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lundi 14 septembre 2020

Mes juments montent dans le van


Papete et Diana partent en concours. Pas de précipitation, zéro stress. C'est la routine. Papete vient jusqu'au van sans longe. Elle monterait bien la première mais elle attend son tour. Diana la première! Elle attend et, au signal de Pierre, elle monte. 
Nous ne les attachons surtout pas. Elles sont plus à l'aise pour s'équilibrer en cas de secousses. En plus, elles risquent moins de se pendre en cas d'accident. Nous avons également retiré la séparation et l'avons remplacée par un filet de trapéziste. Elles peuvent se toucher, se sentir mais pas s'embêter. Bref, elles supportent tellement bien ces voyages en van que lorsque la distance est courte, elles ne crottent même pas. Elles mangent leur foin et arrivent sur le lieu du concours en pleine forme.


 

samedi 4 juillet 2020

L'apparition d'un cheval sur la route du Cap Ferret


Blanchi par le soleil, il se cabre avec fougue, captivant le regard des automobilistes pressés de gagner la plage. En métal galvanisé, il mesure 2,30 mètres de haut et a nécessité quelques 250 heures de travail. C'est un véritable exercice de style sur le logo de Ferrari. Il est signé du sculpteur Carl Jaunay qui se définit lui-même comme un réanimateur d'objets design. Des vieux outils, du métal rouillé, des luminaires, des meubles... l'artiste donne une seconde vie aux objets et matières abandonnées.

Ce cheval à la crinière aérienne est en vente chez  Didier Becchetti, le dénicheur de la boutique  "On a marché sur la dune"à Claouey sur le Bassin d'Arcachon. Ex acteur, Didier Becchetti garde un souvenir émerveillé de ses leçons d'équitation chez Mario Luraschi pour les besoins du film "Jacquou le Croquant". Pas étonnant qu'il soit tombé sous le charme du cheval blanc. L'acteur s'est recyclé en galeriste et propose  des pièces uniques et poétiques aux visiteurs du Cap Ferret.

Lien pour le site de l'artiste Carl Jaunay

Les chevaux de Carl Jaunay
A 51 ans, Carl Jaunay a suivi une formation de Tôlier Formeur

lundi 22 juin 2020

Chic, la reprise des concours de CSO! A Barbaste avec Xavier Throuilhet

J - 3 avant le retour sur la piste de Barbaste avec Diana et Papete. J'ai déjà fait mes cuirs, ciré mes bottes et bouclé le dernier entrainement en situation sur un parcours à la Flouquette. Une bonne balade, une séance de plat et on y sera.  J'ai hâte. C'est l'occasion de vous faire découvrir ce lieu de concours unique situé dans le Gers près d'Agen. Voilà le reportage paru dans Cheval Pratique sur Xavier Trouilhet, le patron du site.
 
Un reportage paru dans Cheval Pratique de juin
Il est à la tête de Lou Chibaou, site de 30 hectares dédié au cheval à Barbaste dans le Lot et Garonne. Xavier Trouilhet organise des concours et des championnats, trace des pistes, préside la commission de CSO de la fédé... Portrait d’un entrepreneur en mouvement.

Barbaste, 1522 habitants, son Moulin des tours, son pont roman et … ses milliers de culottes banches qui viennent boire un verre au café tabac, manger une pizza, faires les courses ou s’équiper à la sellerie du centre-ville. Dans le sud-ouest, le nom de cette petite bourgade de l’Albret est dans la bouche de tous les cavaliers de concours.  « Tu vas à Barbaste ? On se voit à Barbaste !  Oui, je serai à Barbaste pour les championnats amateurs, les championnats de France, le Grand National… » Ce simple nom de Barbaste évoque la reprise des concours, les grandes allées de boxes en dur, les deux belles pistes de CSO, les balades dans la forêt voisine, l’espace, la convivialité, le restaurant où tous se retrouvent, le feu de cheminée, le bar qui donne sur la piste 1, les soirées cavaliers du samedi soir, les Grand Prix du dimanche et cette ambiance un peu spéciale de « colonie de vacances » que connaissent les cavaliers de concours. Beaucoup restent trois ou quatre jours sur place, vivant dans leurs camions ou montant une tente. Les coachs amènent dix, vingt chevaux et leurs élèves. C’est aussi le rendez-vous des poneys ou des équipes de horse-ball. Dans ce lieu champêtre, on est comme chez soi. Logés dans des boxes spacieux et en dur, les chevaux s’y sentent bien quelle que soit la météo.
Une des deux pistes de Barbaste

Entrepreneur
Situé à mi-chemin entre Bordeaux et Toulouse, près d’Agen, Lou Chibaou (qui veut dire vieux cheval en gascon) se développe. Après la réfection des cuisines l’an dernier, l’année 2020 a vu de nouveaux parkings, des douches chaudes et l’aménagement de retenues d’eau. A venir : l’aménagment autour de la piste 2. Voilà maintenant sept ans que l’endroit est devenu un site de concours. « J’étais venu mettre mes chevaux en pension, raconte Xavier Trouilhet. Le propriétaire a décidé de vendre la structure. Je me suis porté acquéreur avec mon associé Guy Belloossoff. Je suis chargé de l’exploitation du lieu. Guy me fait confiance. Je ne veux pas le décevoir ». Ancien cavalier de concours et chef de piste, c’est tout naturellement que Xavier Trouilhet s’est lancé dans le concours. « J’aime le concours. Je suis carré. J’adore organiser, être sur le terrain, bouger ». Et de sourire. « Tout le monde croit que les organisateurs gagnent beaucoup d’argent. Pas du tout ! On a des frais énormes et de la concurrence. » 
Pour quelques secondes d'adrénaline...

