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dimanche 19 juin 2016

Bien-être et performance du cheval de CSO : 10 erreurs à éviter à tout prix

A force d'observer les cavaliers sur les paddocks, je ne peux m'empêcher de relever les erreurs les plus fréquentes. Celles qu'il faut à tout prix éviter!
Cheval photographié à son arrivée au paddock. Aucune possibilité de se détendre!
  1. Ne pas prendre le temps de marcher rênes longues. On sort le cheval du box démontable dans lequel il "croupit" depuis plusieurs heures, on le monte directement sans lui laisser le temps de marcher dos nu, on va jusqu'au paddock au pas (pas toujours rênes longues comme il se doit)  et c'est parti! On oublie juste que le cheval aurait besoin de 10, voire 20 minutes de pas rênes longues,  pour échauffer ses muscles. Plus il vieillit, plus le temps d'échauffement se rallonge! Pendant ce moment, il faut le laisser aller à son rythme. Pas de jambes. On mettra les jambes après et, une fois échauffé, il devra y répondre et fuser. Si on met des jambes dès le départ et que le cheval ne répond pas parce qu'il n'est pas échauffé, qu'est-ce que l'on fait? 
  2. Rythmer chaque foulée avec ses jambes, voire ses éperons. C'est la conséquence du non respect de l'étape n°1. Très vite, cela devient une habitude et l'on endort le cheval. Une habitude très répandue.
  3. Vouloir placer son cheval avant qu'il ne soit en avant. Encore un problème de timing. Le cheval ne peut engager sa masse en dessous que lorsqu'il est en avant. Sinon, il plie la tête et cela ne sert à rien qu'à lui causer des contractures. 
    Attention de ne pas rythmer les allures avec les éperons
  4. Enfermer son cheval. C'est une façon pour le cheval d'échapper à la main mais cela provoque des tensions. 
  5. Serrer la muserolle. On le voit moins en CSO qu'en dressage mais quand même! Inutile de serrer la muserolle à bloc. Bien-sûr, cela empêchera le cheval de protester. Il n'aura plus qu'à se résigner et à subir. Ce n'est pas cela qui va l'aider à mieux sauter. 
  6.  Négliger de travailler sa propre souplesse et sa décontraction. C'est fou le nombre de cavaliers crispés, lourds à cheval. Comment rechercher le relâchement du cheval, préalable indispensable au geste sportif si l'on est soi-même raide! Allez, un peu de gymn, des étirements, une hygiène de vie... 
  7. Porter son cheval avec ses mains. Le cheval n'a pas besoin de nous pour se porter. Le contact avec sa bouche doit être constant mais léger. C'est l'équilibre qu'il faut rechercher avec l'assiette, les jambes, le regard, le dos... 
  8. Oublier de travailler l'endurance. Beaucoup de chevaux arrivent en fin de tour, trempés et essoufflés. Ce n'est pas normal!  Des trottings, ils en ont besoin et pas seulement de temps en temps!  
  9. S'énerver sur son cheval. Certains chevaux sont stressés par le concours. Ils ont peur des autres chevaux au paddock, ils font des écarts. Il faut les habituer, les rassurer, surtout ne pas rajouter de pression. 
  10. Faire des manchettes! Certains cavaliers (chez les pros aussi) n'ont aucun tact. Ils prennent la bouche pour un frein à main! En concours, on en voit même qui remercient leur cheval d’avoir réalisé un beau parcours et sauté 12 ou 13 obstacles avec des consignes parfois contradictoires, en l’arrêtant brutalement après le dernier obstacle. Plus le mors est dur et plus ils peuvent se permettre de casser ainsi le mouvement du cheval. Il ne leur vient pas à l’idée qu’ils seraient plus respectueux de la bouche, du dos et du mental de leur cheval en le ralentissant progressivement sur une volte.  Les manchettes vendeuses et autres coups dans les dents sont « offerts » avec une brutalité proportionnelle au nombre de barres  tombées ou de refus essuyés ! A s'interdire complètement.
    Position crispée, inconfortable, stressante... 

mardi 7 juin 2016

Derby d'Arcachon : les chevaux de sports à la plage

La seule épreuve de jumping en Europe  à se disputer sur la plage
Du vent, des hennissements, le martèlement des sabots sur le sable, des cris, des applaudissements... la plage d'Arcachon a vécu, samedi à marée basse, un grand moment de sport, de spectacle et... d'aventure! Comme chaque année, le centre équestre d'Arcachon organisait le jumping des sables avec son célèbre Derby, le seul à se disputer sur une plage en Europe. 17 obstacles dont un double, un triple et un saut de puce, séparés les uns des autres par d'immenses galopades. Hauteur : 1,25 pour les pros, 1,20 pour les amateurs.
Sur la plage Pereire à Arcachon

Folklo la reconnaissance!


