilos de carottes et des pommes pour Papete, Diana et...  pour moi.
Pas toujours le temps de déjeuner! Les épreuves se succèdent toute la journée. Papete attend avec impatience le barrage. Dès que la cloche sonne, elle est au taquet. Les oreilles en avant, elle cherche le prochain obstacle comme si elle se prenait au jeu. Quant à Diana, elle apprend. Le paddock, elle gère. Elle n'a même pas peur des autres. Les obstacles, aucun souci. Les combinaisons? Elle les attaque! Le souffle, le geste, la rectitude, l'équilibre, le contrôle... c'est bon. Il ne lui reste plus qu'à accepter et même transcender mes erreurs, comme tout bon cheval d'amateur.
On se fait beau pour le CSO. Quentin Theas et sa fidèle A Capella avant d'aller en piste
Une fois le concours terminé, quelle que soit le résultat, c'est l'heure de la douche et du massage. Et puis, on part à la recherche d'herbes fraîches. Elles sont succulentes après les belles pluies printanières.  Retour à l'écurie où chaque cavalier recrée l'univers familier de son cheval. Pour l'un ce sera un doudou accroché à la porte du box, pour un autre un rideau de box qui préserve sa tranquillité. Le choix du voisin de box compte énormément. Papete et Diana se retrouvent toujours côte à côte avec, souvent, leur copine Burberry. Une montagne de foin les attends et deux seaux d'eau.
A tous les niveaux, on s'encourage!
Le soir, à l'apéro,  on discute de la forme de notre cheval, de ses aptitudes et de la meilleure façon de le monter pendant des heures. Chacun raconte son parcours, le montre en vidéo, le commente avec le coach. Ces deux minutes d'adrénaline pendant le parcours valent que l'on fasse tous ces efforts financiers, physiques, d'organisation.  De retour le dimanche soir, épuisée d'avoir cavalé d'une piste à l'autre, crottée, fourbue, je rentre les étoiles dans les yeux et je me précipite sur mon ordinateur pour m'engager lors d'un prochain concours. Demain, les chevaux passeront la journée au pré.
Diana et Papete en mode "récupération active"!

lundi 29 avril 2019

Equitation : Les aides sont faites pour... aider!

Olivier Puls : "Faire aimer l'équitation avec des aides légères"
Les aides servent à guider le cheval, lui donner des indications, l'aider tout simplement. Hélas, trop souvent, elles viennent le perturber, le déranger, l'embrouiller. Elles peuvent même le rendre fou à moins qu'il ne préfère les ignorer totalement et entrer dans sa bulle. Tout plutôt que ces actions d'éperons maladroits, ces chocs dans la bouche, ces inconfortables agitations du bassin, ces incompréhensibles coups de cravache! Plus on agit et plus le cheval s'emmêle les sabots! Est-ce que l'on veut qu'il avance quand on le talonne? Qu'il saute ou qu'il attende la prochaine foulée quand on pousse avec son bassin? Qu'il recule quand on tire sur sa bouche?
C'est d'autant plus obscur pour le cheval que l'on ne cède pas. Céder, rien n'est plus important pour lui! Voilà pourquoi il faut toujours se demander face à un problème : qu'est ce que j'ai fait qui n'a pas aidé mon cheval? Se poser ce genre de questions, cela change tout!  Cela... aide le cheval!
Pour en savoir plus, lire mon article dans Cheval Pratique de mai (n° 350) avec, en bonus, une interview de l'écuyer du Cadre noir Olivier Puls qui nous parle de l'excès d'aide mais aussi de l'énergie, une aide primordiale qui vient compléter les aides classiques.
A lire dans Cheval Pratique de mai

Se poser les bonnes questions, c'est déjà aider le cheval!

jeudi 25 avril 2019

Faire naître un poulain, est-ce vraiment sérieux ?