Pour attirer les cavaliers, Xavier Trouilhet mise sur des programmes riches permettant à la fois aux professionnels et aux amateurs de trouver concours à leur mesure. Certains week-end conviennent mieux aux amateurs mais le pro trouvera toujours un Grand Prix le dimanche. D’autres sont ciblés pro mais avec, de petites épreuves sur la piste 2. L’organisateur fait également régner une ambiance décontractée très agréable. Dès le paddock, le cavalier se sent soutenu et compris. « C’est l’endroit où les compétiteurs stressent le plus. Ce n’est pas le moment de leur aboyer dessus ! Les chefs de paddock ont pour mission de faire rigoureusement appliquer les règlements mais dans la bonne humeur. » Ils connaissent tous les cavaliers pro, les appellent par leurs prénoms et tutoient gentiment bon nombre d’amateurs. Même topo pour les présidents de jury. « Je leur fais confiance à 100%, dit Xavier Trouilhet. Je respecte leurs choix et quand il y a un problème, on en parle ». 
Des chevaux bien logés

Réservé de nature, Xavier Trouilhet aime que les choses soient dites. « Je déteste le flou. J’aime naviguer en eaux claires. Je ne suis pas compliqué ! ». Une qualité qui fait résonnance à Lou Chiabou. Chacun sait ce qu’il a à faire. Les problèmes se résolvent les uns après les autres. Les cavaliers se sentent compris par cet ancien cavalier qu’est Xavier. Sa compagne Anissa gère la restauration avec des prestataires indépendants. « C’est nous qui faisons les achats et l’on est très pointilleux sur la qualité. On a un boucher extra et on achète les légumes dans les fermes voisines ». De bons petits plats pas trop chers et vite servis, c’est la recette gagnante de Lou Chiabou pour attirer les cavaliers hors de leurs camions. 
Une sacrée ambiance!

Chef de piste
Élève de Jean Vignes (voir bio), Xavier Trouilhet a très vite tracé des parcours. « Jean était chef de piste et il m’a donné le gout des tracés fluides et allants. J’ai passé tous les échelons. Je suis level 2 international. J’ai les compétences pour tracer des concours internationaux deux étoiles (jusqu’1,50m). Je vais partout et c’est un plaisir de tracer pour des plateaux de grands cavaliers ». Un plaisir et une mission pédagogique « Il faut créer des parcours formateurs pour les chevaux, les jeunes mais aussi les plus vieux. Ils doivent mieux sauter en fin de saison qu’en début ».  
Comme tout chef de piste, Xavier Trouilhet a sa signature. On reconnait ses parcours fluides plutôt en allant en avant avec des tracés, des dessins qui mettent en valeur le dressage du cheval et le talent du cavalier. « Je favorise le mouvement, explique-t-il. Le sport a beaucoup évolué. Les obstacles sont plus légers. On va beaucoup plus vite. La vitesse est devenue la principale difficulté. Pour départager les cavaliers, on privilégie des obstacles clairs (trois barres quand il y en avait six avant), peu de sous-bassement pour rendre les chevaux plus réactifs ». Le niveau des cavaliers a évolué. « Les cavaliers pros sont très affutés. Ils se préoccupent de leur hygiène de vie. 80% de ceux qui s’engagent sur 1,50 m sont capables d’aller au barrage ». Le modèle des chevaux de sport a également changé. « Ils sont de plus en plus flexibles, capables de varier l’amplitude de leurs foulées, de taille moyenne, très respectueux avec beaucoup de sang et de réactivité ».
Les amateurs comme les pros trouvent des concours à leur niveau. Ici avec Diana.

Les parcours s’adaptent à ces nouveaux paramètres. Xavier Trouilhet les conçoit d’abord dans sa tête, puis sur l’ordinateur. « J’imagine des mouvements, puis je construis. Je fais deux ou trois essais avant d’avoir le parcours exact. Ensuite, il faut être très rigoureux dans l’organisation ». Chaque minute compte. Pas question de prendre plus d’une demi-heure pour changer un parcours. Parfois, il faut se contenter de vingt minutes. A la reconnaissance, Xavier reste accessible aux cavaliers. « J’aime échanger, écouter leurs remarques, répondre à leurs questions ».
La Flouquette vient à Barbaste en équipe et en famille

Responsable fédéral
Sur le terrain et à l’écoute, Xavier trouve toute sa place à la FFE comme président de la commission de CSO.  Sa mission : proposer et faire passer des améliorations sur les règlements, les barèmes d’épreuves dans le respect du bien-être du cheval. Toute la difficulté est là : faire concilier les exigences du sport avec celles du bien-être. « En vingt ans, on a énormément progressé dans cette voie, explique-t-il. On ne voit plus de cavaliers s’énerver sur leurs chevaux. Les abus sont beaucoup moins fréquents. Pour autant, on cherche toujours à faire évoluer les règlements dans le bon sens et les contrôles sont de plus en plus fréquents ». Les guêtres aux postérieurs qui entrainent un geste artificiel des chevaux sont désormais interdites aux amateurs. L'interdiction va suivre pour les pros. « L’idée est de bien encadrer le sport et de former les officiels avec des consignes très strictes, poursuit Xavier Trouilhet. Tout débordement doit être sanctionné ».
Détente possible au manège

