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mardi 16 octobre 2018

Mon premier concours de CSO avec Diana, 5 ans

Premier concours avec Diana du Grasset à Lège, le 5 octobre 2018

Avec moi, c’est la première fois. Diana du Grasset est encore une novice. Elle n’a peut-être même pas fini de grandir ! Pourtant, elle a déjà enchaîné quatre ou cinq parcours avec un professionnel, un pilote qui n’hésite pas, prend les bonnes décisions, n’a pas d’affect particulier pour elle, enchaîne parcours sur parcours. Mais moi, je l’adore ! Rien qu’à la regarder, je craque. J’aime tout en elle. Son œil malicieux, sa force, son équilibre, son sang, sa belle robe alezane et cette façon qu’elle a de mettre sa tête sur mon épaule. J’aime son caractère affirmé (très affirmé), sa gentillesse, son attention. En trois mois, un lien particulièrement fort s’est créé. Nous sommes en phase toutes les deux. Je la comprends et je ne veux surtout pas lui faire peur, lui faire mal, lui laisser un mauvais souvenir. 
Je doute parfois, je tremble souvent mais je prends un plaisir intense  à voler au-dessus des obstacles.  Je m’éclate à condition d’être à 100 % en harmonie avec mon cheval. Plus besoin de jambes ni de mains, je m’amuse et mon cheval aussi. Sinon, à quoi bon ? Je n’ai plus aucun plaisir.
Bref, l’emmener pour la première fois en concours à l’extérieur, à Lège plus précisément, là où la piste est belle mais, de l’avis de tous, regardante pour les jeunes chevaux. C’est un moment très important. Je suis à la fois fébrile, anxieuse et impatiente. Peur de laisser une mauvaise impression, ne pas être à la hauteur, de « louper » notre rendez-vous. Envie de fusionner, désir de faire. Comme en amour !
Préparation minutieuse. Diana entre dans le van sans stress, elle est bien entraînée. L’épreuve choisie est la plus simple : préparatoire 1 mètre. Tout s’annonce pour le mieux sauf… qu’au dernier entraînement, elle refuse obstinément de passer le bidet et je tombe. Foutue bâche bleue qui lui  fait peur  et entame ma confiance! Pourvu qu’elle n’anéantisse pas la sienne ! Elle finit par la passer une fois, deux fois, trois fois. Elle se relâche. Ouf !  En attendant, j’ai mal au coccyx. Je ne peux plus m’asseoir ! C’est grave docteur pour monter à cheval ?
 Nous arrivons sur les lieux du concours la veille par un soleil radieux. Diana et Papete, sa compagne ont très bien voyagé. Mais Diana n’apprécie guère le box démontable dans lequel elle est logée. Ma princesse a l’habitude d’avoir ses aises, de l’espace et une vue transversale sur les écuries et sur les prés. Là, une grille l’empêche de passer la tête au dehors. C’est agaçant ! Heureusement, elle peut renifler sa copine entre les parois.  La paille et le foin parviennent à l’occuper un moment. Une longue promenade à pied s’impose avant le repas du soir. Je lui montre les installations, la carrière, la cabane du jury… On se balade parmi les camions qui se garent, les chiens qui gambadent, les tentes qui se montent.  Curieuse, Diana regarde tout et ne craint rien. Une vraie jument de concours !
La journée est longue le vendredi car notre épreuve n’est qu’à 18h. Diana s’agite dans son box. Balade- foin- balade. Enfin, c’est l’heure de la reconnaissance. Le parcours est parfait pour nous. Facile et galopant. Mon coach Mathieu Noirot me rassure. « Tu ne penses qu’à garder la même cadence et aller droit, bien au milieu de chaque obstacle. Le bidet ? Te prends pas le chou. Elle ne va pas le regarder ! Mais n’oublie pas. C’est toi qui décides de l’appel. Il vaut mieux prendre une mauvaise décision que l’abandonner ».
OK, ok, je ne me prends pas le chou. Facile à dire !  Pierre, mon mari,  me fait une petite séance de préparation mentale avant de partir. Je suis sereine.
Pas Diana qui trépigne sur place comme une furie. J’entre dans le paddock de détente qui me semble vraiment minuscule. Et bourré de chevaux dans tous les sens ! Diana danse et je n’arrive pas à l’immobiliser quelques secondes pour me présenter au chef de paddock. Tant-pis, je me présenterai dans un tour ou deux. Là, je sens le dos qui se tend, une onde de choc parcourt Diana. Elle n’a qu’une envie : lâcher les gaz  et partir en pétarades. Elle me chahute et je commence à blêmir. Je me demande ce que je fais là. Je l’avoue, j’ai envie de descendre. J’hésite à décrocher mon airbag. Passer l’éponge et aller tranquillement boire un chocolat à la buvette. Mais si j’abandonne, là, maintenant, après les premières espiègleries, c’est foutu. Elle saura qu’elle peut se jouer de moi. Comme un enfant qui n’en fait qu’à sa tête ! Sa tête, justement. Il faut que je lui mette la tête en bas pour faire baisser la pression mais sans lui donner trop de contact.
Bon, je suis toujours dessus. Je fais un cercle. Galope Diana. Galope, tu en as besoin. J’attrape un peu de crinière pour ne surtout pas toucher à sa bouche hypersensible, je me mets en suspension et je galope. Bien, elle n’a pas peur des autres. Bien, elle commence à se cadencer. Bien, elle se connecte. Ouf, je peux aller sauter.
Mathieu Noirot me demande de galoper dans ma courbe et d’attendre, de la faire répéter jusqu’à la dernière foulée. Cela nous met en confiance.  Allez, un dernier vertical avant d’entrer en piste. Diana saute divinement bien.

