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lundi 25 novembre 2019

10 conseils pour soigner votre première rencontre avec un cheval


Les premiers moments avec un cheval comptent pour la suite!
Notre humeur, notre état émotionnel, nos intentions… le cheval perçoit et ressent tout. L’impression que l’on donne dans les premiers instants est déterminante pour la suite. Les quelques minutes passées dans le box à saluer son cheval, lui mettre le licol, le sortir pour le panser vont donner le ton de la séance de travail qui va suivre. Si le premier contact s’est bien passé, le cheval va commencer sa séance dans un état relâché. Il sera disponible. S’il ne vous accepte pas au box, il n’est pas prêt à communiquer avec vous et la séance s’annonce plutôt mal.

Le cheval  a besoin de vous sentir
Laissez-le venir à vous

  1. Préparez-vous. Comme un premier rendez-vous, une rencontre avec un cheval se prépare. Portez des vêtements dans lesquels vous vous sentez bien. N’hésitez pas à arriver à l'avance pour établir une vraie relation. Eteignez votre portable ou mettez-le en mode silencieux, c’est la moindre des politesses. Prévenez de votre arrivée par une communication sonore. Appelez-le par son nom ou émettez un petit sifflement.
  2. Prenez votre temps. Le cheval a une vision panoramique. Il voit autour de lui sauf quelques degrés devant et juste derrière.  Approchez en arrivant de face légèrement sur le côté. Surtout, ne lui sautez pas à l’encolure. Laissez-le venir vers vous, vous effleurer et vous renifler.  Il va déterminer à qui il a à faire. Apprenez-lui son nom en l’associant à une caresse ou à une rondelle de carotte.  Une caresse, ce n’est pas une claque !  La claque, le cheval la supporte par habitude ou par résignation. Mais elle ne lui fait pas vraiment plaisir. Posez votre main doucement. Le cheval est tellement fin. Qu’une mouche se pose sur son flanc et immédiatement, il frémit!
  3. Dosez vos caresses. Tant que vous ne vous connaissez pas, contentez-vous de caresser la partie haute de l’encolure et le dos. Le ventre est plus sensible. Pas question de le toucher d’entrée de jeu. De même, ne vous permettez pas de palper son poitrail comme vous le feriez à un chien. Cela représente un niveau de familiarité poussé. A chaque fois que vous avancez un peu plus loin, guettez la réaction du cheval. S’il bouge les oreilles, frissonne, montre le blanc de son œil, votre approche a été trop rapide. Le cheval est mal à l’aise. Revenez en arrière par exemple, sur le haut de l’encolure. Ecoutez le cheval ! Il vous dit si vous pouvez continuer. Surtout, ne le brusquez pas. Etablissez un contact paisible.  
  4. Soyez à l’écoute : Essayez de trouver ce qu’il aime. Chaque cheval a ses goûts et ses préférences. L’un adore se faire caresser tout doucement les paupières. Un autre se pâme lorsqu’on lui caresse la bouche, voire les gencives. La plupart aiment les gratouilles à la racine de la crinière du garrot jusqu’au toupet. Beaucoup apprécient de se faire frotter le chanfrein et, si vous connaissez bien le cheval, un petit massage du couard (la base de la queue). 
  5. Adaptez-vousChaque cheval est différent. On n’aborde pas de la même façon un entier, un cheval stressé, un papy tranquille. Les uns ont besoin d’être cadrés, les autres apaisés, les derniers énergisés…
  6. Etablissez une routine : Face à un cheval stressé ou inquiet, tout ce que vous allez faire doit être prévisible. Ayez les mêmes intonations de voix, une gestuelle claire et simple, faites toujours les mêmes choses dans le même ordre. Cela va lui donner des repères et le réconforter.  
  7. Soyez rigoureux, notamment avec les entiers. Ils sont à la fois faciles à aborder parce que leurs réactions sont claires et difficiles parce qu’ils recherchent le contact physique. Ils ont tendance à aller de plus en plus loin. Ils vous papouillent avec leurs lèvres, puis très vite, ils vous attrapent le pull, les cheveux, voire le bras ! Il faut savoir accepter un peu de contact mais pas trop. Ce qui exige une grande confiance en vous. La dernière chose à faire est de s’énerver et aller à l’escalade. Soyez particulièrement rigoureux sur leur éducation. Soyez amical mais ne laissez rien passer.
  8. Intéressez-le. Si le cheval vous montre sa croupe, il vous dit qu’il n’a pas envie d’une relation avec vous. Ce n’est pas forcément votre personnalité qui le dérange, peut-être a-t-il un vécu négatif avec les êtres humains. Il a mis en place cette réponse sans doute à cause d’une expérience malheureuse au box. A vous de lui proposer une autre réponse. Pour cela, il faut du temps ! Si vous forcez le contact et que vous lui sautez dessus avec votre licol, vous le mettez en état de détresse et il va aborder la séance de travail crispé. Arrivez à l’entrée du box. Montrez lui une carotte. Appelez- le. Le cheval va venir. Ne donnez pas tout de suite la carotte sinon, il peut croire qu’il a eu la carotte parce qu’il a montré sa croupe. Attendez un peu. Caressez. Quand le cheval vient au contact, donnez la carotte. Recommencez autant de fois que nécessaire. La carotte doit être utilisée comme une récompense et non comme un appât. N’hésitez pas à venir rendre des visites « gratuites » à ce cheval, juste pour lui dire bonjour, sans le faire travailler. Certains chevaux de club se montrent agressifs quand on entre dans leur box. En fait, ils bluffent et veulent seulement avoir la paix.
  9. Soyez attentionné : Le pansage peut devenir un pur moment de plaisir. La plupart des chevaux adorent qu’on s’occupe d’eux. Ils aiment se sentir chouchoutés N’agressez pas le cheval par un pansage intrusif. Avec une jument chatouilleuse, prenez une brosse douce. Ne l’attachez pas ou alors de façon lâche pour qu’il puisse réagir. Quand le pansage est agréable, le cheval peut se mettre à vous mordiller délicatement, comme il ferait à un congénère en train de lui gratter le garrot. Surtout, laissez le faire. Si à cet instant là, vous le remettez à sa place vertement en lui donnant une claque, il ne comprendra pas et se méfiera de vous. Ne craignez rien. S’il avait voulu mordre, il vous aurait prévenu en baissant ses oreilles.
  10. Souriez!  
    Sourire à un cheval, c’est lui envoyer un signal facile à interpréter. L’humain est bienveillant, content d’être là, ses intentions sont bonnes. Le sourire permet aussi au cavalier de se détendre. En cas de stress, il suffit de se forcer à sourire 60 secondes pour que notre cerveau reçoive un message positif et provoque une baisse de production des hormones du stress et une augmentation de celles qui favorisent la bonne humeur. Le sourire abaisse la pression artérielle et ralentit le rythme cardiaque. Enfin, il donne à notre interlocuteur (le cheval en l’occurrence) l’image d’une solide confiance en soi. Le cheval y est sensible. Il est attiré par des personnes sûres d’elles. Il se sent plus en sécurité auprès d’elles.
    ATTENTION! Cet article ne peut être reproduit. Il est soumis aux droits d'auteur! Merci



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