A cinquante-quatre ans, comment voit-il l’avenir du sport ? « Le monde du concours s’est professionnalisé. Ce n’est plus à la bonne franquette comme autrefois. Les amateurs suivent l’exemple des pros et évoluent sur des chevaux dressés et entrainés. Les gens préfèrent faire moins de concours mais ils veulent le top. Des boxes confortables, un accueil sympa, des pistes d’excellente qualité… Pas question de s’endormir ! » conclut l’homme de terrain en prenant les commandes de son quad. Au programme : vérifier la piste 1, faire bouger un camion, faire sauter sa cavalière au paddock, contrôler la chaufferie…  Bref, aller toujours dans le mouvement.

 
On dort sous la tente, dans le camion ou... ailleurs!
Lou Chibaou en chiffres
30 hectares
40 concours par an
125 journées de compétition
25 000 engagés par an
900 à 1100 engagés par concours
4 salariés polyvalents
300 boxes en dur
2 pistes
2 carrières de détente
2 manèges
Des parkings aménagés pour 120 camions et 40 vans
Notre coach Mathieu Noirot cavale d'une piste à l'autre.

Les grands rendez-vous de Lou Chiabou
Le Grand National 
La coupe de France de horse ball
Les championnats régionaux de poney
Les championnats amateur
Le championnat de France
Xavier Trouilhet à droite de Papete.

Sa bio
Xavier Trouilhet a commencé à monter à cheval au cercle hippique du Barp avec Jean Vignes. « C’était un monsieur rigoureux qui m’a enseigné l’équitation classique avec une grande exigence. Il avait un excellent coup d’œil sur les chevaux. Très vite, il m’a appris à travailler aussi bien sur l’équilibre physique que sur l’équilibre psychique des chevaux. Il était déjà pour une équitation dans le mouvement avec peu d’intervention. Il attachait de l’importance au travail à pied et à la longe. On gymnastiquait les chevaux sur des petits obstacles. Il était précurseur d’une équitation moderne qui se pratique chez les grands cavaliers d’aujourd’hui ».  
Après le bac, il devient cavalier chez son maître pendant deux ans. Puis, il se fait embaucher dans des écuries de concours à Paris et chez un marchand de chevaux à Bergerac. Il passe le monitorat et l’instructorat avant de s’installer au club hippique de Tiregard à Bergerac au château de la famille de Saint-Exupéry. Au début, il enseigne. Puis, il embauche une monitrice et se consacre au concours, au coaching des propriétaires et à la formation professionnelle. « J’ai eu la chance d’avoir eu de très bons chevaux. Je faisais de la 1,40 et j’étais rapide. J’avais la gagne ! » Et de citer ses juments de tête :  Belle des près, Vahinée de Lizet, Daphnée des Augustins et Impression Bleue. « J’ai arrêté de monter en concours quand j’ai repris Lou Chiabou. J’avais trop de choses en tête pour pouvoir me concentrer sur la compétition. Pour concourir, il faut se libérer de tout ! » Sa passion reste intacte et il la vit au travers de son élevage et de jeunes chevaux. « C’est ma façon de rêver. On espère toujours sortir un crack ». Il possède deux poulinières et achète des poulains d’un an pour les valoriser. Il les confie à Anne Sophie Louis, Olivier Robert et à Marie Demonte à qui il loue une vingtaine de boxes dans la structure. 





dimanche 24 mai 2020

Diana, la jument qui se fait la malle


Papete est seule au pré. Mais où est Diana?
C'est la reine de l'évasion! Depuis son plus jeune âge, Diana trouve toujours une occasion de s'échapper. Ni vu ni connu! Jamais, elle ne défonce une barrière ou ne tape dans une porte. Elle s'évade en douceur. Comme d'habitude, sa compagne Papete reste tranquillement dans le pré. Ce n'est pas la première fois que Diana lui fausse compagnie. Le plus amusant, c'est qu'elle se laisse rattraper sans aucun problème. Diana est un amour!











L'herbe est meilleure de l'autre côté du pré

lundi 11 mai 2020

Déconfinement : les retrouvailles avec mes chevaux

Le plaisir sensuel de retrouver son cheval


Papete reprend la connexion 
Diana, Papete, quel plaisir de vous revoir! Vous n'avez pas changé. Vous êtes encore plus belles que dans mon souvenir, la robe brillante, le dos musclé, le regard vif. Bonheur de vous ramener du pré, de vous toucher, de vous renifler.  Passer ma main sur votre dos, gratter votre garrot, retrouver les gestes qui jamais ne m'ont semblé aussi importants. Vous observer manger votre foin me comble. Passer mes doigts dans votre crinière me transporte. Et puis, mettre la selle. Doucement sans vous bousculer. Impossible de monter dans la carrière à cause des pluies diluviennes. Qu'importe, un tour au pas pour aujourd'hui nous suffira. Juste le plaisir de me laisser porter, bercer... Diana bella. Pa-pe-ta bellissima, quelle chance de vous retrouver.
Vous me regardez longuement. Est-ce mon masque qui vous laisse dubitatives?
Vous avez été bien soignées, régulièrement entrainées. Je ne vous ai pas manqué autant que vous m'avez manquée car vous avez gardé vos repères grâce à Mathieu Noirot et à son équipe Quentin Theas, Teun et Chloé.
Diana me porte et m'emporte... 
Les chevaux aiment leur routine. Ceux qui ont pu, comme Papete et Diana, la garder pendant le confinement sont des privilégiés. Ils sont heureux de nous retrouver, puis ils replongent leur tête dans le foin. Comme si de rien n'était.

