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vendredi 24 avril 2020

Les chevaux, victimes collatérales du Coranovirus

Le confinement, une épreuve pour les chevaux
Enfin, les propriétaires ont le droit d'aller soigner et nourrir leurs chevaux au pré et dans les centres équestres "si la structure qui en assure la garde ne peut subvenir à leurs soins et à leur alimentation"..  Cette soudaine communication du Ministère de l'Agriculture vient soulager de nombreux propriétaires inquiets et démunis.

Pour les autres propriétaires, il faudra encore être patient.

Mais beaucoup de chevaux confinés sont déjà en mal être. Et surtout quel va être leur sort?

Faute d'avoir pu travailler, les centres équestres qui tiraient déjà le diable par la queue, vont fermer. Des enseignants, des palefreniers, de nombreux professionnels vont se retrouver au chômage.

Que vont devenir les chevaux?

 Tous ces chevaux qui ont tant travaillé, ceux qui ont été achetés sur un coup de tête, ces équidés vieillissants, ces poneys qui ont tout donné, ces fidèles compagnons dont le propriétaire a perdu son emploi... Quel va être leur sort?

Ce ne sont pas 10 chevaux, pas 100 chevaux. Ce sont des milliers de chevaux qui vont se retrouver sans avenir. Entre les chevaux vieillissants, 72 000 chaque année (chiffre donné par JP Digard) et les chevaux de club, c'est plus de 100 000 chevaux qui pourraient se retrouver à la rue.

On ne pourra pas les abattre (Ouf!) car, pour la plupart, ils ont été retirés du circuit viande. Il suffit qu'un de leur propriétaire ait coché une case sur leur livret. C'est bien, c'est gratuit, cela donne bonne conscience mais cela n'engage à rien, pas à assurer une retraite décente.

Vous me direz : il n'y a qu'à les mettre au pré.  Oui, c'est une bonne solution. La plupart des chevaux y seraient tellement bien, à condition d'avoir suffisamment de terrain (un hectare par cheval), du foin l'hiver et en période de sécheresse, de l'eau fraiche et un minimum de soins (vermifuge, parage...) Pour mémoire, une tonne de foin vaut 260 euros à Nice, 160 euros en Normandie. Un cheval mange 15 kilos de foin par jour,  ce qui revient à une dépense de 1800 euros par an et par cheval, quand on n'est pas propriétaire de pâtures.

Sinon? Beaucoup de ces chevaux risquent de finir dans des mouroirs, entre quatre fils électriques, dans la boue parfois, attachés quand ils sont entiers, en attendant qu'on leur lance un crouton de pain. Les associations sont depuis longtemps dépassées.

Propriétaires de chevaux, préparez l'avenir. Prévoyez des retraites, des portes de sortie, des solutions. N'abandonnez pas le gentil Ponpon de club qui a baladé vos enfants. Les chevaux sont nos frères, nos amis. Ils nous aident. Ils nous portent. Ils nous comprennent. Ils nous guident. Ne les laissons pas tomber.

Enfin, gouvernants, s'il-vous-plait, ouvrez les clubs dès le 11 mai. Donnez-leur une chance de pouvoir survivre.

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