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mardi 13 septembre 2016

Carina Mac Laughlan choisit de ne plus monter ses chevaux

En baillant, le cheval exprime sa décontraction
Depuis plus de vingt ans, Carina Mac Laughlan sauve des étalons dits irrécupérables. Elle établit avec eux un lien indéfectible et les photographie dans toute leur intégrité. Un travail d'artiste unique et magnifique. A la tête du Refuge de Darwyn France, Carina voue sa vie à la protection animale avec générosité et sans concession. Même si elle a dressé des chevaux en haute école et vécu avec un cascadeur ()dont la vision différait complètement de la sienne, elle a remisé sa selle et ses mors.  Carina sait trop bien ce qui se cache derrière les présentations de chevaux en liberté, les cabrer, les piaffer soit-disant en toute légèreté.


"Parfois, J'ai le sentiment d'être un cheval au milieu des chevaux" dit Carina Mac Laughlan
"Je reproche aux cavaliers de mettre au public de la poudre aux yeux. Je sais comment cela se passe à la maison. A  quelques exceptions près, on nous vend de la complicité, de la légèreté alors que le poulain a été violemment sevré à six mois, manipulé quand il est vulnérable, dominé psychologiquement dans un rond de longe, débourré dans le stress, enfermé, isolé... "


Son  amour du cheval est plus fort que son amour de l'équitation. "Le lien que l'on peut créer en liberté est tellement puissant qu'il est impensable de le compromettre en voulant monter. L'échange est tel que je n'ai plus envie de mettre une selle et d'imposer un poids, une allure, une direction".



Pour jouer sans effrayer, le bruit cinglant du stick est remplacé par celui d'un sac en plastique.

"C'est quand on renonce à demander qu'ils donnent tout"

Carina va-t-elle trop loin? Peut-on monter les chevaux et les aimer? Les faire travailler dans le respect? Le débat est ouvert. N'hésitez pas à intervenir en commentaires sur mon blog.

Lien pour commander son livre et ses photos
Vous pouvez retrouver Carina Mac Lauglhan dans mon livre "En intelligence avec mon cheval" (Chapitre 1: Face à face)
Lien vers d'autres articles sur Carina dans mon blog.  Baritou, le cheval recalé des abattoirs
Confidences de chevaux révoltés

5 commentaires :

  1. Mais si! On peut monter les chevaux dans le respect de leur intégrité. S'ils sont bien entrainés à cet effort, ils peuvent y trouver un plaisir certain. Certains chevaux adorent même le concours et s'ennuient quand ils restent au repos, même au paddock. Le tout est de leur offrir les conditions nécessaires à leur bien-être: du foin, des sorties au paddock ou au pré, des copains, un travail varié et bien préparé, un matériel adéquat, du temps... Pas toujours facile mais cela vaut le coup car alors, le plaisir pris en selle est décuplé!

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  2. Faut abollir les sauts les concours qui bousillent le cheval qui le met plus vite a la retraite qui bousille articulation et qui s en debarrasse des qui peuvent plus sauter honteux!

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  3. Ce n'est pas le premier débat à concerner des faits similaires et ce ne sera pas le dernier non plus.
    On aura toujours toutes sortes de cavaliers
    - Plus proche du Cheval lui même que de la discipline
    - Plus proche de la discipline que du Cheval
    - Des performants en discipline aimant et respectant profondément le Cheval
    - Des performants qui ont on rien a faire de l 'être vivant qu est le cheval et qui l utilise a des fin égoïste de compétition! et c’est vraiment le pire cas qui soit dans ce sport beaucoup trop n hésitent pas a mal-traiter leur chevaux a les faire souffrir tant physiquement que moralement etc ..

    il y a des cavaliers qui aiment profondément les chevaux dans leur nature elle même mais qui aiment aussi le sport que l on peut pratiquer en couple avec celui ci ,et, qui peut procurer une certaine fusion quand la complicité faite à terre (avec le "travail" a pied par exemple), qu'on peut avoir et peut aussi se refléter dans l état d esprit et les allures du cheval quand on le monte.