vendredi 1 mai 2020

L'indispensable congruence avec Valérie Calvet Bataille

Les chevaux sont de formidables guides de développement personnel
Avec un cheval, c’est très qu’important d’être bien aligné entre ce que l’on dit, ce que l’on pense et ce que l’on est. C'est le thème de mon article dans le dernier Cheval Pratique.

Penser ce que l’on dit, dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit, cela parait évident. Il s’agit de bien aligner ce que nous ressentons et les actions que nous menons, les idées que nous avons et les paroles que nous formons. Voilà la base de tout travail de développement personnel. C’est simple ! Ce n’est pas facile pour autant. Surtout avec un cheval ! Car nous sommes complexes. Nous sommes plein de contradictions, de doutes, d’hésitations. Nous avons des failles et des faiblesses.

Dans cet article, je vous raconte mes expériences personnelles. Je vous donne des conseils et j'interview Valérie Calvet Bataille. Equicoach et hypno-thérapeute, elle propose de « développer son savoir-être » grâce au coaching assisté par le cheval. Elle offre des accompagnements en groupe (stage pour les entreprises) ou en individuel à l’Académie Vallier, à Parempuyre près de Bordeaux. 

Un extrait pour vous donner envie de la lire en intégralité:

- Pourquoi c’est important d’être aligné face à un cheval ?

- Il faut une cohérence entre la communication verbale (7 à 10% de notre communication) et la communication non verbale (le ton, les gestes, les mimiques, soit 38 à 40% de la communication). Les 50% restants sont constitués de communication non verbale sensorielle, des ondes énergétiques que l’on émet et que l’on perçoit d’un individu à l’autre. Dans notre société, on fait l’impasse sur cette communication. Si l’on est congruent, aucun problème ! Dans le cas contraire, notre verbal (notre vitrine en quelque sorte) ne correspond pas aux ondes que l’on émet.

- Les chevaux réagissent à cette incohérence !

- En effet ! Ils ont une perception aigue de notre état intérieur. Ils captent instantanément nos émotions car elles se traduisent par une accélération cardiaque, une bouffée de chaleur, un changement de la tension artérielle… Toutes ces réactions physiques, le cheval les perçoit. Par exemple, il perçoit si son cavalier a peur. Si ce dernier accepte sa peur, il est congruent. Il peut même la confier à son cheval qui va se montrer prévenant. Si au contraire, le cavalier serre les dents et sourit, le cheval ressent cette incongruence. Pour lui, il y a danger. Il va s’inquiéter et réagir...

Lire la suite dans Cheval Pratique de Mai. En vente uniquement par Internet pour le moment. Prix : 2,29 euros 





lundi 27 avril 2020

Renaud Subra, l'homme du calme

Les chevaux ne demandent qu'à s'en remettre au calme

Spécialiste du travail à pied et du comportement, Renaud Subra s’occupe de chevaux difficiles et accompagne les couples cheval-cavalier dans leur vie commune. Son but : les amener vers plus de souplesse, de légèreté et de performances sportives. Portrait dans Cheval Pratique de Mai.

« Cela prendra cinq minutes ou une heure mais elle montera dans le van sans stress. Embarquer ne sera plus jamais un problème pour elle ». C’est avec cette promesse que j’ai rencontré Renaud Subra pour la première fois. Diana ne voulait pas embarquer et se défendait violemment. Pourtant, j’en ai embarqué des chevaux et pas que des faciles ! Avec ma jument de cinq ans, j’ai tout essayé : le travail à pied, la nourriture, les longes, la copine de pré… tout sauf le balai, les cris, les coups. Je voulais que les voyages ne soient pas synonymes de stress. Des voyages confortables et relaxants pour ma princesse !
Ne pas brusquer, prendre son temps c'est en gagner ensuite.

Renaud Subra est arrivé aux écuries avec un licol éthologique pour tout matériel. Pas de badine, pas même des rondelles de carottes. La technique employée ? L’approche-retrait. « Je m’approche du van avec elle, je lui laisse sentir le pont puis je la fais reculer. Et je recommence. A un moment, elle va avoir envie de monter par curiosité ». Pendant une heure, Renaud Subra avance, recule, tout en contrant gentiment mais fermement les parades de la jument qui fait tout pour éviter ce foutu van qui lui inspire une réelle répulsion. Une heure, c’est long. Surtout quand il ne se passe rien ! Mais Renaud est patient ! Veut-il de l’aide ? « Non ! Elle va monter ! Ce qui m’intéresse, ce n’est pas qu’elle embarque, c’est qu’elle le fasse sans stress et ne cherche pas à ressortir aussi vite. Une fois que ce sera ancré, elle montera et descendra sans la moindre appréhension ».

