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dimanche 11 novembre 2018

Hippophagie : comment éviter que son cheval parte à l'abattoir

Posséder un cheval, c'est veiller sur lui!
C'est fait! Ma Diana, tu ne partiras pas à l'abattoir. Tu ne connaîtras pas cette longue attente dans les hangars d'engraissage. Tu ne seras pas poussée et entassée dans un camion avec d'autres chevaux trop vieux, boiteux ou simplement difficiles à monter. Tu n'attendras pas la pesée, hagarde et apeurée. Tu ne seras pas étourdie, saignée, suspendue.

J'ai déclaré que tu n'étais pas destinée à la boucherie. Mon vétérinaire a inscrit cette déclaration sur le « feuillet médicamenteux » qui accompagne ta carte d’identification. Ce choix est définitif même si un jour, tu changes de propriétaire. La déclaration est enregistrée au SIRE.
L'attestation d'exclusion de la consommation humaine protège les chevaux

En principe, cette attestation te protège. Mais comme tout système, il a ses failles. Les associations de protection animale connaissent toutes des cas de chevaux qui sont passés à l’abattoir malgré l’attestation. Or, une fois entré à l’abattoir, un cheval n’a plus aucune chance. Je me souviens des nombreuses plaintes déposés en 2012 par des propriétaires qui avaient vendu ou confié leur cheval pour une retraite paisible grâce aux annonces du "Bon coin". Les papiers avaient été falsifiés et les chevaux s'étaient retrouvés dans la filière viande. 
Voilà pourquoi Diana, je m'engage à veiller sur toi. Je sais que l'abandon peut s'avérer pire que tout. J'ai trop vu dans ma carrière de journaliste ces images de mouroirs où les chevaux erraient sans soins ni nourriture. On les avait "oubliés" dans une pension, ou bien "confiés" en fin de vie. Je ne veux pas que cela t'arrive. Tu n'as que cinq ans mais, déjà, je pense à ton avenir. 

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