Avoir un poulain, c'est s'engager à veiller sur lui
C'est trop mignon un poulain! Trop chou! On en rêve tous! On se dit que oui, un jour notre jument, on pourra toujours lui faire faire un poulain. Ce sera une bonne retraite! On aura un souvenir. Cela l'occupera. Et puis, une poulinière au pré, cela ne revient pas cher. On pourra toujours le revendre ou, au moins, lui trouver une bonne "maison". Et puis, ce sera peut-être un crack. Le cheval de nos rêves...
Oui mais... attention! Réfléchissez bien.
 Faire pouliner une jument cela coûte cher et l'on n'est pas sûr du résultat. Si elle va à la retraite, c'est qu'elle a peut-être besoin de repos. Or, un poulain ce n'est pas reposant! Si elle est arrêtée pour blessure, supporter un poids supplémentaire (15% de plus pendant la gestation) ne va pas hâter la guérison.
 Côté budget, outre le coût lié au poulinage (échographie, surveillance, alimentation...), s'ajoutera l'entretien de deux chevaux au lieu d'un.
Faire pouliner pour la première fois une jument d'âge peut présenter un danger pour elle.
Un cheval peut vivre 30 ans et c'est long, un engagement sur 30 ans.
On ne s'improvise pas éleveur.
Il n'y a de place dans l'élevage que pour l'excellence. C'est difficile aujourd'hui de vendre un cheval. Les éleveurs ne vendent que l'élite et dans des lignées recherchées.
Surtout, il y a déjà trop de chevaux en France et beaucoup n'ont d'autre avenir que l'abandon ou l'abattoir.
"Les annonces se multiplient sur le Bon Coin de chevaux à donner contre bons soins", s'insurge Carina Mac Lauglhan, ex présidente du Refuge de Darwyn France. On ne sait plus qu'en faire. On compte plus d'un million d'équidés en France sans compter le nombre incroyable de chevaux non identifiés (8 500 saillies non déclarées par an en moyenne). Les associations de protection ne peuvent plus faire face. Le marché des chevaux est déjà saturé. "On est débordé! assure Carina Mac Lauglhan. C'est la face cachée du monde du cheval. Il y a de plus en plus de chevaux et ils coûtent de moins en moins chers. Autrefois, les cavaliers suivaient des formations approfondies en hippologie. Ils se faisaient entourer de gens de chevaux. Ils avaient de vrais budgets. Maintenant, l'équitation s'est démocratisée. On confond monter et détenir un cheval. Chacun se lance au petit bonheur la chance sur un bout de terrain sans avoir les connaissances et le budget nécessaires. Ils croient aimer les chevaux. Or, la maltraitance, c'est avoir un animal sans en connaître les besoins! L'on se retrouve avec des chevaux squelettiques, non parés, non vermifugés, non éduqués... Quand ils vieillissent, plus personne n'en veut". Et de rappeler que 76% des transactions concernent les chevaux de moins de onze ans.
"Le pire, ce sont les chevaux miniature. Les gens oublient que ce sont des chevaux avec les besoins et les comportements de leur espèce. Comme ils sont petits, ils ne peuvent pas se défendre. J'ai vu un miniature se faire déboiter l'épaule parce qu'il ne comprenait pas que sa propriétaire voulait le coucher. J'en ai connu détenus sur un balcon, noyés dans une piscine..." Voilà pourquoi le Refuge de Darwyn relaie cette campagne initiée en Grande Bretagne par la World Horse Welfare pour informer les propriétaires sur les risques de faire naître un "poulain maison" et leur faire prendre conscience des enjeux liés à la sur reproduction des chevaux (les anglais disent overbreeding).

mercredi 17 avril 2019

La supériorité de la paille sur les autres litières

Rien de mieux qu'une bonne litière en paille!
Comme c'est bon de se retrouver dans un box bien paillé! Ma jument Papete semble apprécier. La paille est une litière particulièrement confortable sur laquelle il est bon de se coucher, se rouler. Elle absorbe bien l'urine (9 litres par jour par cheval en moyenne), camoufle les crottins (12 kilos)  et surtout, elle permet aux chevaux en box de s'occuper en attendant de sortir. Car tous les brins de paille ne sont pas bons à manger. Le cheval trie les meilleurs. Il peut y consacrer des heures. Parfois même, il néglige son foin tant cela l'amuse. Cela lui permet d'évacuer les 10 000  à 12 000 coups de mâchoires quotidiens qu'il est programmé pour donner. S'il ne les évacue pas, il peut être sujet à un stress chronique. La paille lui offre la possibilité de se détendre. Elle lui permet d'user ses dents. 