Pour lire la suite, achetez Cheval Pratique en vente sur Internet en raison du confinement.
C'est le moment de soutenir la presse et de vous abonner

vendredi 24 avril 2020

Les chevaux, victimes collatérales du Coranovirus

Le confinement, une épreuve pour les chevaux
Enfin, les propriétaires ont le droit d'aller soigner et nourrir leurs chevaux au pré et dans les centres équestres "si la structure qui en assure la garde ne peut subvenir à leurs soins et à leur alimentation"..  Cette soudaine communication du Ministère de l'Agriculture vient soulager de nombreux propriétaires inquiets et démunis.

Pour les autres propriétaires, il faudra encore être patient.

Mais beaucoup de chevaux confinés sont déjà en mal être. Et surtout quel va être leur sort?

Faute d'avoir pu travailler, les centres équestres qui tiraient déjà le diable par la queue, vont fermer. Des enseignants, des palefreniers, de nombreux professionnels vont se retrouver au chômage.

Que vont devenir les chevaux?

 Tous ces chevaux qui ont tant travaillé, ceux qui ont été achetés sur un coup de tête, ces équidés vieillissants, ces poneys qui ont tout donné, ces fidèles compagnons dont le propriétaire a perdu son emploi... Quel va être leur sort?

Ce ne sont pas 10 chevaux, pas 100 chevaux. Ce sont des milliers de chevaux qui vont se retrouver sans avenir. Entre les chevaux vieillissants, 72 000 chaque année (chiffre donné par JP Digard) et les chevaux de club, c'est plus de 100 000 chevaux qui pourraient se retrouver à la rue.

On ne pourra pas les abattre (Ouf!) car, pour la plupart, ils ont été retirés du circuit viande. Il suffit qu'un de leur propriétaire ait coché une case sur leur livret. C'est bien, c'est gratuit, cela donne bonne conscience mais cela n'engage à rien, pas à assurer une retraite décente.

Vous me direz : il n'y a qu'à les mettre au pré.  Oui, c'est une bonne solution. La plupart des chevaux y seraient tellement bien, à condition d'avoir suffisamment de terrain (un hectare par cheval), du foin l'hiver et en période de sécheresse, de l'eau fraiche et un minimum de soins (vermifuge, parage...) Pour mémoire, une tonne de foin vaut 260 euros à Nice, 160 euros en Normandie. Un cheval mange 15 kilos de foin par jour,  ce qui revient à une dépense de 1800 euros par an et par cheval, quand on n'est pas propriétaire de pâtures.

Sinon? Beaucoup de ces chevaux risquent de finir dans des mouroirs, entre quatre fils électriques, dans la boue parfois, attachés quand ils sont entiers, en attendant qu'on leur lance un crouton de pain. Les associations sont depuis longtemps dépassées.

Propriétaires de chevaux, préparez l'avenir. Prévoyez des retraites, des portes de sortie, des solutions. N'abandonnez pas le gentil Ponpon de club qui a baladé vos enfants. Les chevaux sont nos frères, nos amis. Ils nous aident. Ils nous portent. Ils nous comprennent. Ils nous guident. Ne les laissons pas tomber.

Enfin, gouvernants, s'il-vous-plait, ouvrez les clubs dès le 11 mai. Donnez-leur une chance de pouvoir survivre.

jeudi 23 avril 2020

Mathieu Noirot, un cavalier en mouvement dans Cheval Pratique

Mathieu Noirot ne craint pas les obstacles et prépare l'après-confinement

Pour patienter le mieux possible avant de retrouver nos chers chevaux, je vous propose un peu de lecture. Pour lire la suite de l'article, il vous faudra acheter le magazine sur e-presse et non en kiosque en raison du confinement : 2,29 euros. C'est peu mais déterminant pour soutenir la presse qui vit un moment difficile. Mieux encore : abonnez-vous.

Cavalier de haut niveau, coach et chef d’entreprise, Mathieu Noirot est le créateur des Écuries de la Flouquette à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Portrait d’un homme de cheval.

La transmission familiale


« Va avec ! Avec lui ! Suis le mouvement. Accompagne. Pour atteindre un bon niveau et ne pas gêner le cheval, il faut accepter d’aller dans le sens du mouvement. Les coudes, les épaules, les genoux se plient et se déplient pour suivre le cheval. Si l’on est en retard, on casse le mouvement. Ce n’est plus nous qui suivons le mouvement, c’est lui qui nous rattrape et l’on devient dur ». Le mouvement, c’est l’obsession de Mathieu Noirot. Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie sportive, il avance. D’ailleurs, c’est un signe : on ne le voit jamais reculer à cheval. Cet exercice souvent utilisé pour mettre les chevaux sur les hanches ne lui plait pas. « Je n’ai pas envie d’apprendre à un cheval un mouvement contraire à ce que j’attends de lui ».

A trente-deux ans, Mathieu Noirot va de l’avant et ne s’arrête jamais. ....





Pour acheter Cheval Pratique : https://www.epresse.fr/magazine/cheval-pratique

Bientôt, je vous présenterai mes autres intervenants de ce numéro de Cheval Pratique : Renaud Subra et Valérie Calvet Bataille

samedi 18 avril 2020

Une pétition pour sauver les chevaux confinés et voir nos chevaux.

