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lundi 13 mai 2019

Moi, j'aime le CSO et... mon cheval aussi!

Après et même avant l'effort, le réconfort!
J'adore partir en concours surtout depuis que j'habite en Aquitaine. Les compétitions sont moins nombreuses qu'en région parisienne. Lorsque l'on fait un déplacement, on reste deux ou trois jours sur place. A chaque fois, on est une bonne dizaine de l'écurie à participer, parfois plus, sans compter notre coach Mathieu Noirot, sa femme Delphine, le cavalier de la Flouquette Quentin Theas, leur famille, leurs amis, leurs chiens... Une vraie colonie qui se retrouve à Barbaste, Royan, Lège Cap Ferret, Mazeray...
Le CSO, une affaire de famille Noirot

 Les chevaux ne se font pas prier pour monter dans le camion ou les vans. Ils adorent et participent à l'excitation générale. Ils le savent bien. Ils ne vont pas s'ennuyer entre les épreuves, les soins, les balades, les séances de broutage et les papotages devant leurs box.
Dans ma malle, deux ou trois kilos de carottes et des pommes pour Papete, Diana et...  pour moi.
Pas toujours le temps de déjeuner! Les épreuves se succèdent toute la journée. Papete attend avec impatience le barrage. Dès que la cloche sonne, elle est au taquet. Les oreilles en avant, elle cherche le prochain obstacle comme si elle se prenait au jeu. Quant à Diana, elle apprend. Le paddock, elle gère. Elle n'a même pas peur des autres. Les obstacles, aucun souci. Les combinaisons? Elle les attaque! Le souffle, le geste, la rectitude, l'équilibre, le contrôle... c'est bon. Il ne lui reste plus qu'à accepter et même transcender mes erreurs, comme tout bon cheval d'amateur.
On se fait beau pour le CSO. Quentin Theas et sa fidèle A Capella avant d'aller en piste
Une fois le concours terminé, quelle que soit le résultat, c'est l'heure de la douche et du massage. Et puis, on part à la recherche d'herbes fraîches. Elles sont succulentes après les belles pluies printanières.  Retour à l'écurie où chaque cavalier recrée l'univers familier de son cheval. Pour l'un ce sera un doudou accroché à la porte du box, pour un autre un rideau de box qui préserve sa tranquillité. Le choix du voisin de box compte énormément. Papete et Diana se retrouvent toujours côte à côte avec, souvent, leur copine Burberry. Une montagne de foin les attends et deux seaux d'eau.
A tous les niveaux, on s'encourage!
Le soir, à l'apéro,  on discute de la forme de notre cheval, de ses aptitudes et de la meilleure façon de le monter pendant des heures. Chacun raconte son parcours, le montre en vidéo, le commente avec le coach. Ces deux minutes d'adrénaline pendant le parcours valent que l'on fasse tous ces efforts financiers, physiques, d'organisation.  De retour le dimanche soir, épuisée d'avoir cavalé d'une piste à l'autre, crottée, fourbue, je rentre les étoiles dans les yeux et je me précipite sur mon ordinateur pour m'engager lors d'un prochain concours. Demain, les chevaux passeront la journée au pré.
Diana et Papete en mode "récupération active"!

lundi 29 avril 2019

Equitation : Les aides sont faites pour... aider!

Olivier Puls : "Faire aimer l'équitation avec des aides légères"
Les aides servent à guider le cheval, lui donner des indications, l'aider tout simplement. Hélas, trop souvent, elles viennent le perturber, le déranger, l'embrouiller. Elles peuvent même le rendre fou à moins qu'il ne préfère les ignorer totalement et entrer dans sa bulle. Tout plutôt que ces actions d'éperons maladroits, ces chocs dans la bouche, ces inconfortables agitations du bassin, ces incompréhensibles coups de cravache! Plus on agit et plus le cheval s'emmêle les sabots! Est-ce que l'on veut qu'il avance quand on le talonne? Qu'il saute ou qu'il attende la prochaine foulée quand on pousse avec son bassin? Qu'il recule quand on tire sur sa bouche?
C'est d'autant plus obscur pour le cheval que l'on ne cède pas. Céder, rien n'est plus important pour lui! Voilà pourquoi il faut toujours se demander face à un problème : qu'est ce que j'ai fait qui n'a pas aidé mon cheval? Se poser ce genre de questions, cela change tout!  Cela... aide le cheval!
Pour en savoir plus, lire mon article dans Cheval Pratique de mai (n° 350) avec, en bonus, une interview de l'écuyer du Cadre noir Olivier Puls qui nous parle de l'excès d'aide mais aussi de l'énergie, une aide primordiale qui vient compléter les aides classiques.
A lire dans Cheval Pratique de mai