Les chevaux doivent être bien entraînés

Les gagnants Ludivine Castaing et Pirlouit du Grasset

Impressionnant mais aussi très intéressant à observer.  Chaque cavalier avait sa technique pour mettre son cheval en confiance, lui montrer la mer, le calmer ou au contraire le motiver. J'ai ainsi vu un cavalier massacrant la bouche de son cheval et d'autres, au contraire, n'hésitant pas à encourager leurs chevaux à la voix, les faisant entrer dans l'eau avec patience... Mention spéciale pour David Detour, ce cavalier pro de la Creuse qui n'a pas cessé de féliciter sa jument Tosca Mia pendant tout son tour et qui a pris le temps de lui proposer une petite thalassothérapie après l'épreuve.
Un bel  oxer les pieds dans l'eau

Premiers pas dans l'eau. Le cavalier laisse sa jument libre de regarder mais il est présent avec ses jambes
Après l'effort, de la marche, des soins, des carottes, du foin...
Anne-Laure Yhuel, ma voisine de box, a eu la chance de participer à l'épreuve amateur avec sa toute bonne Qriska. Elle raconte: "Je me suis éclatée et ma jument n'est même pas fatiguée. Elle déborde tellement d'énergie! La principale difficulté du derby tient à la distance, au nombre de sauts, au sol  de plus en plus labouré au fur et à mesure des passages et à la distance qui sépare les obstacles. Les chevaux se retrouvent très loin des autres et cela les désorganise!"
Disputer une épreuve sur la plage, le rêve!

En tout cas, j'aurai aimé être à leur place! Allez les organisateurs, si vous conceviez la même épreuve  mais avec 10 centimètres de moins... S'il-vous plait!!!!!

jeudi 2 juin 2016

Karol Rouland : Pour l'amour du cirque, du cheval et... de l'homme

Coup de coeur pour ce bijou
Dans "Monsieur Cagole" (Riveneuve éditions), Karol Rouland raconte le destin d'un homme sauvé par le cirque et par les chevaux. Rongé par l'eczéma, Monsieur Cagole cache son visage sous une cagoule, ses mains sous des gants. Son seul ami est un cheval. Quand ce dernier meurt, l'homme cagoulé plonge dans le désespoir. Sa laideur pourtant n'effraie pas les gens du cirque avec lesquels il part en tournée comme palefrenier.

Monsieur Cagole soigne les chevaux et les chevaux le soignent. Lentement, il puise dans le cirque le courage de vivre...

Ecrit avec une plume alerte et poétique, ce livre paru en 2014 se lit d'une traite et m'a beaucoup touchée. Un livre à offrir à vos amis mais aussi à des ados.

J'aime le cirque et les petits cirques en particulier (pas ceux qui présentent des animaux sauvages bien évidemment). Depuis longtemps, je cherche à les débusquer aux quatre coins de la France. En témoigne l'un de mes premiers reportages paru dans les années... 80 avec les images de Nicolas Moscara.

Oui, le cirque n'est pas réservé aux enfants. Les adultes aussi ont besoin de rêver. Les municipalités devraient y réfléchir à deux fois avant de les interdire ou de les reléguer à la périphérie de la ville. Le cirque, c'est la vie!

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vendredi 27 mai 2016

Cheval qui tape dans les murs : la mauvaise solution

Toujours se demander, pourquoi fait-il cela
On est tous d'accord. Un cheval qui tape dans les murs, c'est horripilant. Il peut se faire mal et abîmer son box. S'il en prend l'habitude, il devient intransportable. Bref, mieux vaut le faire cesser. De là à inventer et à commercialiser un système qui lui envoie de l'eau quand il tape... Cela me choque! Mieux vaudrait se demander pourquoi il tape.