Le cheval est comme nous un être sensible!
Je compatis et je salue les personnes malades, les soignants surmenés, les gens seuls, les isolés en Ephad, les confinés en ville et particulièrement dans de petites surfaces, ceux qui ont fait faillite ou ont vu leurs rêves s’écrouler, les détenus, les SDF, les familles séparées…

 Pour autant, il ne faut pas oublier les animaux et plus particulièrement les chevaux. Certains d’entre eux n’ont pas la chance d’avoir été mis au pré. Ils n’ont personne pour les sortir. Même s’ils sont nourris, ces êtres qui nous sont si chers sont confinés dans quelques mètres carrés. 

Imaginez un sportif enfermé dans une surface proportionellement équivalente à des WC depuis plusieurs semaines. 
Imaginez un être sociable qui possède un instinct grégaire très développé, privé de tout contact avec ses semblables. 
Imaginez un athlète conçu pour le mouvement, qui a besoin de marcher plusieurs kilomètres par jour, prisonnier entre quatre murs.
Imaginez un « bébé d’amour » qui a été chouchouté, pansé, gâté par son propriétaire...  abandonné sans avoir aucune mission à remplir. 
Imaginez ces nobles animaux si beaux, si fringants réduits à gratter le sol avec leur antérieur ou à battre de la tête sans fin jusqu’à déclencher en eux d’irréversibles douleurs. 
Imaginez ces destriers de rêve tellement résignés qu’ils ne lèvent même plus la tête quand une personne s’approche de leur box.
Une pétition pour défendre le droit de voir son cheval
Imaginez ces grands sensibles si malades qu’ils font des coliques et risquent la mort. 
Imaginez ces êtres qui n’ont plus de raison de vivre ou qui deviennent fous.

Et pourquoi ?

Parce qu’ils dépendent de leur propriétaire et que ce dernier ne peut tout simplement pas venir s’en occuper. Il n'a pas le droit de déconfiner pour son cheval. Sans doute, un énarque a-t-il imaginé que pour un cheval, une nourriture distribuée trois fois par jour suffisait. 

Les chevaux sont-ils vecteurs de coronavirus ?
Non mais ils ne rentrent pas dans les cases. Ils n’ont pas de dérogation. Ils sont les oubliés de l’administration toute puissante. 

Alors, je vous le demande, cavaliers ou simples amoureux des chevaux, amis des cavaliers, signez cette pétition. 

Faisons valoir notre droit à voir nos chevaux et surtout à les protéger. C’est notre devoir de propriétaire, de cavalier club, d'humain.

En tant que cavaliers, nous sommes disciplinés et respectueux des règles. Nous sommes capables de garder nos distances et de mettre un masque correctement. Mais ce que nous ne pouvons plus supporter, c’est d’abandonner nos chevaux.

Signez cette pétition pour sauver les chevaux confinés. Voilà le lien

mardi 11 février 2020

Ma journée au Jumping International de Bordeaux suite

Une journée placée sous le signe du plaisir, de la tendresse et de la joie.
Manon Dumas, en piste à Bordeaux

Manon Dumas et Calinka n'ont pas touché une barre du week-end!


Plaisir de voir Manon Dumas, la cavalière des écuries de la Flouquette signer 4 parcours sans faute avec sa géniale Calinka dont c'était la première indoor dans l'épreuve Partenaires. Cette épreuve permet à des amateurs de profiter de la belle piste de Bordeaux grâce au sponsoring des entreprises qui les soutiennent. Loges réservées, champagne et grands crus, petits fours... le jumping devient le haut lieu des affaires, des renvois d'ascenseur, prises de contact et échanges de cartes de visite. Manon a gagné la troisième place en équipe sous les couleurs d'AMODEV et a remporté l'épreuve individuelle! Bravo à Manon, à Calinka et à notre coach Mathieu Noirot!
Elisa Laville, toute en complicité avec ses poneys

La tendresse, c'est celle avec laquelle Famoso, Fandango, Ados et Nuage regardent la jeune femme qui les a sauvés d'un avenir sombre. Les quatre rescapés sont devenus les compagnons de route d'Elisa Laville qui les présente en liberté. Un numéro charmant où chaque artiste peut improviser et s'exprimer mais dans un cadre bien défini par Elisa. Le chien Poggo vient donner sa petite touche de fantaisie à l'ensemble.
Un joli numéro de liberté

La joie enfin, transmise par Laurent Douziech qui, pendant trois jours,  a voltigé blessé en gardant le sourire et en transmettant son enthousiasme au public. Bravo à ses coéquipières Mathilde Maestrello et Johanna Ceppelleri. J'ai beaucoup apprécié comment les chevaux étaient montés et traités, dans la gaieté plutôt que la contrainte. Preuve que le spectacle équestre prend un nouvel élan
Laurent Douziechn un voltigeur que rien n'arrête! 