Se poser les bonnes questions, c'est déjà aider le cheval!

jeudi 25 avril 2019

Faire naître un poulain, est-ce vraiment sérieux ?

Avoir un poulain, c'est s'engager à veiller sur lui
C'est trop mignon un poulain! Trop chou! On en rêve tous! On se dit que oui, un jour notre jument, on pourra toujours lui faire faire un poulain. Ce sera une bonne retraite! On aura un souvenir. Cela l'occupera. Et puis, une poulinière au pré, cela ne revient pas cher. On pourra toujours le revendre ou, au moins, lui trouver une bonne "maison". Et puis, ce sera peut-être un crack. Le cheval de nos rêves...
Oui mais... attention! Réfléchissez bien.
 Faire pouliner une jument cela coûte cher et l'on n'est pas sûr du résultat. Si elle va à la retraite, c'est qu'elle a peut-être besoin de repos. Or, un poulain ce n'est pas reposant! Si elle est arrêtée pour blessure, supporter un poids supplémentaire (15% de plus pendant la gestation) ne va pas hâter la guérison.
 Côté budget, outre le coût lié au poulinage (échographie, surveillance, alimentation...), s'ajoutera l'entretien de deux chevaux au lieu d'un.
Faire pouliner pour la première fois une jument d'âge peut présenter un danger pour elle.
Un cheval peut vivre 30 ans et c'est long, un engagement sur 30 ans.
On ne s'improvise pas éleveur.
Il n'y a de place dans l'élevage que pour l'excellence. C'est difficile aujourd'hui de vendre un cheval. Les éleveurs ne vendent que l'élite et dans des lignées recherchées.
Surtout, il y a déjà trop de chevaux en France et beaucoup n'ont d'autre avenir que l'abandon ou l'abattoir.
"Les annonces se multiplient sur le Bon Coin de chevaux à donner contre bons soins", s'insurge Carina Mac Lauglhan, ex présidente du Refuge de Darwyn France. On ne sait plus qu'en faire. On compte plus d'un million d'équidés en France sans compter le nombre incroyable de chevaux non identifiés (8 500 saillies non déclarées par an en moyenne). Les associations de protection ne peuvent plus faire face. Le marché des chevaux est déjà saturé. "On est débordé! assure Carina Mac Lauglhan. C'est la face cachée du monde du cheval. Il y a de plus en plus de chevaux et ils coûtent de moins en moins chers. Autrefois, les cavaliers suivaient des formations approfondies en hippologie. Ils se faisaient entourer de gens de chevaux. Ils avaient de vrais budgets. Maintenant, l'équitation s'est démocratisée. On confond monter et détenir un cheval. Chacun se lance au petit bonheur la chance sur un bout de terrain sans avoir les connaissances et le budget nécessaires. Ils croient aimer les chevaux. Or, la maltraitance, c'est avoir un animal sans en connaître les besoins! L'on se retrouve avec des chevaux squelettiques, non parés, non vermifugés, non éduqués... Quand ils vieillissent, plus personne n'en veut". Et de rappeler que 76% des transactions concernent les chevaux de moins de onze ans.
"Le pire, ce sont les chevaux miniature. Les gens oublient que ce sont des chevaux avec les besoins et les comportements de leur espèce. Comme ils sont petits, ils ne peuvent pas se défendre. J'ai vu un miniature se faire déboiter l'épaule parce qu'il ne comprenait pas que sa propriétaire voulait le coucher. J'en ai connu détenus sur un balcon, noyés dans une piscine..." Voilà pourquoi le Refuge de Darwyn relaie cette campagne initiée en Grande Bretagne par la World Horse Welfare pour informer les propriétaires sur les risques de faire naître un "poulain maison" et leur faire prendre conscience des enjeux liés à la sur reproduction des chevaux (les anglais disent overbreeding).

