
Quand ils les portent, des chevaux sautent pour échapper à la douleur! Pourtant, au départ, les guêtres aux postérieurs protègent les boulets et les canons. Mais serrées de manière abusive, elles incitent les chevaux à sauter plus haut et améliorent leur passage de dos. Quand elles sont rigides, elles viennent pincer le tendon lorsque le cheval se trouve en suspension au dessus de l'obstacle et lui font mal. Pour se soustraire au pincement, les chevaux fléchissent davantage leurs postérieurs. Certains tendent leur dos. Une chose est sûre: cela n'est pas confortable pour le cheval. C'est même désagréable avec des effets sur sa santé à long terme. Si ce n'est pas de la maltraitance (encore que!), ce n'est pas non plus de la "bientraitance"! Et l'on a vu lors de la finale de la coupe du monde Longines à Paris Admara 2, le cheval de Carlos Lopez sautant exagérément chaque obstacle et peinant à finir son parcours. Une journaliste a même parlé de "dopage mécanique". Pas de quoi rehausser l'image de notre sport!
Déjà interdites pour les jeunes chevaux, elles font l'objet d'une réforme qui sera en vigueur à partir de 2019 pour certaines épreuves, puis sur toutes les épreuves à partir de 2021. C'est bien mais cela signifie qu'elles seront permises pour les Jeux Olympiques de 2020! C'est dommage pour l'image du CSO. Dommage pour la philosophie des J.O! Dommage pour le public qui rêve de regarder sauter les chevaux de manière naturelle. Dommage pour les jeunes qui verront des champions monter avec des artifices. Dommage pour tous ceux qui rêvent de bien être animal et de transparence du sport. Dommage enfin et surtout pour les chevaux!
Lire également l'article s
ur Frédéric Cottier plaidant pour leur interdiction