Joli numéro de ruban

Poste hongroise en tandem 

dimanche 9 février 2020

Ma journée au Jumping International de Bordeaux

Félicie Bertrand et Sultane des Ibis ont enflammé Bordeaux
Dimanche de rêve au Jumping International de Bordeaux avec un Grand Prix Land Rover très difficile : des obstacles à 1,60 m et un temps très court. Seulement 4 sans faute ont pu disputer la finale. Même Marcus Ehning n'a pas réussi à se qualifier!  Deux français sur le podium : Julien Epaillard et Queeletta suivie de l'incroyable Félicie Bertrand et sa merveilleuse Sultane des Ibis qui avaient gagné cette épreuve en 2019.
La troisième place revient au néerlandais Maikel van der Vleuten.
Quel plaisir d'applaudir l'agilité des chevaux! De vrais félins capables de tourner sur place, enlever une foulée dans une ligne, serrer les courbes... Certains cavaliers montent assis, d'autres en suspension, d'autres passent d'une position à l'autre, certains gardent les mains hautes, d'autres ont les mains basses mais tous ont le sens du rythme!
Tous les parcours ou presque étaient fluides et harmonieux. Du beau sport! Un regret pour Olivier Robert, notre cavalier régional, ambassadeur du Jumping qui a été obligé d'abandonner car son collier de chasse a cassé. L'imprévisible, c'est cela aussi l'équitation!
Julien Epaillard prend la première place
A bientôt pour la suite de ma journée au Jumping

mercredi 29 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 7ème article : la générosité

Le cheval, un être qui se donne avec générosité


Ce sentiment noble est particulièrement répandu chez les chevaux, entre eux et particulièrement avec nous.
Lorsque deux chevaux sont amis, ils veillent l'un sur l'autre. Si l'un tombe malade, l'autre fait de son mieux pour l'aider. Dans les écuries pour vieux chevaux, il n'est pas rare de voir un cheval aveugle guidé par un autre.
De même, le cheval est incroyablement généreux avec les humains. Quand on pense à tout ce qu'on leur demande! Sauter des obstacles, jouer au horse ball, partir au galop sur un pied puis sur l'autre, s'incurver sur un cercle... des exercices dont il se passerait bien, lui qui n'a qu'une envie : plonger la tête dans l'herbe. Parfois même, on lui donne des ordres contradictoires, des directives maladroites... et lui, répond (presque toujours) présent. Il a vraiment du sentiment!

vendredi 24 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 6ème partie : la colère


Entre colère et panique
Le cheval est un animal pacifique. Mais il peut parfois réagir vivement à une provocation ou à une frustration. Avant de manifester cette colère, il envoie des signaux. 
Si votre cheval couche ses oreilles en arrière, méfiez vous, il risque de mordre ou de taper. Lorsqu’il se grandit, encolure haute, queue sortie, muscles tendus, il est prêt à … l’attaque ! Celui qui se soumet se fait, au contraire, le plus petit possible, encolure basse, la queue entre les jambes. 
La plupart du temps, le cheval ne fait qu'intimider l'autre. Sa colère retombe aussi vite qu'elle est montée. 


Quand un cheval fouaille violemment de la queue, il exprime son irritation. C’est le cas lorsque son cavalier le sollicite trop rudement avec ses éperons. 

Il contracte ses muscles et relève la tête, le regard fixe, c’est qu’il est inquiet.  Il peut alors fuir ou faire face en soufflant bruyamment ou en renâclant (sorte de ronflement).

En selle, évitez de mettre votre cheval en colère. Cet état le rend incapable d'apprendre et de comprendre. Faites baisser la pression. Détournez son attention.  Cherchez à identifier ce qui a déclenché sa colère. Une incompréhension? Des ordres contradictoires? Une mauvaise expérience? A vous de trouver ! 









dimanche 19 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 4ème partie. La jalousie


La jalousie est un sentiment assez fréquent chez les chevaux mais qui ne porte pas à conséquence. Lorsqu’un cheval devient l’objet d’avances amicales de la part d’un autre cheval, son « meilleur ami » peut voir rouge et se précipiter pour mordre et éloigner l’intrus. C’est pourquoi la plupart des éleveurs préfèrent avoir des nombres pairs dans le même pré. 
Un cheval peut également devenir jaloux quand son cavalier habituel s’occupe d’un autre cheval. Il encense avec sa tête, gratte avec un antérieur et ne se gêne pas pour mordre son rival si l’occasion se présente. 
De même, au pré, il voudra être attrapé le premier par son cavalier. Les autres ne pourront être attrapés qu’après.
L'alezane est possessive. Elle empêche les deux bais bruns de se saluer! 
Lire le précédent article sur la haine
L'amour
Introduction : les chevaux ont des sentiments

mercredi 15 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. 3 ème partie : La haine