mercredi 17 avril 2019

La supériorité de la paille sur les autres litières

Rien de mieux qu'une bonne litière en paille!
Comme c'est bon de se retrouver dans un box bien paillé! Ma jument Papete semble apprécier. La paille est une litière particulièrement confortable sur laquelle il est bon de se coucher, se rouler. Elle absorbe bien l'urine (9 litres par jour par cheval en moyenne), camoufle les crottins (12 kilos)  et surtout, elle permet aux chevaux en box de s'occuper en attendant de sortir. Car tous les brins de paille ne sont pas bons à manger. Le cheval trie les meilleurs. Il peut y consacrer des heures. Parfois même, il néglige son foin tant cela l'amuse. Cela lui permet d'évacuer les 10 000  à 12 000 coups de mâchoires quotidiens qu'il est programmé pour donner. S'il ne les évacue pas, il peut être sujet à un stress chronique. La paille lui offre la possibilité de se détendre. Elle lui permet d'user ses dents. 

 Riche en cellulose, la valeur nutritionnelle de la paille ne remplace pas le foin. Mais elle apporte l'effet de lest dont il a besoin pour stimuler son transit. Elle a ailleurs été l'aliment de base des chevaux pendant des siècles, notamment dans les contrées désertiques où il n'y a pas de foin et ils ont plutôt bien survécu à tel point que l'on disait en France au 18ème siècle : "Cheval de paille, cheval de bataille". Pendant les périodes estivales de sécheresse, certains éleveurs complémente les chevaux à la paille et l'effet sur leur état est visible.

Pourtant, elle ne convient pas aux chevaux en box qui souffrent d'allergies respiratoires et sa surconsommation pourrait, dit-on,  entraîner des coliques par "bouchons de paille". Si le cheval y est sujet, il est préférable de le mettre au pré. La litière sur copeaux est souvent subie comme une punition! C'est un plan B qui sera bien supporté si le cheval dispose de beaucoup de foin et de sorties régulières. Sinon, enfermé dans son box,  il risque de s'ennuyer et de développer des troubles du comportement (tics, agressivité, apathie...) Le mieux est une fois de plus l'ennemi du bien!

samedi 13 avril 2019

Les plus beaux livres équestres du monde au Grand Palais


Vite! au Grand Palais pour découvrir les livres anciens sur le cheval
Intense moment d'émotion au Salon du livre rare qui se tient jusqu'au dimanche 14 avril au Grand Palais à Paris en découvrant les livres les plus beaux et les plus rares de la littérature équestre au stand de Philippe Deblaise, l'infatigable chercheur d'introuvables.

On y admire notamment le grand infolio "Études de chevaux" de Géricault, une merveille complète et unique. Le très joli "Description du cheval selon ses poils principaux" de Ridinger côtoie le célèbre "Manège royal de monsieur de Pluvinel".

Des ouvrages mythiques dont les prix s'échelonnent entre 19 000 et 30 000 €. L'occasion de voyager dans le temps et dans l'espace et de commencer, pourquoi pas, une collection de livres anciens. Philippe Deblaise propose également des livres plus abordables (300 €) mais tous ont une vie, une histoire, osons le dire une âme.
Philippe Deblaise traque les livres rares
Découvrez mon reportage dans  Cheval Pratique de juin et courrez au Grand Palais!
Lien pour le salon du livre rare
La librairie Philippica
Mon article sur l'achat d'un livre ancien

dimanche 7 avril 2019

Les chevaux ont-ils l'instinct de possession?