Nous sommes prêtes. Je répète une dernière fois mon parcours dans ma tête et… c’est parti ! Diana touche le premier obstacle. Je la tiens trop ! « Laisse la s’exprimer. Rallonge tes rênes ! » me chuchote une petite voix intérieure. Je lui donne 5 ou 10 centimètres de rênes en plus, je galope. Le parcours se déroule comme dans un rêve ! Tous les abords sont bons, les sauts harmonieux, les tournants équilibrés. Je suis toujours bien à ma place, en équilibre sur mes pieds, j’exulte !  Diana ne regarde même pas le bidet. Merci ma belle, chapeau ma princesse.

dimanche 14 octobre 2018

Ethologie : Laissez le cheval vous sentir


L'odorat a un rôle très important chez le cheval
Le cheval sent et analyse qui est en face de lui. Avant même de le toucher, laissons-le prendre notre carte d’identité olfactive. 
Comme tous les herbivores, le cheval est néophobe. Il n’aime pas ce qui est nouveau et qui l’inquiète. Face à un élément nouveau, il s’en tient à sa stratégie de base : se mettre à distance, analyser les odeurs, observer et, éventuellement, attendre d’autres informations. S’il ne sent pas de danger, il diminue la distance et s’approche. 
Il faut donc laisser au cheval le temps d’évaluer le danger potentiel sans le bloquer ni courir derrière lui. Au box, il n’a pas la possibilité de prendre de distance. L’intrusion d’un élément nouveau peut devenir un stress. Il a encore plus besoin de ce temps pour sentir et observer cet humain ? Lui est-il familier ou non ? A-t-il une intention bienveillante à son égard ?  Particulièrement développé, son odorat le renseigne. Pourquoi l’en priver ? Prenez  donc contact en lui donnant votre dos de main à respirer puis en vous rapprochant en soufflant légèrement vers ses narines.
L'odorat, un moyen de reconnaissance et de communication

Pour en savoir plus, lisez mon dernier article "Un flair extralucide" dans Cheval Pratique n°343-



mercredi 3 octobre 2018

Mon cheval me dit, LE livre vient de sortir chez Belin

Antoinette Delylle répond à des questions que vous n'avez jamais osé poser!
Mon petit dernier vient de sortir! 208 pages pour répondre à 100 questions que se posent les amoureux des chevaux, même celles qu'ils n'osent pas se formuler! Il a pour nom "Mon cheval me dit" car il prend en compte le point de vue du cheval! Bref, c'est un livre qui parle cheval avec des photos, des encadrés (Le sais-tu? A quoi ça sert? Le guide...) et des petites histoires inspirées par mes juments Papete et Mistria. Les questions sont variées de "Faut-il monter avec une cravache?", " Pourquoi l'équitation attire peu les garçons?", "Un cheval peut-il être amoureux?", " Est-ce que je peux perdre ma virginité?", "Avec ou sans mors?", "Comment devenir son ami?", "C'est quoi l'anthropomorphisme?", "Pourquoi voit-il en moi?" ou "Peut-il être triste?" Il s'adresse aux ados mais aussi aux adultes qui veulent mieux comprendre le cheval et dénicher des informations qu'ils ne trouveront dans aucun manuel.





