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dimanche 29 octobre 2017

Festival Ré Majeur : Pantin, le cheval qui aime la musique

Dernière répétition avant le spectacle
Pantin adore le piano. La guitare, non! Même si Manu Bigarnet, son cavalier, joue très bien du jazz manouche, le trait comtois n'apprécie pas. Mais le piano, ça oui. Joué par un pianiste de renom, Thomas Ehnco, le petit-fils de Jean-Claude Casadesus, il en redemande, allant jusqu'à poser sa tête sur l'épaule de l'artiste.

Marier ses deux passions, la musique et l'art équestre, c'est l'idée du chef d'orchestre Marc Minkowski  qui lui-même possède des chevaux (Shire et Clydesdale). Organisateur du festival en Ré Majeur qui se déroule actuellement sur l'île de Ré, le musicien cavalier a proposé à l'artiste Manu Bigarnet une rencontre avec le pianiste Thomas Ehnco. Manu Bigarnet va réinterpréter son spectacle "Confidence" avec le pianiste comme nouveau partenaire. Une improvisation libre très attendue aujourd'hui sur l'île de Ré, à Foix, au Haras du Passage.


Quand la musique classique vient vers le cheval


Décontraction absolue du trait comtois

Lien vers la page Facebook du festival en Ré Majeur organisé par Marc Minkowski

Lien vers mon post sur Manu Bigarnet

lundi 16 octobre 2017

Chasse : chevaux et cavaliers sont-ils en sécurité ?

Pour ne pas être confondu avec un sanglier, sortez vos gilets fluo!
Encore un drame de la chasse. Un de plus. Qui a coûté la vie d'une femme de 71 ans, tuée dans son jardin par un chasseur qui l'avait prise pour ... un cerf! Oui un cerf. C'était à Taussac le week-end dernier dans l'Aveyron. En septembre, un petit garçon était tué par une balle tirée par son grand-père un dimanche matin près de Luçon en Vendée. Les drames, les "accidents", les maladresses se multiplient en cette période de chasse. Même si les chasseurs ne représentent que 1,7% de la population, ils font régner leur loi dans les campagnes, les forêts et aux abords des habitations.

18 accidents mortels ont été compté lors de la saison 2016-2017. Les chevaux et les chiens sont également victimes d' accidents difficiles à comptabiliser. Le sujet est tabou, tant le lobby des chasseurs est puissant aussi bien localement qu'au parlement.  Il suffit de lire la presse locale. Un cheval abattu en pleine tête pris pour une biche, un chien tenu en laisse confondu avec un renard, un Camarguais criblé de plombs, un cochon apprivoisé tiré à trois mètres de sa maîtresse de dix ans qui le nourrissait  etc. 
18  morts la saison dernière et beaucoup d'"accidents" non comptabilisés

Là où j'habite, dès le lever du soleil, j'entends les fusils se décharger sur les canards avec une frénésie indicible. Sur la route, je rencontre des faisans égarés sachant à peine voler, échappés par miracle du lâcher de la veille. Quant aux sangliers, ils sont le plus souvent nourris en grand secret par les chasseurs pour les attirer dans leurs territoires, sans souci des effets que le nourrissage provoque.

Alors, que faire pour protéger nos chevaux en période de chasse ? Portez des gilets fluorescents et équipez les chevaux qui restent au pré de clochettes et de couvertures ou colliers d’encolure très visibles. Vous pouvez aussi entreprendre les démarches pour interdire la chasse chez vous en vous déclarant comme refuge (explications sur le site en lien). Enfin, portez plainte. Ce n’est pas toujours facile, surtout à la campagne où tout le monde se connaît.

Une réforme de la réglementation de la chasse s'impose avec, notamment, une responsabilisation des chasseurs, des contrôles alcootest, des sanctions, des journées sans chasse, un contrôle de santé régulier des détenteurs du permis de chasse... 

Sinon? Restez chez vous et rentrez les chevaux. Les dates de chasse varient selon les espèces et les départements mais en gros, la période de chasse dure six mois en France, voire toute l'année si l'on compte la chasse aux "nuisibles". Elle est permise tous les jours même le dimanche.