Le cheval n'a pas le même langage que nous! Il ne fait pas grève et ne porte pas plainte. Il communique avec des gestes, des postures, des mimiques. En tapant dans son mur, il s'exprime. Il envoie un signal. Il est peut-être tout simplement mal élevé et tape pour avoir une carotte. Il suffit de l'éduquer. On dit : "Non" quand il tape, "Tiens" pour donner la friandise et c'est nous qui la donnons, ce n'est pas lui qui la prend. La nuance est importante.

Il peut aussi taper pour exprimer une souffrance. Ses conditions de vie ne correspondent pas à ses besoins et notamment celui de se dépenser et de marcher. Oui, le cheval est un animal nomade! Tous ne supportent pas de rester enfermés. Il n'apprécie peut-être pas son voisin de box, il a des problèmes de digestion, du stress... Il s'ennuie. Parfois, il suffit de le changer de box, de le mettre au paddock un peu plus longtemps, de varier son travail, de lui donner plus de foin... et sa vie change. Et s'il ne se résigne pas à la passer en box, alors il faut lui trouver un autre cadre de vie.

Certains chevaux s'adaptent très bien à l'écurie, d'autres non. Et ce n'est pas en leur envoyant des jets d'eau que l'on va améliorer leurs conditions de vie! S'ils ne peuvent plus exprimer leur mal être en tapant, ils l'exprimeront autrement (coliques, ulcères, agressivité...)

Récemment, j'ai vu une cavalière balancer une claque à son cheval parce qu'il tapait. Cela faisait juste 24 heures que son cheval était enfermé dans un petit box démontable. Que pouvait-il faire d'autre? Pire encore, un cheval dont le box était entouré de fils électriques pour éviter qu'il ne se gratte. L'enfer!
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vendredi 20 mai 2016

Marie Sand nous invite à dessiner les chevaux au haras de la Cense

Avec Marie Sand, traduisez la relation intime qui vous lie au cheval
Faire le "portrait-émotion" de Mistria ou de Papete, voilà une idée qui me plaît. Le 29 mai, au Haras de la Cense, dans les Yvelines, Marie Sand anime un stage destiné à  "approfondir cette relation quasi fusionnelle avec un cheval et en réaliser un portrait-émotion".


Avant de prendre son crayon,  Marie Sand  écoute, regarde, ressent. "On ne dessine pas seulement avec les yeux, dit-elle. On dessine avec son cerveau qui se positionne dans l'espace, ses sens, son ressenti, sa mémoire émotionnelle. C'est un déclic qu'il faut avoir avant de se pencher sur sa feuille. Quand on le ressent, tout devient possible". La technique est indispensable mais elle est secondaire. En premier lieu, Marie Sand encourage ses élèves à se connecter avec leurs émotions. Elle les invite à se mettre dans un état de conscience altéré, un peu comme en méditation.

"Le cheval a deux particularités: il est toujours en mouvement et il est très actif à ce que fait l'artiste. Il peut poser, jouer, rester indifférent, venir renifler, s'endormir, s'éloigner même".  Deux particularités qui font la richesse de notre modèle. Rappelons que le cheval est l'être le plus représenté par les artistes, juste après la femme! "Dessiner d'après une photo, c'est perdre toute cette émotion. Mieux vaut dessiner de mémoire". 

Marie Sand n'oublie pourtant pas les fondamentaux sur la composition, le contour...Au cours de la journée de stage, elle propose des exercices permettant d'aborder toutes ces notions.


Lien pour vous promener sur le site de Marie Sand et découvrir ses portraits émotion
Avec Thierry Ségard, apprenez à composer une image et à faire passer une émotion

Lien pour s'inscrire pour la journée du 29 mai au Haras de la Cense

Vous pouvez aussi préférer la photo et vous inscrire au stage proposé par le photographe Thierry Ségard. Il vous apprendra à mieux utiliser votre appareil photo, apprendre à regarder, composer une image...