Vous pouvez commander Mon Cheval Me Dit chez votre libraire,

à la fnac, sur Amazon, et très bientôt sur Equibooks!

lundi 1 octobre 2018

Monchevalmedit sur Instagram

C'est parti! Monchevalmedit a son compte Instagram. Suivez-nous, abonnez vous (et activez vos notifications)! Vous retrouverez mes rencontres, mes activités, la vie quotidienne avec mes juments...  Et promis, bientôt, je me lancerai dans des stories!  Je vais également travailler mes Hashtags. Il parait que "food" est le hashtag le plus utilisé. Mais vous le savez tous, un cheval ça ne se mange pas! Je vais essayer #lovehorses et lancer le #monchevalmedit, histoire de voir qui suit!

jeudi 27 septembre 2018

Bartabas magnifie le Sacre de Stravinsky

Un ballet équestre imaginé par Bartabas sur la Scène musicale
Du grand Bartabas! Sur la Seine Musicale de Boulogne Billancourt, Bartabas revisite  sa célèbre chorégraphie du Sacre du Printemps et de la Symphonie des Psaumes de Stravinsky. Les chevaux de l'Académie équestre de Versailles, les 120 musiciens de l'Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par le finlandais Mikko Franck, le choeur de Radio France, sept danseurs indiens et une incroyable danseuse acrobatique entrent en résonance et dégagent une énergie incroyable. Et l'on assiste à la fois émerveillé et sidéré à un spectacle total dans lequel chaque tableau est une oeuvre d'art. Chaque geste est une note; Chaque note une invitation au dialogue entre l'homme et l'animal.  Bartabas exalte les thèmes qui lui sont chers entre les rites païens et  le sacré. Il avait déjà exploré la dimension chamanique du Sacre en 2000 sous le titre Triptyk pour le théâtre Zingaro avec Pierre Boulez à la baguette.
Montés ou en liberté, les chevaux tournent et virevoltent dans un ballet parfaitement bien réglé. Ils grimpent et descendent d'un "dôme" de sable, à deux, à quatre, à six, à huit. Et pourtant, la musique doit résonner dans leurs oreilles sensibles! Si près de la fosse où est logé l'orchestre, ils se contiennent et entreprennent d'envoûtants corps à corps avec les danseurs du Kerala. L'on se fait aspirer par le spectacle. On ne regarde plus. On n'écoute plus. On est dans l'oeuvre. C'est magnifique. Du très grand Bartabas!
Lien pour voir la présentation sur You Tube
Lien vers le site de Bartabas

PS: L'Académie Equestre de Versailles rouvre ses portes le 29 septembre. Profitez-en!

vendredi 21 septembre 2018

Monter dans un van, la technique de l'approche retrait

Pas facile pour un jeune cheval d'embarquer pour la première fois dans un van! A cinq ans, Diana ne voulait pas en entendre parler malgré nos efforts (douceur, friandises, fermeté, travail à pied, longes). Sa défense : se pointer. Inutile de s'énerver ! L'idée n'est pas de la forcer à monter dans le van par tous les moyens mais d'obtenir son adhésion et lui faire comprendre qu'elle n'a rien à craindre et aucune raison de se stresser. C'est important pour l'avenir! Il faut qu'elle puisse voyager tranquillement sans s'énerver ni transpirer et qu'elle descende calmement. Pour cela, le comportementalisme Renaud Subra utilise la technique de l'approche-retrait. Il la fait un peu avancer, puis reculer. Le van devient ainsi un objet de curiosité, mieux il est convoité. Diana finit par avoir envie d'y monter. Mieux: les jours suivants, elle ne montre plus la moindre hésitation. La preuve dans cette vidéo.
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Lien vers le site Alter Horse de Renaud Subra

mercredi 5 septembre 2018

La vie de Diana, jument de 5 ans


Dans cette vidéo, Diana fait connaissance avec Papete, 15 ans. Les deux juments ne montrent aucune agressivité. Au fil des jours, c'est la plus jeune qui va s'imposer. La preuve? C'est elle qui a accès à l'abreuvoir en premier. Deux mois déjà que Diana du Grasset est ma nouvelle complice. Chaque jour nous rapproche et me remplit de bonheur. Elle se trouve très bien avec Papete avec qui elle partage son pré aux écuries de la Flouquette. Elles sont devenues inséparables mais chacune garde son indépendance. A l'extérieur, Diana est une battante qui n'a peur de rien et se révèle très adroite pour se frayer un chemin dans les fougères. Une vraie jument tout terrain avec laquelle je peux sortir seule ou accompagnée, devant ou derrière!