Souvent, les démonstrations d'agressivité ne sont que des intimidations.
Votre cheval vous déteste-t-il? 
J'imagine que vous ne vous posez jamais cette question. Pourtant, un cheval est capable de sentiments négatifs envers un humain comme envers un autre cheval. 
Les chevaux ont souvent des congénères qu'ils adorent et avec lesquels ils nouent de forts liens d'amitiés. Ils ont aussi des têtes qu’ils détestent. Cela peut-être un shetland pour un cheval dominant, un cheval blanc pour un bai brun. Bizarrement, les antipathies viennent souvent de la couleur de la robe. Au Maroc, par exemple, les chevaux de l’armée sont des barbes, tous étalons. Ils sont séparés en deux groupes, les bais bruns et les gris. Ils ne sont jamais mis en relation.  Ils sont menés à l’abreuvoir ou chez le maréchal ferrant à des horaires différents. Mais la détestation vient-elle de la couleur de la robe ou de la séparation "culturelle"? 
Quand un cheval déteste un autre cheval, il couche les oreilles et montre les dents. Il émet souvent un couinement, son aigu et bref qui montre son mécontentement.  Il peut charger son adversaire et  donner des ruades. Mais la plupart du temps, les deux ennemis évitent l’affrontement. 
Il est préférable de ne pas lâcher deux chevaux qui se détestent dans le même pré, surtout si celui-ci est d’une petite superficie. Les chevaux pourraient se blesser et, même faire une déprime. De même, dans une écurie, il est recommandé de placer chevaux et poneys par affinités. 
Avec les humains, l'inimitié est souvent liée à un mauvais souvenir. Elle vient sanctionner un comportement cruel par exemple. Elle peut aussi provenir d'une posture ambiguë, de l'inadéquation entre ce que pense la personne et ce qu'elle fait.  Les chevaux ont besoin de congruence. Ils détestent que l'on soit en contradiction avec... soi même! Oui, les chevaux nous apprennent à être vrais. 

Prochain article : la jalousie
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samedi 11 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments! Deuxième partie : l'amour

L'amour, le père Siniakov en donne et en reçoit ... 
Difficile de mesurer les sentiments exacts des chevaux. Mais le cavalier qui aime son cheval et lui consacre du temps sait très bien qu’il existe, entre eux,  un lien particulier. Et si c’était de l’amour?
On a tous envie de se faire aimer de son cheval. On rêve qu’il nous suive comme un petit chien en liberté dans la prairie, qu’il devine nos pensées, devance nos désirs et s’éclate avec nous. Mais comment savoir s’il nous aime ? Est-ce nous qu’il aime ou la nourriture que nous lui apportons?  Et si on s’autorisait à écouter nos sensations ?  
Entrons dans son box, restons longtemps auprès de lui. S’intéresse-t-il à nous ? Tourne-t-il la tête vers nous? Se sent-il en confiance ? Pouvons-nous caresser toutes les parties de son corps sans qu’il se contracte ? Bien sûr, l’amitié est plus difficile à obtenir quand le cheval vit en semi liberté avec d’autres chevaux. Il s’ennuie moins et a moins besoin de notre présence. Mais si on va lui rendre visite et qu’il vient vers nous, juste pour nous dire bonjour. C’est gagné !  Déjà, s'il se laisse approcher et nous tolère à ses côtés, un grand pas est franchi. 
Au box, si le cheval fait mine de vous mordiller ou de voler votre brosse ou votre mouchoir, surtout ne le grondez pas. Ce sont des signes d’affection. Apprenez lui seulement à ne pas mordiller car vous n’avez pas l’épaisseur de peau d’un autre cheval. Il suffit de lui dire « non ! » d’un ton sec. Inutile de le taper ; Dites « oui » quand il se contente de vous lécher, « non » quand il mordille. Il va très vite comprendre la différence ! 
Enfin, un cheval qui vous apprécie, accueillera généralement votre arrivée par un petit ronflement discret. Surtout, il vous attendra en cas de chute au lieu de partir à l’autre bout de la carrière ou de la forêt. Il vous regarde déconfit, l'air de dire : "mais qu'est-ce que tu fais par terre!". Encore un signe, osons le dire, qu'il vous aime! 

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lundi 6 janvier 2020

Les chevaux ont des sentiments. Décryptez-les! Première partie.

Les chevaux et les poneys éprouvent de l'amour, de la tendresse, de la colère...
Le cheval ne pense pas comme nous. Il ne vit pas comme nous! Mais il ressent de l’amour, de la haine, de la jalousie, de la colère… 
Pas question de prêter au cheval des sentiments humains. On a tellement peur de faire de l’anthropomorphisme ! Mais tout le monde reconnaît maintenant que les chevaux ont des émotions.  Ils perçoivent les émotions humaines et s’en souviennent. Une étude de la psychologue en comportement animal Karen Mc Comb  et de ses collègues des universités de Sussex et de Portsmouth souligne que les chevaux utilisent cette capacité de se souvenir des émotions humaines pour identifier les personnes qui pourraient présenter un danger pour eux.  Les chevaux, non seulement, peuvent lire les expressions faciales humaines mais aussi se souvenir de l’état émotionnel d’une personne lorsqu’ils la revoient plus tard dans la journée.
Donc le cheval a des émotions et perçoit celles des autres.  Il reçoit des impressions face à une personne ou une situation.  Et il s’en souvient, preuve qu’il en a conscience. Les sentiments sont l’expression de ces impressions. Le cheval peut éprouver de l’amour, de la jalousie, de la haine, de la tendresse, de la colère ou du plaisir. 
S’il est moins démonstratif que le chien, il est tout aussi sensible. Il montre ses sentiments par un certain nombre de postures, de regards et même de sons. Ces messages sont très importants. Pour établir une bonne relation avec votre cheval, apprenez à connaître leur signification. Sinon, vous risquez de vous tromper et par exemple, de le punir quand il vous donne une marque d’affection. C’est le cas classique du cheval qui approche son nez pour nous flairer ou nous faire un câlin et que nous remettons vertement à sa place de peur qu’il nous morde ! 

A suivre très prochainement. Les sentiments que peut ressentir le cheval : l'amour, la jalousie, la colère, la tristesse...