 Riche en cellulose, la valeur nutritionnelle de la paille ne remplace pas le foin. Mais elle apporte l'effet de lest dont il a besoin pour stimuler son transit. Elle a ailleurs été l'aliment de base des chevaux pendant des siècles, notamment dans les contrées désertiques où il n'y a pas de foin et ils ont plutôt bien survécu à tel point que l'on disait en France au 18ème siècle : "Cheval de paille, cheval de bataille". Pendant les périodes estivales de sécheresse, certains éleveurs complémente les chevaux à la paille et l'effet sur leur état est visible.

Pourtant, elle ne convient pas aux chevaux en box qui souffrent d'allergies respiratoires et sa surconsommation pourrait, dit-on,  entraîner des coliques par "bouchons de paille". Si le cheval y est sujet, il est préférable de le mettre au pré. La litière sur copeaux est souvent subie comme une punition! C'est un plan B qui sera bien supporté si le cheval dispose de beaucoup de foin et de sorties régulières. Sinon, enfermé dans son box,  il risque de s'ennuyer et de développer des troubles du comportement (tics, agressivité, apathie...) Le mieux est une fois de plus l'ennemi du bien!

samedi 13 avril 2019

Les plus beaux livres équestres du monde au Grand Palais


Vite! au Grand Palais pour découvrir les livres anciens sur le cheval
Intense moment d'émotion au Salon du livre rare qui se tient jusqu'au dimanche 14 avril au Grand Palais à Paris en découvrant les livres les plus beaux et les plus rares de la littérature équestre au stand de Philippe Deblaise, l'infatigable chercheur d'introuvables.

On y admire notamment le grand infolio "Études de chevaux" de Géricault, une merveille complète et unique. Le très joli "Description du cheval selon ses poils principaux" de Ridinger côtoie le célèbre "Manège royal de monsieur de Pluvinel".

Des ouvrages mythiques dont les prix s'échelonnent entre 19 000 et 30 000 €. L'occasion de voyager dans le temps et dans l'espace et de commencer, pourquoi pas, une collection de livres anciens. Philippe Deblaise propose également des livres plus abordables (300 €) mais tous ont une vie, une histoire, osons le dire une âme.
Philippe Deblaise traque les livres rares
Découvrez mon reportage dans  Cheval Pratique de juin et courrez au Grand Palais!
Lien pour le salon du livre rare
La librairie Philippica
Mon article sur l'achat d'un livre ancien

dimanche 7 avril 2019

Les chevaux ont-ils l'instinct de possession?

Les deux juments veulent faire connaissance
Mais oui! Le preuve sur cette vidéo. Diana du Grasset, l'alezane et Papete, surnommée la Bombinette partagent le même paddock. C'est Diana (6 ans), qui fait la loi.  Papete (16 ans) n'a qu'à s'effacer pour la laisser boire la première par exemple. Diana s'approprie également les voisins de paddock. Ce beau bai, il est pour elle! Regardez comme elle chasse sa "rivale".
Papete n'insiste pas. Elle aime avoir la paix. Elle refera une nouvelle tentative quand Diana sera occupée à autre chose.
C'est très amusant d'observer les chevaux au pré et cela en dit long sur leur tempérament.