Diana est rassurée. Monter dans le van, ce n'est rien!  

Elle donne maintenant ses pieds, ce qui était hors de question au début. On ne pouvait même pas les prendre! Elle se bloquait complètement et finissait invariablement par se cabrer pour échapper à la contrainte. Elle a fini par nous les offrir dehors en même temps qu'elle  broutait, à la faveur d'un léger déséquilibre. Elle se laisse même ferrer sans faire d'histoire (prochaine vidéo).
Grâce à une "guerre de patience" menée par Renaud Subra, elle monte dans le van sans stress et sans marquer la moindre hésitation (vidéo à venir).

Elle travaille à pied quelques minutes tous les jours
Le travail à pied l'a rendue encore plus proche. Elle marche à notre épaule, trottine à la demande, recule, s'incurve, bouge les épaules et les hanches. Bref, elle connaît ses bases. Sur le plat, elle progresse tous les jours. Elle était d'abord un peu énervée. Puis elle s'est complètement relâchée au point que maintenant, je dois la remettre en avant. C'est un amour qui cherche à bien faire et qui se connecte instantanément. J'ose affirmer qu'elle aime les humains et recherche leur compagnie. Elle adore sauter et j'enchaîne plusieurs obstacles avec des doubles sans qu'elle change de rythme. Elle a une bouche en or et un équilibre naturel. Bref, c'est une pépite. Et elle sera en piste à Barbaste sous la selle de Mathieu Noirot pour une préparatoire 1,10 m ce week-end. J'ai hâte!

Lien pour le site de Renaud Subra, comportementaliste et equi-coach

mardi 14 août 2018

Scandaleux : les guêtres aux postérieurs permises aux JO!

Quand ils les portent, des chevaux sautent pour échapper à la douleur! Pourtant, au départ, les guêtres aux postérieurs protègent les boulets et les canons. Mais serrées de manière abusive, elles incitent les chevaux à sauter plus haut et améliorent leur passage de dos. Quand elles sont rigides, elles viennent pincer le tendon lorsque le cheval se trouve en suspension au dessus de l'obstacle et lui font mal. Pour se soustraire au pincement, les chevaux fléchissent davantage leurs postérieurs. Certains tendent leur dos. Une chose est sûre: cela n'est pas confortable pour le cheval. C'est même désagréable avec des effets sur sa santé à long terme. Si ce n'est pas de la maltraitance (encore que!), ce n'est pas non plus de la "bientraitance"! Et l'on a vu lors de la finale de la coupe du monde Longines à Paris Admara 2, le cheval de Carlos Lopez sautant exagérément chaque obstacle et peinant à finir son parcours. Une journaliste a même parlé de "dopage mécanique". Pas de quoi rehausser l'image de notre sport!

Déjà interdites pour les jeunes chevaux, elles font l'objet d'une réforme qui sera en vigueur à partir de 2019 pour certaines épreuves, puis sur toutes les épreuves à partir de 2021. C'est bien mais cela signifie qu'elles seront permises pour les Jeux Olympiques de 2020! C'est dommage pour l'image du CSO. Dommage pour la philosophie des J.O! Dommage pour le public qui rêve de regarder sauter les chevaux de manière naturelle. Dommage pour les jeunes qui verront des champions monter avec des artifices. Dommage pour tous ceux qui rêvent de bien être animal et de transparence du sport. Dommage enfin et surtout pour les chevaux!