Les deux juments veulent faire connaissance
Mais oui! Le preuve sur cette vidéo. Diana du Grasset, l'alezane et Papete, surnommée la Bombinette partagent le même paddock. C'est Diana (6 ans), qui fait la loi.  Papete (16 ans) n'a qu'à s'effacer pour la laisser boire la première par exemple. Diana s'approprie également les voisins de paddock. Ce beau bai, il est pour elle! Regardez comme elle chasse sa "rivale".
Papete n'insiste pas. Elle aime avoir la paix. Elle refera une nouvelle tentative quand Diana sera occupée à autre chose.
C'est très amusant d'observer les chevaux au pré et cela en dit long sur leur tempérament.

mardi 2 avril 2019

Un concours avec Diana pour... vaincre ma peur de galoper

Diana du Grasset intelligente, gentille et débordante de vie
Je l'ai fait! Oui, j'ai enchaîné mon premier parcours de la saison avec ma jeune Diana, six ans. Un exploit! Une victoire!
J'ai gagné? Non, j'ai même refusé le onzième. Je commençais à fatiguer. Mais je me suis lancée... vaillamment et j'ai pris un vrai grand plaisir.
Cela faisait trois mois que je n'avais pas sauté une barre avec elle. Je n'osais même plus galoper!  Trois mois que je restais au pas, un peu de trot, au mieux un départ au galop, deux foulées et on repasse au pas. Qu'un chien gambade aux alentours, que les chevaux galopent dans les prés autour de la carrière, que le vent souffle et... je m'attendais au pire! J'anticipais ses éventuels débordements. Aux aguets, je ne pensais plus qu'à ça.
Avec Mathieu Noirot, le patron des écuries de La Flouquette
Diana est jeune. Elle a du sang et, parfois, elle explose. De joie, de jeu, d'espièglerie, qui sait?  Cela vient très vite. Une vague parcourt son dos. Non, une déferlante et ... bing, je me retrouve par terre. Une fois dans la carrière, une autre dans la forêt.  Cela m'a refroidi, dans la carrière surtout car je n'ai vraiment rien pu faire. Alors sauter! Non, mais vous plaisantez?
C'est pourtant ce que m'a proposé mon coach Mathieu Noirot, trois jours avant le concours. Je m'entraînais avec Papete. Ma petite jument noire a du sang, elle s'enflamme parfois mais je suis bien avec elle. Je la connais et je n'éprouve aucune peur même quand on va vite. Mathieu montait Diana. "Elle est prête pour aller en concours, m'a-t- dit après avoir enchaîné un parcours sans difficulté. Je fais la prépa vendredi et tu engages samedi. C'est toi qui la montes. Comme Papete!" "Mais Mathieu, je n'ose même plus galoper!" " Justement, cela va te remettre dans le coup. Je la monterai avant. Elle sera occupée par les obstacles, tu verras. Ne dis rien à Pierre. On lui fera la surprise". 
Diana fait son apprentissage dans une bulle de bienveillance

Pierre est mon mari. Il m'accompagne dans cette aventure du jeune cheval. Il se montre patient avec Diana, réconfortant avec moi. Il a tout essayé pour me redonner confiance mais, jusqu'à ce fameux concours, je bloquais. Une vague d'angoisse venait m'envahir au moindre prétexte. J'avais beau essayer de le cacher à Diana et de rester "digne", elle le sentait bien-sûr. Les chevaux ont un tel besoin de stabilité.
Le plaisir de la vie en concours
Mathieu a monté Diana sur la Prépa, une épreuve qui se joue sans chronomètre et qui est destinée à préparer les chevaux au Grand Prix. Je n'aurai pas voulu être à sa place sur le paddock de détente. Mais j'ai bien regardé. Au moment où Diana allait exécuter ses bonds de joie, au lieu de faire baisser la pression et de passer à l'allure inférieure, Mathieu a mis les gaz et a galopé sans se préoccuper d'elle.  En suspension, mains en avant et vogue la Diana. Elle s'est calmé et a très bien sauté. En piste, elle s'est montré parfaite, ne regardant aucun sous bassement et enchaînant le triple avec aisance. C'est là que je me suis dit que je pourrai le faire. Il suffisait que je monte comme ... Mathieu Noirot! Facile, non?
La reconnaissance du parcours

Imaginer son tracé et se projeter

Attentive et bien droite, Diana assure!

