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mercredi 2 avril 2014

Guillaume Henry signe un roman fantastique sur la voie du cheval

On le croit instructeur d'équitation, éditeur, auteur de manuels équestres, spécialiste du Cadre Noir et on le retrouve...  romancier. Avec "Les chevaux du vide"(éditions du Rocher), Guillaume Henry nous emporte dans une histoire d'amour fantastique dans laquelle le cheval permet au personnage principal, Pierre, de s'éveiller.

Extrait p 101
"Un jour, dans un effort quasi surhumain que Laetitia ne remarqua sans doute pas, je m'approchai de Bella et lui caressai l'encolure. Ce fut un choc. La jument était imposante, musclée, mais je n'avais jamais imaginé que sa peau puisse être si fine, son poil si soyeux. Comme je passais plusieurs fois ma main sur son cou, je ressentis quelque chose de presque sensuel, d'intime, de merveilleux à caresser son corps chaud, si puissant, à la fois terriblement féminin. Bella se laissa faire et j'en fus troublé, sans savoir pourquoi". 

Pierre apprend à monter sous les ordres d'un moniteur mal dégrossi qui ne supporte pas plus la contradiction chez un humain que chez un cheval.
p 125
"Régis imposait que le cheval cède à la volonté de son cavalier. Et tous les moyens étaient bons pour cela"...

L'apprenti cavalier sent bien qu'il existe une autre dimension.

Extrait p 174
"J'étais si bien que je me demandais soudain qui de nous deux galopait. Lui ou moi? Et la campagne qui s'étendait autour de moi, ne participait-elle pas de ce galop?"

Pierre rêve de devenir centaure et croise un cosaque qui veut lui enseigner quelque chose. Le cosaque apparaît et disparaît. "Il y a des signes", écrit Guillaume Henry.

Le récit nous emporte dans un autre univers temps au gré d'un grand puzzle sur la voie de la vérité ou peut-être de ce que les japonais appellent le "jaillissement zen". Le chemin est long et compliqué, les embûches nombreuses, les cauchemars récurrents.

Extrait p 201
Guillaume Henry, là où on ne l'attend pas
" Je sursautai devant mon reflet qui m'apparut dans l'écran éteint de la télévision.... Mes yeux cernés et mes cheveux en bataille me donnaient un air hagard, livide, presque mort. 
- QUE FAIS-TU LA? brailla mon reflet".

 Un cheval accompagne Pierre dans ce voyage réel ou irréel. Il s'appelle Odin, comme le dieu du savoir et de la mort.

Extrait p 282
"Il y a des signes. C'est évident. Mais je n'avais rien vu, rien compris. J'avais passé ma vie à me perdre, toujours plus loin de la route principale, toujours plus aveugle... La vérité n'était pourtant pas loin". 

Je vous laisse découvrir la fin, les dernières pages où Pierre galope, fait des demi-cercles, change de pied, galope... bref, s'accomplit.
Ne lisez pas la quatrième de couverture qui donne trop de clés. Laissez venir les mots, comme ils viennent, sans effort. Tout naturellement!

Le cheval a quelque chose à nous donner que l'on ne doit pas perdre...

A la recherche du moment de grâce
A suivre: l'histoire de Prince, un cheval qui a marqué Guillaume Henry

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