Lire également l'article sur Frédéric Cottier plaidant pour leur interdiction

samedi 11 août 2018

Sud Ouest présente Simplissime Chevaux


Dans Sud Ouest du 11 août
Cela me fait vraiment plaisir d'avoir mon portrait dans Sud Ouest! Ferret Capienne de coeur, j'ai la chance d'habiter Claouey depuis quatre années. Autant dire que c'est vraiment une reconnaissance pour moi de figurer dans la rubrique Nord Bassin et de me sentir acceptée par cette région de rêve.  Merci à Laura Duponchel pour sa curiosité et la gentillesse avec laquelle elle a présenté mes livres.

vendredi 3 août 2018

Les mouches : à la chasse mutuelle

De l'herbe, des arbres, c'est le paradis!
Petite visite à Mistria. Ma jument retraitée s'est parfaitement bien adaptée à sa nouvelle vie. A l'abri des grands arbres, elle chasse les mouches de Jerry qui lui rend la pareille. A chaque fois que je viens (dans la matinée), elle en train de somnoler. Ce qui en dit long sur ses nuits torrides! Elle me reconnait très bien, se laisse gratouiller avec plaisir mais ne me suit pas et ne semble avoir aucune envie de reprendre son ancienne vie. J'inspecte son corps à la recherche d'éventuelles blessures ou de tiques. Rien! Mistria va pour le mieux. Il faudra que je vienne lui rendre visite la nuit ou au petit matin!
Je te chasse les mouches, tu me chasses les mouches...

A deux, c'est mieux!

Rien A Signaler! A 18 ans, Mistria profite de sa nouvelle vie.

dimanche 22 juillet 2018

Renaud Subra rééduque un cheval qui panique



Il s'appelle Pastel. Il a neuf ans. Il a été acheté, il y a six mois, par un couple de randonneurs pour remplacer un cheval disparu. "On l'a essayé rapidement dans une carrière, un jour d'intempéries, raconte sa propriétaire. Il était bien dressé, plutôt soumis. Quand il est arrivé chez nous, il a découvert les interactions sociales, l'herbe à volonté, un copain pour jouer... Il a commencé à dire non. Impossible de le monter dans le van. Il s'est mis à dis fonctionner complètement. Soit, il se colle à nous, soit il fuit. Il est sujet à de véritables crises de panique pendant lesquelles, il peut tout casser. Je crois qu'avant, il s'en remettait au troupeau. Chez nous, il n'est plus un suiveur. Il doit prendre sa place de cheval à part entière et... il n'y parvient pas!"

Désemparée, sa nouvelle propriétaire doit renoncer aux longues randonnées qu'elle affectionne en famille ou avec des amis. Pourtant, Pastel a la belle vie, pieds nus, au pré, avec du foin à volonté et deux compagnons. "Il n'a jamais eu un mauvais geste. Il est profondément gentil mais il est dans la fuite". Sa propriétaire a abord pensé s'en séparer, en le confiant à une famille qui voudrait l'accueillir. Mais devant la gentillesse du cheval, elle a changé d'idée et a décidé de passer du temps avec lui sans se poser la question de le monter à tout prix. Pour l'accompagner dans cette aventure, elle a fait appel à Renaud Subra.

Comportementaliste et equi-coach, Renaud Subra s’occupe de chevaux difficiles dans la région bordelaise (Alter Horse). « Pastel n'est pas méchant, il monte en pression quand il se sent coincé, enfermé. Là, il est capable de tout casser, explique-t-il. Il pourrait même se tuer ! » Le voir s'occuper de ce cheval au bord de la crise de nerfs est une leçon de zénitude ! Sa patience semble inaltérable. Sans cesse, il le rassure, le guide, l’encadre. « Il faut prendre conscience de l’anxiété du cheval. Il est comme un élastique. Au fur et à mesure du travail ou des difficultés rencontrées, il se tend, se tend. Il faut agir avant que ça pète ! »

Regardez la vidéo. Les images parlent!

Pour en savoir plus, lisez mon prochain article dans Cheval Pratique de septembre.
Lien vers le site Alter Horse de Renaud Subra

mardi 17 juillet 2018

Shiatsu : les points qui calment le cheval

Questions à Claire de Chevigny, formatrice et créatrice de l’Ecole de Shiatsu Equin (ESE)
 
Claire de Chevigny, pratiquante shiatsu
- Peut-on faire baisser la pression par… des pressions, comme c’est l’usage en shiatsu?
- Parfaitement ! Sur le principe de la médecine chinoise et des points d’acupuncture, vous pouvez agir sur des zones spécifiques qui permettent de lâcher les tensions émotionnelles. A pied ou en selle, vous pouvez frotter ou masser le garrot, de chaque côté de la colonne. C’est très relaxant pour le cheval. C’est également une bonne récompense.
Masser le garrot est un bon calmant