Avec Christian Hirlay, concentrez vous sur le mouvement
Enfin, le sculpteur Christian Hirlay, spécialiste des oeuvres en tôles soudées, vous apprendra à capter les mouvements des chevaux à l'aide de matériaux minimalistes tels que le fil de fer.


lundi 16 mai 2016

La compagnie Méloudine: le mariage du cirque et du CSO



Amandine voltige sur Zango, le pur race espagnol
Pur moment de poésie, de magie et de légèreté à l' écurie des Pins à la Brède (33) où la Compagnie Méloudine se donnait en spectacle pour la journée organisée par le Lions Club Bordeaux Graves au profit des enfants malades. Une occasion de rencontrer un couple peu ordinaire. Formée à l'école du cirque et à celle de Frédéric Pignon-Magali Delgado, Amandine Tirebois, l'acrobate, excelle en voltige et adore le travail en liberté. Cavalier de CSO, fou de compétition, Sébastien Capelli est marchand de chevaux, à la tête d'une écurie de propriétaires et d'un poney club représentant 140 licenciés.
 "Ce qui nous lie, c'est le cheval, raconte Sébastien Capelli. Avec Amandine, j'ai découvert que la compétition n'était pas la seule finalité. L'équitation artistique est peut-être plus authentique. Il n'y a ni perdant, ni gagnant. On ne peut pas tricher. L'émotion passe ou ne passe pas". 
"Quiebre" en liberté. Balkan suit les mouvements d'Amandine de gauche à droite
Quand l'art et le sport se rencontrent, ils se racontent... des histoires de chevaux!
Les deux sensibilités se complètent et s'enrichissent. "On veut mixer nos compétences, s'ouvrir à d'autres univers. On a déjà intégré un cheval de sport dans un spectacle. Il sautait les troncs tirés par un cheval de débardage. Tout est possible!" souligne Amandine.
Le sport et le cirque  unis dans l'amour du cheval

Mixer deux univers, sortir, s'ouvrir. s'enrichir l'un l'autre... voilà une idée magique, légère, poétique même.

La compagnie Méloudine vous salue!
Lien pour la page Facebook de la Compagnie Méloudine

jeudi 5 mai 2016

Bande de "respect" pour éperonner en toute liberté

Une sellerie met en vente une "bande de respect" censée protéger le cheval des coups d'éperons, et pire, lui permettre d'être monté même s'il est déjà blessé. La publicité pour ce produit ne fait ailleurs pas dans la dentelle : "Elle protège des blessures et permet d'utiliser le cheval sans devoir attendre la guérison et la complète reconstruction du tissu cutané. La guérison n’est donc pas compromise car l'élastique utilisé, malgré sa minceur, est très résistant et protège grâce à sa composition.
Une bande  cache-misère qui n'a rien de respectueux 
Elle prévient les problèmes lorsqu’elle est utilisée régulièrement, et isole des blessures, comme une pellicule protectrice, en empêchant à l'action plus ou moins énergique des talons de continuer à blesser la peau du cheval."
On croit rêver! Il ne s'agit plus d'apprendre à bien monter à cheval, doser ses aides, fixer sa jambe, utiliser son dos et son bassin. Non, il suffit de cacher la misère! Je suis très en colère d'autant que je vois beaucoup de chevaux blessés à cet endroit, ou pour le moins irrités. Pourquoi? Parce que leurs cavaliers, même gentils et clamant leur amour pour le cheval  abusent des éperons. Souvent leur jambe n'est pas parfaitement fixe à l'obstacle et surtout, ils accompagnent chaque foulée d'un coup dans les flancs, sans même en prendre conscience. Quand je les regarde au paddock, ils mettent un coup d'éperon pour partir au pas! Ils endorment les chevaux, les désensibilisent à la jambe! D'autres utilisent l'éperon avec rage, en cas de refus par exemple, voir même en cas de peur de leur cheval. C'est du grand n'importe quoi. L'éperon ne doit être utilisé occasionnellement et avec précision. Si cela continue, il faudra mettre des juges qui pour surveiller l'état des flancs des chevaux. Rappelons que le tout bon Bertram Allen a été disqualifié du grand Prix de Londres pour une légère blessure d'éperons sur son cheval. La sanction est tombée sur un cavalier que l'on aime voir monter tout en finesse et en mouvement. Mais elle a le mérite de faire prendre conscience à tous de la nécessité impérieuse de respecter le bien-être du cheval si l'on veut continuer à voir du sport.

La publicité pour ces bandes ne cache même plus son jeu quand elle précise : " Nous conseillons de ne pas utiliser des éperons trop aiguisés comme certains éperons avec des roues et d'utiliser des éperons sévères mais moins aiguisés". Bref, on peut être sévère, cruel même du moment que l'on ne provoque pas de déchirure et que cela ne se voit pas! Mais où allons-nous? Comment peut-on vouloir faire travailler un cheval blessé! C'est une honte! J'espère que la sellerie enlèvera très vite ce produit de son catalogue.