J'étais décidée. Le lendemain, je me suis engagée. Mathieu a souri. J'ai bien vu que le challenge lui plaisait. Il savait que le couple pourrait se faire en concours, comme un couple humain se soude (ou non) face à ses premières difficultés. "Tu la monteras avec son mors en caoutchouc. Comme ça tu peux prendre du contact. Et du galop! Un bon galop dans la courbe et tu attends".  Au moins, les consignes sont simples. Galoper, garder le contact, attendre.
Avec Pierre, mon compagnon-accompagnateur-supporter...
Mathieu a détendu Diana. Et maintenant, en selle! Impossible de reculer. Il fallait bien que je galope. J'ai fait quelques sauts et... en piste! Bizarrement, j'étais sûre de moi, concentrée, dans ma bulle avec Diana. J'ai mis du galop dès l'obstacle numéro 1 et j'ai enchaîné avec une facilité incroyable, relançant dans chaque tournant et attendant sagement mon saut. Sur le dixième, elle a fait un gros saut et a touché avec un postérieur. La barre est tombée et j'ai oublié de bien la relancer. Elle s'est arrêté sur le onzième face à la porte de sortie. Elle n'était plus avec moi. Mais bon, on a fini par le franchir et je ne veux me rappeler que la magie du parcours, les retrouvailles avec Diana, le plaisir d'y croire à nouveau et de me projeter avec elle, le sourire de Pierre. Je l'ai fait! Merci ma Diana! Top Mathieu!

lundi 25 mars 2019

Adeline Wirth : les 7 pêchés capitaux dans le monde des chevaux

 Un étalon jaloux, un hongre trop fier, un poney lubrique, une jument furieuse… Et, à chaque cavalcade, un drame humain.
Adeline Wirth peint le monde équestre avec justesse et finesse
Orgueil, colère, avarice, envie, paresse, luxure, gourmandise : les sept pêchés capitaux donnent à Adeline Wirth un prétexte pour nous entraîner dans son monde, là où les héros sont autant les hommes que les chevaux, et où l’humain et l’animal entrent en résonance. Cavalière de haut niveau (seule femme de l’équipe de France pendant trois ans), coach et romancière, Adeline Wirth se met dans la peau des chevaux pour explorer l’âme humaine. Du grand art à la japonaise ! 

En plus, la couverture, le papier, le format… tout est réussi! J'adore "Sept cavalcades" (éditions du Rocher) comme j'ai aussi beaucoup aimé son livre  "Palefrenière". 

La première nouvelle "L'orgueil" est ma préférée. Et vous, laquelle vous a le plus touché? Dites le en commentaires sur mon blog.

Lisez mon interview d'Adeline Wirth dans Cheval Pratique d'avril (vient de paraître)

mardi 19 mars 2019

Le cheval et le chien : copains d'abord!

Là, entre les oreilles, c'est bon!
Les chevaux et les chiens font bon ménage à condition qu'ils aient un minimum d'éducation et ... qu'on les ait présentés! Voici Joules, le Jack Russel de Quentin. Il passe sa vie aux écuries de la Flouquette et connaît chaque cheval. Avec certains, il est particulièrement familier. Le voilà perché sur le dos d'Hornelita lui faisant un consciencieux grooming. Et que je te lèchouille! Que je te gratouille! La jument d'Agathe semble apprécier. Normal! Joules est son pote!
Le jack russel connaît bien les préférences de la jument

Avant de faire monter votre chien à cheval, assurez vous que ce dernier le tolère. Surtout, ne l'imposez pas! S'il se montre importuné, n'insistez pas. La plupart des chevaux apprécient les chiens si ces derniers savent montrer patte blanche. S'ils tournent sans arrêt autour d'eux en jappant, ils peuvent se montrer agacés. Quand ils en ont assez, gare aux coups de pied !
Ils sont bien ensemble. Pour un peu, ils s'endormiraient!


vendredi 1 mars 2019

Le scandale des voitures anciennes des ex Haras Nationaux

Un patrimoine unique très menacé
Délabrées. Remisées dans des hangars humides. Soumises à la canicule. Infestées par les insectes xylophages. Évanouies purement et simplement. Volées sans doute pour certaines. Plus de 300 voitures hippomobiles rassemblées au fil des siècles sont en train de disparaître à tout jamais. Un patrimoine unique mis sous la garde de l'IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Equitation) qui ne sait qu'en faire et projette même de les "déconstruire".