L'ASPAS (association pour la Protection des Animaux Sauvages) demande une réforme en profondeur de la réglementation de la chasse. Vous pouvez signer leur pétition. 

lundi 9 octobre 2017

Bonnes affaires : une nouvelle vie pour les livres anciens

Philippe Deblaise sort les livres anciens de l'ombre
Spécialisé en littérature équestre ancienne, Philippe Deblaise a vu s'accumuler sur les rayons de sa librairie, une "population de reliures indigentes". "Silencieuses et peu exigeantes, elles se nourrissent principalement de poussière, note-il, mais leurs craquements et leurs bâillements trahissent parfois l'ennui... au fond elles se languissent... elles attendent patiemment qu'une main se tende pour s'en saisir et par ce simple geste, leur redonne la vie".

C'est ce que cet amoureux des livres s'est décidé à faire avec douze ouvrages parmi les plus importants du XVIII ème siècle. Il les a confiés à relier ou à restaurer au maître Benoît Dressayre. "Toilettés, dotés d'une reliure en cuir de la meilleure qualité, voilà des textes de références proposés à des prix abordables pour leur éviter de rester dans l'ombre". Car, oui, selon Philippe Deblaise, les livres ont besoin de vivre. De plaire et de faire plaisir, ils se pâment. Ils ne cherchent qu'à trouver place dans une belle bibliothèque et blanchir les nuits de leurs nouveaux propriétaires!

Le dernier catalogue de la librairie vient de sortir
Parmi les douze livres, citons "La science et l'Art de l'Equitation, Démontrés d'après la Nature" de Dupaty de Clam, un texte de 1777, bien dans l'esprit des Lumières, le premier à envisager l'équitation de façon scientifique  avec des masses, des reports de masses... Avec ses jolies planches, il ravira les amateurs de mécanique, de géométrie, de physique et d'anatomie.

Autre curiosité : "Nouveau régime pour les Haras" de Lafont-Pouloti, unique édition de ce texte fondamental sur l'histoire de l'élevage en France et les pistes préconisées pour l'amélioration des races. "Ce livre dessine un panorama de l'élevage en France, deux ans avant la révolution, explique Philippe Deblaise, et montre bien le perpétuel besoin stratégique des français d'améliorer les chevaux et le retard pris à cause des guerres avec leurs cortèges de réquisitions et d'un état sanitaire déplorable". 

"L'art du Manège Pris dans ses Vrais Principes" par le Baron de Sind (1774) donne une idée de la façon dont on traitait les principales maladies. Complet et parfaitement restauré, le voilà reparti pour aborder les siècles à venir en toute... sérénité!

Lien pour découvrir le catalogue n°58

dimanche 1 octobre 2017

Suisse : des chevaux maltraités réhabilités dans la police

Lieutenante Karine Ducommun (police de Genève) et Anouk Thibaud (Refuge de Darwyn)

La police montée de Genève vient de signer un partenariat avec le Refuge de Darwyn. Des chevaux du Refuge vont être loués pour des taches de maintien de l'ordre. Leur mission : prévenir, dissuader, réprimer. Anouk Thibauy, la présidente du Refuge de Darwyn se réjouit. "C'est magnifique! Des chevaux maltraités, sauvés de l'abattoir vont sortir de l'ombre pour se mettre au service de la population. On ne pouvait rêver plus belle réhabilitation". Une victoire d'autant plus savoureuse pour Anouk qu'elle avait tenté le concours d'entrée à la police des stups quand elle avait vingt ans.

Pour l'instant, quatre chevaux sont concernés. Obélix, croisé comtois, sauvé de l'abattoir ; Nagoya, paint horse devenu ingérable après avoir été trop gâté par ses propriétaires et deux Franches-Montagnes, Satinka sauvé de l'abattoir et Kenzo qui a été séquestré dans une écurie avec onze autres compagnons d'infortune. Il moisissait sur un mètre de fumier et son garrot touchait le plafond l'obligeant à vivre la tête baissée.

Anouk Thibaut espère ainsi démontrer que les chevaux malheureux ont le droit à une seconde chance. Certains se rééduquent très bien avec du tact et de la patience, ils ont tant à nous donner. Bravo à cette initiative. Une fois de plus, les suisses se montrent innovants en matière de protection animale.

Lien pour visiter et même aider le Refuge de Darwyn qui possède une antenne en France