PS: Et en dressage? Cela se passe comment? Mettez vos informations en commentaires sur mon blog

Lien pour mon article sur les maltraitances qui touchent les chevaux d'obstacle
Lien pour la sellerie qui met en vente ce type d'équipement juste pour vous montrer que je n'ai rien inventé...  hélas

mercredi 27 avril 2016

Astuces pour voyager avec ses chevaux

Pour partir en spectacle, en concours ou en randonnée, les chevaux doivent voyager le plus confortablement possible. Voilà quelques idées :
Avec le filet, Papete a la paix!

  • Les séparer dans le van. Rien de mieux qu'un filet pour séparer deux chevaux. C'est beaucoup moins dangereux qu'une grille et cela permet de les faire voyager côte à côte sans être obligé de les attacher. Ils sont tranquilles, libres de trouver leur équilibre sans gêne et, en cas d'accident, ils ne risquent pas de se retrouver pendus au bout d'une longe. Ce filet est employé au cirque pour assurer les trapézistes. Il est plus solide qu'un filet de pêche! 

Les deux juments voyagent confortablement
  • Ménager une fenêtre pour aérer la queue de son cheval, c'est plutôt originale comme idée! Je vous l'accorde, mieux vaut l'oublier.
    Ce cheval aime prendre l'air!
  • Essayer de prendre un maximum de place pour se garer. Il y a toujours une tête de piaf qui risque de venir se garer juste derrière votre pont, empêchant les chevaux d'embarquer.



    Pas facile d'embarquer avec la voiture collée derrière le pont!

lundi 11 avril 2016

Werdyn : de la voltige équestre au mur de la mort en moto

Chevaux, poneys et motos font partie de la famille Werdyn
Il ne change pas Monsieur Werdyn. Toujours aussi casse cou, il va jusqu'au bout de ses rêves. Après avoir promené son cirque équestre sur les routes de France et d'Angleterre pendant une vingtaine d'années, il repart sur les routes avec "The wall of death", une attraction foraine du début du XX ème siècle qu'il a entièrement réalisé à la main. "J'ai coupé les arbres, j'ai scié, cloué, fait de plans et beaucoup de chutes pour réaliser exactement la bonne pente". Le principe est simple : tourner à moto sur les parois verticales d'un cylindre en bois défiant les lois de la pesanteur. Spectaculaire et dangereux, surtout quand Monsieur Werdyn lâche son guidon pour tirer au pistolet! "La voltige équestre m'a beaucoup servi, explique-t-il en tirant sur son éternel cigare. C'est le même jeu d'équilibre mais encore plus vite. Comme à cheval, il faut regarder devant. Si tu jettes un coup d'oeil sur le côté, tu es mort!"
La famille Werdyn n'a pas oublié ses chevaux qui vivent dans de vastes prés. "On a ralenti car nos deux filles font leurs études et c'est vraiment un spectacle de famille. Mais on fera des tableaux cet été, notamment pendant le festival tsigane Karavan de Lit-et-Mixe du 20 au 22 août". 


Avant de se lancer sur le mur de la mort, Kristof Werdyn fait le spectacle

Rock, vitesse et... poésie!

Le "wall of death" fête son premier anniversaire

Les chevaux sont en vacances!


Kristof Werdyn entouré de sa fille et de sa femme Marie

Sous l'effet de la force centrifuge, le motard supporte une force de deux fois son poids

Ils sont deux motards à se poursuivre jusqu'au sommet du mur

Après la cascade, concert et réjouissances

Une belle façon de recréer du lien entre voyageurs et sédentaires
Lien vers mon article sur le cirque équestre Werdyn. Vous y trouverez d'autres liens notamment vers le film que j'ai réalisé sur cette famille pour Equidia.

Voir aussi la page Facebook Les fils du vent

vendredi 8 avril 2016

Sans mors, il retrouve sa joie de vivre!