L'écrivaine Julie Wasselin, meneuse et juge d'attelage s'insurge. "68 voitures sont classées. 7 sont monuments historiques. Toutes sont le témoignage d'une époque et d'un savoir faire aussi bien des artisans du bois, du cuir, des métaux... que des meneurs. Si elles disparaissent, que montrerons-nous à nos enfants?" Les premières voitures, les plus anciennes, ont déjà disparu. Celles qui subsistent ne remontent pas au delà de 1850. Julie déplore qu'elles ne soient pas entretenues. "Il faudrait les restaurer. Et pourquoi pas les donner ou les vendre pour qu'elles soient conservées et montrées au public. Notre savoir faire se perd, poursuit-elle. Qui saura encore conduire un grand break?" A Compiègne, des voitures sont garées sous une verrière qui fuit et risque de s'écrouler. Ailleurs ce sont les harnais que l'on a retrouvé à la décharge publique.  Or, les harnais, colliers et autres objets de sellerie font partie de notre patrimoine.
Ceci est un "squelette" qui servait à débourrer les chevaux d'attelage

Julie Wasselin rêve d'un musée comme celui qui existe au Portugal. "Nous sommes l'un des seuls pays d'Europe à ne pas avoir de musée national pour les attelages".  Et de recommander la lecture d' "Attelages magazine" n°120 (février-mars) qui consacre un dossier sur le sujet et milite pour que les véhicules qui peuvent être restaurés soient utilisés par des amateurs plutôt que déconstruits pour être stockés. Les véhicules étant des pièces uniques, la plupart seraient perdus et ne pourraient même pas être utilisés comme pièces détachées.
Coordonnés par Julie Wasselin, les médias de l'attelage s'unissent pour lancer une pétition nationale afin de sensibiliser le ministère de la culture et le ministère de l'agriculture.
Vous pouvez signer cette pétition sur Attelage.org

*Julie Wasselin est l'auteur de  "A l'heure de remiser le fiacre" (éditions L'Harmattan), 90 textes ciselés racontant le monde du cheval. Des fous rires, de la ferveur, de l’amour, de la poésie mais aussi des larmes, de la méchanceté, de l’arrogance, de ridicules prétentions… car le monde du cheval est ainsi fait.  Tout est bien vu et particulièrement bien rendu. Du grand art !


lundi 11 février 2019

7 exercices pour travailler sa condition physique pendant la détente

Antoinette Delylle et Guy Bessat en dédicace au Jumping de Bordeaux
L'équitation, c'est un sport! Pas question d'invoquer le manque de temps. Rencontré au stand de la librairie Mollat au Jumping de Bordeaux, Guy Bessat, préparateur physique, auteur de "Le cavalier, ce sportif qui s'ignore tant" (auto édition) en est persuadé. La condition physique est la clé de la réussite. Et de proposer 7 exercices à faire l'un après l'autre,  3 fois, en tenant la position 6 à 8 secondes pendant que le cheval s'échauffe.

  1. Prenez conscience que vous êtes capable de reculer la nuque sans vous crisper. Conséquence : votre regard monte.
  2. Redressez votre dos dans l'axe du cheval y compris dans les tournants. 
  3. Contractez légèrement les abdominaux. Votre bassin va se retroverser. Vous sentirez bien les points sur lesquels vous vous positionnez dans votre selle.
  4. Relâchez vos épaules. Cela doit se voir jusque dans vos mains. 
  5. Enlevez vos étriers. Assouplissez les chevilles : flexions, extensions, rotations. A faire dans les deux sens.
  6. Travaillez vos adducteurs en serrant légèrement vos genoux contre le cheval. Puis descendez la jambe par les talons en désirant l'intérieur des cuisses et des genoux.
  7. Au pas, remplissez vos poumons d'air et expirez longuement. Au trot et au galop, synchroniser votre respiration avec celle du cheval.
Ces exercices d'étirements et de renforcements posturaux ne prennent que quelques minutes mais, répétés tous les jours, ilss sont particulièrement efficaces!