- Y-a-t-il d’autres zones moins connues ?
Vous pouvez frotter entre les glomes aux pieds, notamment aux antérieurs. C’est la zone privilégiée de l’émotionnel.  Pour les quatre pieds et plus spécifiquement les antérieurs, frottez les couronnes avec une brosse. Vous toucherez ainsi les points d’arrivée des principaux méridiens. Ce sont des points importants d’action sur les organes principaux : le rein qui gère les peurs, le foi qui gère les colères et les frustrations, le cœur et le péricarde pour l’anxiété, la rate pour les angoisses et les poumons pour la tristesse. Frottez au raz de la corne dans le sens horizontal pour activer ces points et agir sur l’émotionnel.
Petit massage entre les glômes

- C’est plutôt à faire préventivement ?
- Exactement ! Au moment du pansage par exemple.  Cela va l’équilibrer émotionnellement. Il montera moins en pression. Il ne suffit pas de gérer une crise, il faut surtout  éviter qu’elle ne survienne : être dans la prévention et donc son bien être.
Etirement de la queue

- La queue est également un endroit propice à la détente ?
- En effet, soulevez la queue délicatement et commencez par la caresser en-dessous. Touchez le couard, lissez les poils, faites des rotations lentement avec la base de la queue. Vous pouvez l’étirer en vous pendant bien dans l’axe comme avec un tire-fesse de ski, puis sur le côté.  Cela apporte au cheval une grande détente. Faites tous ces mouvements calmement, en étant vigilant et à l’écoute de votre cheval. Toutes ces pressions et frottements vont progressivement  le rendre plus serein.
Effet décontractant garanti

- Que faire si malgré tout, le cheval monte en pression ?

- Lâchez prise ! Ne vous énervez pas, soyez au contraire le plus zen possible.  Il ne faut surtout pas qu’il se sente coincé ou enfermé avec un cavalier stressé, à pied comme monté. 

Lien pour l' école de shiatsu équin

dimanche 8 juillet 2018

Ethologie : mise au paddock de Diana du Grasset





Elle s'appelle Diana du Grasset. C'est une selle français de cinq ans. Fille de Phébus du Grasset et de Kiss me du Grasset par Diam's (du Grasset bien-sûr!), elle a été élevée dans le Gers par Bernard Noirot, le père de mon coach Mathieu. Alezane brûlée, de taille moyenne, elle est juste... splendide! Elle prend la relève de ma Mistria qui profite de la retraite à l'âge de dix-huit ans.
Diana du Grasset, ma nouvelle complice

La gersoise n'a que très peu d'expérience (trois concours au mois de mai) mais, déjà, elle me plait avec son intelligence, son envie de bien faire, son équilibre naturel et son influx. Du sang, elle n'en manque pas et il a fallu que je m'habitue à elle et qu'elle relâche la pression pour sauter. Cela m'a tellement passionnée que ce sera l'objet de mon prochain article dans Cheval Pratique. La Miss a du caractère et la monter dans le van a été une belle aventure (à voir bientôt sur You Tube). Bref, ma pépite est une véritable source d'inspiration! Je l'ai aimée dès que je l'ai vue, et plus encore lorsque je l'ai montée. Feeling immédiat! Pourtant, ce n'était pas gagné car je suis très attachée à Mistria, qui reste toujours ma jument de coeur. J'ai même pensé arrêter. Mais Diana, avec sa personnalité forte mais attachante, son oeil vif et ses dispositions pour le saut d'obstacles a réussi à me donner l'envie de rebondir!
Premier essai de Diana et déjà du plaisir
En video, voici sa première rencontre en liberté avec Papete, jument de 15 ans, sa compagne de box et de pré. Très intéressant de les voir faire connaissance! Si vous appréciez ce film, n'oubliez pas de liker et de vous abonner!

PS: ne vous inquiétez surtout pas pour Mistria. Elle s'est tout de suite adaptée à sa nouvelle vie et ne m'attend jamais à la porte. Elle aime que je vienne la voir (surtout pour lui chasser les insectes) mais ne me suit pas. Sage Mistria qui sait profiter pleinement de sa nouvelle vie!

Miserai a trouvé un compagnon qui lui chasse les mouches avec sa queue!

Une vie de retraitée...