mardi 2 avril 2019

Un concours avec Diana pour... vaincre ma peur de galoper

Diana du Grasset intelligente, gentille et débordante de vie
Je l'ai fait! Oui, j'ai enchaîné mon premier parcours de la saison avec ma jeune Diana, six ans. Un exploit! Une victoire!
J'ai gagné? Non, j'ai même refusé le onzième. Je commençais à fatiguer. Mais je me suis lancée... vaillamment et j'ai pris un vrai grand plaisir.
Cela faisait trois mois que je n'avais pas sauté une barre avec elle. Je n'osais même plus galoper!  Trois mois que je restais au pas, un peu de trot, au mieux un départ au galop, deux foulées et on repasse au pas. Qu'un chien gambade aux alentours, que les chevaux galopent dans les prés autour de la carrière, que le vent souffle et... je m'attendais au pire! J'anticipais ses éventuels débordements. Aux aguets, je ne pensais plus qu'à ça.
Avec Mathieu Noirot, le patron des écuries de La Flouquette
Diana est jeune. Elle a du sang et, parfois, elle explose. De joie, de jeu, d'espièglerie, qui sait?  Cela vient très vite. Une vague parcourt son dos. Non, une déferlante et ... bing, je me retrouve par terre. Une fois dans la carrière, une autre dans la forêt.  Cela m'a refroidi, dans la carrière surtout car je n'ai vraiment rien pu faire. Alors sauter! Non, mais vous plaisantez?
C'est pourtant ce que m'a proposé mon coach Mathieu Noirot, trois jours avant le concours. Je m'entraînais avec Papete. Ma petite jument noire a du sang, elle s'enflamme parfois mais je suis bien avec elle. Je la connais et je n'éprouve aucune peur même quand on va vite. Mathieu montait Diana. "Elle est prête pour aller en concours, m'a-t- dit après avoir enchaîné un parcours sans difficulté. Je fais la prépa vendredi et tu engages samedi. C'est toi qui la montes. Comme Papete!" "Mais Mathieu, je n'ose même plus galoper!" " Justement, cela va te remettre dans le coup. Je la monterai avant. Elle sera occupée par les obstacles, tu verras. Ne dis rien à Pierre. On lui fera la surprise". 
Diana fait son apprentissage dans une bulle de bienveillance

Pierre est mon mari. Il m'accompagne dans cette aventure du jeune cheval. Il se montre patient avec Diana, réconfortant avec moi. Il a tout essayé pour me redonner confiance mais, jusqu'à ce fameux concours, je bloquais. Une vague d'angoisse venait m'envahir au moindre prétexte. J'avais beau essayer de le cacher à Diana et de rester "digne", elle le sentait bien-sûr. Les chevaux ont un tel besoin de stabilité.
Le plaisir de la vie en concours
Mathieu a monté Diana sur la Prépa, une épreuve qui se joue sans chronomètre et qui est destinée à préparer les chevaux au Grand Prix. Je n'aurai pas voulu être à sa place sur le paddock de détente. Mais j'ai bien regardé. Au moment où Diana allait exécuter ses bonds de joie, au lieu de faire baisser la pression et de passer à l'allure inférieure, Mathieu a mis les gaz et a galopé sans se préoccuper d'elle.  En suspension, mains en avant et vogue la Diana. Elle s'est calmé et a très bien sauté. En piste, elle s'est montré parfaite, ne regardant aucun sous bassement et enchaînant le triple avec aisance. C'est là que je me suis dit que je pourrai le faire. Il suffisait que je monte comme ... Mathieu Noirot! Facile, non?
La reconnaissance du parcours

Imaginer son tracé et se projeter

Attentive et bien droite, Diana assure!

J'étais décidée. Le lendemain, je me suis engagée. Mathieu a souri. J'ai bien vu que le challenge lui plaisait. Il savait que le couple pourrait se faire en concours, comme un couple humain se soude (ou non) face à ses premières difficultés. "Tu la monteras avec son mors en caoutchouc. Comme ça tu peux prendre du contact. Et du galop! Un bon galop dans la courbe et tu attends".  Au moins, les consignes sont simples. Galoper, garder le contact, attendre.
Avec Pierre, mon compagnon-accompagnateur-supporter...
Mathieu a détendu Diana. Et maintenant, en selle! Impossible de reculer. Il fallait bien que je galope. J'ai fait quelques sauts et... en piste! Bizarrement, j'étais sûre de moi, concentrée, dans ma bulle avec Diana. J'ai mis du galop dès l'obstacle numéro 1 et j'ai enchaîné avec une facilité incroyable, relançant dans chaque tournant et attendant sagement mon saut. Sur le dixième, elle a fait un gros saut et a touché avec un postérieur. La barre est tombée et j'ai oublié de bien la relancer. Elle s'est arrêté sur le onzième face à la porte de sortie. Elle n'était plus avec moi. Mais bon, on a fini par le franchir et je ne veux me rappeler que la magie du parcours, les retrouvailles avec Diana, le plaisir d'y croire à nouveau et de me projeter avec elle, le sourire de Pierre. Je l'ai fait! Merci ma Diana! Top Mathieu!