    Je respecte énormément Carina Mac Laughlan c'est une très grande Femme de cheval et je salue le changement.

    Je n'y suis pas personnellement arrivé. Ce n est pas faute d y avoir réfléchis.

    Comme dis le premier commentaire certains chevaux adore le travail monter et dévoile aussi de belles personnalité quand d autre chevaux préfèreraient ne pas bosser sous la selle.
    Certains on besoin qu'on s adapte à eux et non le contraire
    C'est a nous d être a l'écoute et de faire en fonction de ce qu'il veulent ou pas quand on va s'en occuper.
    Pour moi cela ne sert à rien de braquer un cheval coute que coute quitte à mal faire l'exercice sous prétexte qu'il fallait le faire aujourd’hui .

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  4. Houlala!... tant de "clichés" à démonter!!
    Mais bon, elle a vécue avec un "cascadeur" donc on comprends!.... mais, "cliché" là encore!!!
    J'adore les gens qui changent du tout au tout et du coup se mettent à taper sur tout le reste et surtout à prôner leur vision comme étant la seule "valable" ou la seule "respectueuse"....
    caricature quand tu nous tiens... (je n'aime pas les caricatures, sauf celles qui le méritent!!!! et en plus ont peut leur faire dire ce qu'on veut...et on vois ce que ça a donné dans le monde....)
    je pourrais démonter point par point tous ses poncifs.... la liberté, oui je suis d'accord pour "la poudre aux yeux" bien souvent - où les chevaux sont soumis et mécanisés - notamment et surtout!! je dirai dans ''l'éthologie" comme ils disent.....
    Elle a raison sur le fait que bien souvent il y a de la violence derrière ces "tours" .. - mais!??... le contraire existe aussi!! et ce n'est pas intrinsèque au fait d'exécuter ces mêmes tours que de pratiquer une certaine violence!!!
    et oui un cabré ou un piaffé peut être demandé, appris, dans une grande douceur, complicité, entente avec le cheval - dans le respect total de son intégrité morale et physique!! mais ça prend plus de temps et flatte moins l'égo!....
    Donc le problème n'est pas le "quoi" mais le "comment"!! - et pour ma part je n'ai jamais forcé ou eue à forcer un cheval pour se cabrer ou se coucher, piaffer ou autres "tours" je n'ai toujours utilisé que les aptitudes naturelles, car elles le sont pour ces airs! de l'individu cheval que j'ai en face de moi, et ça c'est très important! pour n'importe quelle discipline, certains sont faits pour certaines choses et pas d'autres! certains aiment travailler et d'autres pas du tout! alors la confrontation peut être rude si ceux-là on les forcent!) et ceux-là semblent vous regarder en disant "mais qui t'est toi pour venir m'emmerder dans ma bulle!!"" je n'ai pas besoin de toi, des Hommes en général, pour vivre alors fout moi la paix!!" ceux-là il faudrait les rendre à la liberté totale!!!

    Quand à l'illustration, de; la cravache méchante Vs le gentil sac plastique, alors là les bras m'en tombent......
    Mais voyons! tout est une question d'apprentissage! une cravache peut être douce et simplement guidante et un sac plastique totalement flippant! (regardez les shows d'arabes!..) et faire grimper au rideau ou se jeter sous un train n'importe quel cheval plutôt que d'approcher cette méduse volante!!! - donc je ne comprends pas la "démonstration"..... (j'en ai un exactement comme ça! ancien maltraité, entier, portugais, qui attaquait l'homme violemment et bien il est exactement le contraire de sa démonstration!!)
    Franchement... un peu de finesse dans les descriptions et autres démonstrations ne ferait pas de mal, mettons nous au diapason du cheval justement, lui si sensible et si fin.

    Bien à vous tous

    Eva S.

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  5. Petite précision sur l'emploi du sac en plastique. Il n'est pas utilisé ici pour exciter le cheval comme on le fait avec les pur-sang arabes de show mais pour rassurer des chevaux qui ont été maltraités, battus et qui arrivent chez Carina en état de stress et de grande méfiance envers l'homme.

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