Opéré de la mâchoire, Guadalimar ne supporte plus son mors
Quand? Comment? Pourquoi Guadalimar s'est-il blessé aussi méchamment? Nul ne le sait. "J'ai été appelé à la tombée de la nuit par la gérante de mon écurie, raconte son propriétaire Alain Cornu. Guadalimar pissait le sang! On suppose qu'il s'est roulé dans son box et s'est donné un coup de postérieur sur le menton. On lui a fait un pansement compressif en attendant le vétérinaire".  Au début, le pure race espagnol est soigné pour une simple blessure extérieure. En fait, il souffre d'une fracture des maxillaires. Il faut le faire opérer, poser une espèce de fil de fer qui va maintenir le maxillaire inférieur.
Impossible de lui mettre un mors avant une totale cicatriation. Alain pense alors au side pull. "Cela a été une découverte et même une révélation!" rapporte-il. Mon cheval est un peu sur l'oeil, très facétieux et je me méfie de ses réactions imprévisibles. Depuis que je le monte en side pull, il ne m'a fait aucune entourloupe! Il est plus sage et plus relax. Et je peux m'aventurer beaucoup plus loin avec lui. C'est fou!"
Le side-pull permet de continuer les balades


Alain Cornu est devenu un véritable adepte de la monte sans mors. "Mon cheval est beaucoup mieux. Il a retrouvé sa joie de vivre! En même temps, je le contrôle dans toutes les situations et aux trois allures. Que demander de plus? Je monte surtout à l'extérieur et ce mode de communication nous convient parfaitement à lui comme à moi!"  Ce n'est pas Guadalimar qui contredira son cavalier et se privera du plaisir de s'offrir un petit galop sur la plage d'Arès sur le Bassin d'Arcachon.
Guadalimar n'a jamais été aussi sage!
Sans mors, il reste très maniable
Parfaitement contrôlable
De nouvelles perspectives s'ouvrent ...

dimanche 3 avril 2016

Pourquoi j'aime le CSO : 10 bonnes raisons

Jade, une jeune compétitrice (une vraie)
J'ai toujours autant de plaisir à partir en concours, peut-être parce que je suis une "jeune" compétitrice (seulement une dizaine d'années de concours derrière moi et de façon irrégulière). J'aime me lever tôt, parfois même en pleine nuit, rouler pendant des heures, affronter la pluie, le vent, la chaleur aussi, y laisser toutes mes économies, m'entraîner régulièrement avec des moments d'euphorie mais aussi de remises en question, affronter des paddocks qui peuvent être dangereux pour ... 60, 70 ou 90 secondes d'adrénaline. Je me moque bien des flots, des classements et je sais que je ne serai jamais une grande championne. Alors qu'est-ce qui me motive?


1. Le plaisir de voyager avec les chevaux, de s'en occuper, de s'assurer de leur bien-être, d'être toute la journée avec eux.
Logement dans un box démontable mais bien à l'abri du vent


2. Découvrir une nouvelle piste et savourer le plaisir d'aller sauter sur de beaux terrains avec des obstacles pimpants, des plantes vertes, des drapeaux... Mes juments aussi se montrent intéressées. Cela les change de la routine! C'est aussi l'occasion de les emmener découvrir des chemins inconnus après le concours.
Découverte de la piste de Mazeray en Charente Maritime. 

- 3. Savoir gérer son stress et celui de son cheval. Pas évident pour tout le monde mais très formateur! Les uns s'isolent, les autres écoutent de la musique, s'enferment dans leur bulle ou parlent à leur cheval.
Séance de relaxation pour Manon et Vavavoom
- 4. Se faire belle pour aller en concours. Le tenues sont soignées, les chevaux bichonnés, tressés parfois, les cuirs graissés. Tout doit être impeccable pour aller sauter... même dans la boue!
Faut que ça brille!
- 6. Admirer les bons cavaliers, s'en inspirer et essayer de ne pas voir les autres. Éviter ceux qui s'énervent, mettent des manchettes, sont brutaux ou maladroits.
Mathieu Noirot et sa jeune Vista en toute légèreté
-7.  S'offrir l'adrénaline d'enchaîner une douzaine d'obstacles. On éprouve un plaisir de glisse qui ressemble à celui qu'éprouvent les skieurs chevronnés.
Des sensations fortes
8. Encourager les autres cavaliers de son écurie (La Flouquette). Partager leur plaisir ou leur déception, fêter les classements et les coupes...

Un sport individuel mais un esprit collectif
9. Rêver de progresser, décortiquer ses passages, comprendre ses points faibles pour pouvoir s'améliorer, se donner des objectifs...

La position, c'est la clé!
- 10. Faire brouter ses chevaux, jouer avec son chien, manger des frites, admirer les chevaux des autres et... penser déjà au prochain concours!
Trouver de l'herbe,  la meilleure récompense!