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mercredi 26 août 2015

Werdyn, cirque équestre familial au festival Karavan de Lit-et-Mixe

C'est l'un des derniers cirques équestres de famille en Europe. 
 Conduire le semi-remorque, monter le chapiteau, dresser les chevaux, vendre les billets, placer les gens, assurer le spectacle... les Werdyn  vivent, travaillent et vibrent en famille.


Le festival Karavan joue à guichets fermés!

Monsieur Werdyn n'a pas besoin d'éperons pour monter Unido

Piaffer sans façon


Christophe, le père, surnommé Monsieur Werdyn est un Rom drôle, énergique et fier de ses origines tsiganes. Un éternel cigare aux lèvres, le sourire en or massif, de grosses bagues en argent à chaque doigt de sa main droite, il aime autant les chevaux que les motos.  Il conduit les uns comme il pilote les autres.

"Les chevaux, c'est comme les motos. On ne peut pas passer en force. Il faut de la douceur et de la vitesse".

Marie à la voltige




Monsieur Werdyn sait de quoi il parle. Cet hiver, il a construit un mur de la mort dans la grande tradition foraine des annes 50. Au volant de sa moto, il y défie la paroi verticale.

"Comme en voltige équestre, la moto tourne et tu voltiges dessus! Ce n'est pas plus dangereux que le cheval!"




Pour l'heure, il raconte l'histoire du cirque et des traditions tsiganes dans ce spectacle où se côtoient un "cheval élastique", un "cheval à ressorts", une poupée en porcelaine, une "femme sauvage", un coq qui se prend pour un condor et un cheval cascadeur.

Jehol incarne le cheval élastique
Sa fille Lorelei danse le flamenco, voltige, mime parfaitement la poupée et fait du trapèze. Elle s'occupe aussi du montage vidéo, du son, de la scénographie. Elle monte Aïdouk, "Bandit d'honneur" en roumain. Un pur sang espagnol qui prend soin d'elle. "Quand je tombe, il m'attend. Si je stresse avant de monter au trapèze, il me regarde. Il fait sa vie aux champs mais en spectacle, je peux vraiment compter sur lui". 

La mère et la fille mélangent le théâtre et le cirque
Marie, sa femme, a écrit le spectacle avec Lorelei. Elle voltige, jongle et exécute le célèbre numéro de corde à sauter à cheval. C'est une militante qui veut faire découvrir la culture tsigane au public, en montrer les origines, développer ses idées. Bien qu'elle soit une "Gadjo" (non tsigane), elle a fait la route avec Christophe et une roulotte tirée par des chevaux.

Les chevaux ne mangent que de l'herbe, du foin et du mash en hiver.
Monsieur Werdyn en pleins préparatifs
Entrez, entrez, le cirque équestre est arrivé!
Les chevaux font partie de la famille Werdyn. Ils vivent la plupart du temps en liberté. Lorsque la troupe se déplace, ils restent à l'attache autour des caravanes. "J'ai des boxes démontables mais j'essaie le plus possible de les attacher sur les bas côtés. L'herbe y est bien riche et ils peuvent se déplacer autour de leur piquet". Christophe ne met pas d'entraves aux membres mais un collier à l'encolure. "C'est l'idéal pour des chevaux de spectacle; Ils peuvent marcher mais ils ont besoin de toi pour boire et toi, tu dois faire attention à eux".

La famille inclut également quelques amis de passage comme Norbert Estébé, fou d'attelages et de voyages en roulotte ou Be Bop, la chanteuse à l'accordéon. Lire mon post précédent.

Voir le film plein d'humour de Lolo Cochet sur le mur de la mort de Monsieur Werdyn sur You Tube

Lien vers le festival Karavan

Pour  connaître leur histoire, lire "Voyage avec le cirque tsigane Werdyn" dans mon livre "Ce que les chevaux ont à nous dire" (éditions Le Rocher)

Voir aussi "Les quatre saisons de la tsiganie", le film que j'ai co réalisé pour Equidia

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