A lire également : "L'entraînement du couple cheval de sport/cavalier" par Guy Bessat et Patrick Galloux édité par l'IFCE
Contact : bessatguy@gmail.com

vendredi 1 février 2019

Ces chevaux qui se servent d'un ordinateur!

Les chevaux ont des capacités d'apprentissage étonnantes
Très vite, les chevaux parviennent à utiliser un ordinateur! Ils sont capables de pointer leurs bouts du nez sur un écran tactile pour trouver des bonnes réponses et obtenir des récompenses. L'éthologue Sophie Barreau en a fait l'incroyable expérience. En 2014, elle est allée au Japon pour collaborer avec Masai Tomonaga, primatologue à l'université de Tokyo, pour travailler sur les capacités visuelles des chevaux et celles des chimpanzés. Les trois chevaux Tomas, Ponzi et Nemo parvenaient à différencier des cercles selon leur taille et faire la distinction entre deux dominos en fonction du nombre de ronds qu'ils contenaient.
Ils apprécient la récompense mais cherchent aussi la reconnaissance
"Le plus intéressant, c'est que les chevaux tout comme les chimpanzés ne travaillaient pas uniquement en vue d'une friandise, raconte Sophie Barreau. Ils cherchaient de la reconnaissance, ressentaient de la fierté à réussir, se montraient sensibles aux expressions de leur interlocuteur". 

Sophie Barreau poursuit ses recherches à l'Ecole Blondeau où, dans le cadre du programme Chevaleduc avec Jocelyne Porcher, directrice de l'INRA de Montpellier et la région Normandie, elle suit et filme toutes les étapes de l'apprentissage d'une centaine de chevaux avec Nicolas Blondeau. "Nous étudions les interactions entre le cheval et l'homme dans le cadre du travail", explique-t-elle.

Pour en savoir plus, lisez mon dernier article dans Cheval Pratique de février.

Les chevaux s'engagent dans leur travail quand ils comprennent les objectifs

A lire dans Cheval Pratique de février
Lien pour le programme de recherches de l'école Blondeau

vendredi 18 janvier 2019

La leçon de jambes par Nicole Favereau


 
Rien de mieux qu'une leçon de jambes pour mettre son cheval en avant
Inutile de labourer les flancs d’un cheval flegmatique pendant une heure!  Vous allez encore plus l’endormir. Au bout d'un moment, vos jambes vont le bercer sans autre effet. Mieux vaut être clair dès le début de la séance. La championne de dressage Nicole Favereau n'hésite pas une seconde. Même avec Ginsengue, sa jument de Grand Prix, il lui arrive de donner une leçon de jambes. Elle n'utilise pas le stick qu'elle réserve pour d'autres indications. En filet et sans éperons, elle fait une pression de jambes en desserrant les doigts sur les rênes. Si son cheval ne répond pas, elle recommence avec le gras du mollet. Toujours pas de réponse ? Elle serre la cheville et enfin le talon. S’il ne réagit toujours pas, elle donne un vrai coup de talon, (on peut aussi donner un petit coup de cravache sur le flanc, derrière la botte). L'important est d’accompagner la bouche et de mollir dans les mains pour laisser passer le mouvement en avant.
 En général, cette leçon suffit à stimuler le cheval. Attention de ne pas tout gâcher en bloquant le cheval dans son mouvement vers l’avant par des mains trop sévères. N’oubliez pas : c’est une leçon, pas une punition. Le cheval doit établir une corrélation entre l’action de jambes brève et rapide et le mouvement en avant.
Démonstration de Nicole Favereau, la championne de dressage
Pour en savoir plus, lisez mon article dans Cheval Pratique de janvier : "Nicole Favereau se lance dans le e-coaching". La championne de dressage donne des conseils et propose des exercices personnalisés en ligne.
Lien pour le site de Nicole Favereau E-Riding Solutions