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dimanche 22 décembre 2013

Manifestations contre l'équitaxe, cette nouvelle usine à gaz

Quel avenir pour nos chevaux?
 Après le refus de la commission européenne de re négocier les taux de TVA applicables au secteur équestre, le communiqué de presse du gouvernement français laisse perplexe. En résumé, le gouvernement travaille pour "maintenir un taux réduit de TVA pour la facturation de l'utilisation des centres équestres en qualité d'installations sportives, les enseignements et prises en pension ne pouvant en revanche en bénéficier". Parallèlement, il travaille sur la définition des mesures d'accompagnement de la filière : "création d'un fonds spécifique de soutien aux centres équestres et maintien pendant un an d'un taux de TVA réduit pour tous les contrats conclus avant le 31 décembre 2013".

En revanche, il n'évoque pas l'exception culturelle française. Pourtant, la France possède un réseau de centres équestres particulièrement dense permettant l'accès à l'équitation pour le plus grand nombre. De plus, la France est le berceau de l'équitation de tradition française reconnue par l'UNESCO comme patrimoine immatériel de l'humanité. Voilà deux bonnes raisons d'obtenir pour la France l'exception culturelle qui justifie un taux de TVA réduit comme dans les secteurs du livre et du cinéma.

C'est simple et c'est plaidable devant la cour européenne. Mais nos bureaucrates préfèrent diviser pour mieux régner et surtout, tout compliquer. A croire qu'ils n'ont rien vu, rien entendu, rien compris aux problèmes des centres équestres!

Les centres équestres ne demandent pas d'aide de l'état. Ils ne réclament pas de subventions qui seront octroyées sur on ne sait quel critère. Le sursis ne résoudra pas leurs problèmes. Il les fera juste taire pendant un an. N'en déplaise à Monsieur le président de la république, les cavaliers ne font pas tous partie de "la droite indécrottable". Ils ne sont pas forcément "la clientèle qui manifestait contre le mariage pour tous". Ils ne sont pas forcément "manipulés", comme il dit. Une grande majorité des centres équestres est pilotée par des gens simples qui vivent en bottes en caoutchouc et ont les pieds dans le crottin. Et ce crottin a pour eux un sens noble. Ce sont des passionnés qui rêvent de rénover leurs installations vétustes plutôt que d'enrichir les bureaucrates français ou européens.

Oui, l'équitation est un sport. C'est même un sport olympique. Il se pratique dans des manèges ou des carrières qui ne sont rien d'autres que des installations sportives. Alors, pourquoi ne bénéficierait-il pas du même régime que tous les autres sports? Un cavalier, un footballeur ou un nageur ne devraient-ils pas payer les mêmes taxes? C'est un question d'égalité.  Et pourquoi le même sport aurait une TVA à 20% quand il est enseigné, à 20% quand il est pratiqué par des cavaliers ayant leurs chevaux en pension et à taux réduite dans les autres cas. Mais dans quel cas d'ailleurs?

Le dirigeant d'un centre équestre devra-t-il jouer de la calculette et appliquer plusieurs taux de TVA, comme nos artisans quand ils font de la rénovation. Comment se repérera-t-il dans cet univers opaque et compliqué de taxes, d'exonérations, de subventions?

L'union européenne et le gouvernement français sont-ils contre l'équitation? Difficile de le croire tant les activités équestres correspondent aux objectifs de développement durable et de valorisation des territoires si importants aux yeux de tous, cavaliers ou non. 

Pour maintenir la pression, des manifestations s'organisent demain, lundi 23 décembre dans toute l'Europe. Rendez-vous devant le ministère des finances de Paris Bercy. 




Quelques liens:
Les manifestations européennes
Synthèse sur l'equitaxe sur wikipedia
Mon post sur le changement de statut d'entreprise en association
Contre l'equitaxe
Le groupe des indignés de la politique fédérale
Le communiqué du GHN

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